13/03/2015

08 : 30 Réveil et petit-déjeuner au Crowne Plaza de Madrid. Je passe quatre jours dans la capitale ibérique avec mon ami Igor Tudor, afin de suivre les entraînements du Real et d'assister au match contre Levante. Igor a organisé le voyage. Quand il jouait, il a travaillé deux ans à la Juventus avec Carlo Ancelotti et il a des loisirs, puisqu'il a démissionné de son poste d'entraîneur d'Hajduk Split il y a un mois. L'hôtel est à la fois proche de l'aéroport et du complexe d'entraînement du Real.
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08 : 30 Réveil et petit-déjeuner au Crowne Plaza de Madrid. Je passe quatre jours dans la capitale ibérique avec mon ami Igor Tudor, afin de suivre les entraînements du Real et d'assister au match contre Levante. Igor a organisé le voyage. Quand il jouait, il a travaillé deux ans à la Juventus avec Carlo Ancelotti et il a des loisirs, puisqu'il a démissionné de son poste d'entraîneur d'Hajduk Split il y a un mois. L'hôtel est à la fois proche de l'aéroport et du complexe d'entraînement du Real. 10 : 00 Ancelotti nous reçoit cordialement à Valdebebas et nous présente les huit membres de son staff. Un T2, un T3, un analyste vidéo, deux coaches des gardiens, trois préparateurs physiques. Cinq Italiens, parmi lesquels son fils, deux Espagnols et un Anglais, qu'il a emmené de Chelsea. Nous conversons en espagnol, une langue que j'ai apprise quand je jouais à Malaga. Pour le remercier de son hospitalité, je lui offre des chocolats belges, Igor une bonne bouteille de vin. 10 : 15 Il nous expose le contenu de l'entraînement pendant près d'une heure. Aujourd'hui, la séance est tactique, axée sur le travail défensif et la mise sous pression collective. Le lendemain, il va travailler l'aspect offensif. Ancelotti explique qu'il va procéder en 4-4-2 contre Levante, au lieu de son habituel 4-3-3, pour mieux stabiliser son équipe. 11 : 00 Début de l'entraînement. Igor et moi nous installons sur un banc. Nous ne prenons pas de notes car l'essentiel est de ne rien rater. Je m'intéresse particulièrement à la façon dont Ancelotti s'adresse à ses joueurs. Il les prend souvent à part pour leur donner des directives. Il jouit d'un énorme respect de toutes ses vedettes. La séance ne dure qu'une heure. Mon compatriote Luka Modric me présente à Cristiano Ronaldo et à quelques coéquipiers. 12 : 00 Ancelotti bavarde avec nous de manière informelle. Il parle de ses expériences à l'AC Milan, à la Juventus, au PSG et à Chelsea. Il explique qu'il faut vraiment garder son calme et faire preuve d'assurance dans les moments de crise. Or, la veille, sa défaite contre Schalke 04 a déclenché une avalanche de critiques inédite en Espagne. Il insiste : un entraîneur nerveux nuit à son groupe. 13 : 30 On nous fait visiter l'énorme complexe d'entraînement. L'espace réservé à la physiologie est impressionnant. Il y a une piscine de 50 mètres, une salle d'analyse vidéo et même des appartements pour les joueurs. J'ai été impressionné par la réserve de grands vins qu'Ancelotti a constituée dans son bureau. Il s'y connaît vraiment. Pendant notre conversation, nous nous sommes contentés de café. La porte d'Ancelotti reste constamment ouverte car il ne veut pas mettre de distance entre ses assistants et lui. 15 : 00 Retour à l'hôtel. Nous enfilons des vêtements confortables avant d'aller manger un bout au centre. 17 : 30 Histoire de faire passer le lunch, Igor et moi nous promenons dans la Calle Serrano, sous un soleil éclatant. Nous ne parlons que de football, tant notre métier nous passionne. 21 : 00 Luka Modric nous invite à dîner. Il a réservé une table au Ten Con Ten, un des meilleurs restaurants de Madrid. Les joueurs du Real évitent en général de se montrer en ville, pour ne pas être assaillis par des supporters, mais Luka a consenti une exception pour nous. Il veut même payer la note mais je m'y refuse. Je ne peux pas accepter ça. 23 : 30 Au lit. Demain matin, nous devons être frais puisque nous retournons au complexe d'entraînement. Ce genre d'expérience est très enrichissant pour un entraîneur débutant. Fin avril, Igor et moi allons effectuer un autre voyage, cette fois à la Juventus ! PAR MATTHIAS STOCKMANS