Le président de Gand vit mal le dénouement de l'affaire Herpoel. Il garde une grande estime pour son ex-gardien mais donne une version très différente du clash.
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Le président de Gand vit mal le dénouement de l'affaire Herpoel. Il garde une grande estime pour son ex-gardien mais donne une version très différente du clash. Vous lui aviez donné votre parole en janvier pour une prolongation de deux ans aux mêmes conditions ?Ivan De Witte : Pas du tout. En janvier, il m'a dit qu'il souhaitait rester mais qu'il avait une offre d'un autre club où on lui proposait, après sa carrière, une reconversion comme entraîneur des gardiens. Je pense qu'il parlait de Mons. Il m'a dit que nous ne devions pas traîner. Je lui ai répondu que j'avais envie de le conserver mais que je ne le retiendrais pas s'il voulait aller voir ailleurs. Jamais, je ne lui ai donné ma parole pour une prolongation. Fin mars, nous avons rediscuté. Il voulait trois ans de plus, je lui en offrais un. Nous sommes tombés d'accord sur deux ans. Mais sans discuter du volet financier. Plus tard, les négociations sont devenues difficiles, quand nous avons abordé le salaire. Herpoel souhaitait posséder ses droits d'image. C'était envisageable mais cela nous coûtait beaucoup d'argent, notamment en charges sociales, et je devais en parler au conseil d'administration. Le CA ne m'a pas suivi. A ce moment-là, j'ai dit que seule une qualification pour la finale de la Coupe nous permettrait d'offrir à Herpoel ce qu'il demandait. Mais nous avons été éliminés en demis et, dès ce soir-là, je lui ai dit qu'il était impossible de le garder. J'espérais encore qu'il laisserait tomber une partie de ses droits d'image mais il est resté sur ses positions et il n'y avait donc plus rien à faire. Sa version n'est pas la même. Il dit qu'il n'a jamais été question de droits d'image et qu'il ne vous demandait pas un euro de plus par rapport à son ancien contrat.Je le respecte trop pour le traiter de menteur... mais il ne dit pas la vérité. Je préfère dire que nous n'avons pas la même perception des choses. Herpoel n'a toujours pas digéré le courrier qui lui interdisait de reprendre les entraînements.Il a raison. Nous avons commis une erreur. Nous voulions simplement l'informer que nous ne l'attaquerions pas s'il n'était pas présent à la reprise mais notre conseil juridique nous a dit de lui envoyer un recommandé. Nous n'aurions pas dû le faire, j'aurais dû l'appeler. Je suis très mal à l'aise par rapport à cette lettre. Pour moi, Herpoel est un tout grand gardien et une personnalité exceptionnelle. J'ai rarement rencontré des gens aussi honnêtes dans le monde du football. J'ai l'intention de le contacter dans quelques semaines pour mettre les choses à plat avec lui. Je regrette que nous n'ayons pas trouvé d'accord et que les choses se soient passées comme ça.