Stefano Pallazzi, le procureur de la fédération italienne, a surpris pas mal de monde en fin d'année dernière quand il a lancé que le nouveau scandale des paris truqués au cours des années 2010 et 2011 " allait causer plus de remous que le Calciopoli en 2006 ". Il sait de quoi il parle : déjà en place en 2006, les condamnations, les amendes, les handicaps de points au classement ou autres huis clos pour cris racistes, c'est son domaine.

En tout cas, il n'a pas traîné et jeudi prochain, le 31 mai, le procès devant la Commission de discipline de la fédération va débuter. Les audiences dureront deux ou trois jours et la sentence au premier degré devrait tomber deux jours plus tard. Pour rappel, ont été inculpés pour leur participation à 33 matches (29 de Serie B, 2 de Coupe d'Italie et 2 de D3) présumés truqués : 22 clubs et 61 personnes physiques dont 52 joueurs en activité lors des faits, 4 dirigeants ou représentants de clubs et 3 coaches. Parmi les clubs de Serie A ont été déférés Novara, Atalanta (déjà sanctionnée de six points) et Sienne mais on attend toujours les rapports des commissions d'enquête pour d'autres clubs comme Chievo, Genoa, Bologne, Parme, Lecce, Udinese et Naples.

En Serie B, c'est le cas pour le Bari de Jean-François Gillet (dont le nom ne figure pas dans les dossiers) mis en cause début avril après les aveux d' Andrea Masiello. Cet ex-défenseur passé à l'Atalanta a poussé les enquêteurs à analyser neuf matches de Bari de la saison 2010-2011. Il ne fait pas de doute que Bari-Lecce du 15 mai 2011 a été vendu et que le Thuram blanc a bien marqué un - splendide - autogoal contre la promesse de 50.000 euros. Si tous les dires de Masiello sont confirmés Bologne et Genoa risquent de perdre deux points, Cesena trois et Lecce six.

Depuis la semaine dernière, l'affaire a encore monté en tension suite aux déclarations de FilippoCarobbio. Cet ex-défenseur de Sienne a confirmé sa déposition faite fin avril : AntonioConte, son coach d'alors aujourd'hui à la Juventus, était au courant que les matches contre Novara et Albinoleffe avaient été arrangés. Le joueur a même ajouté que lors de la séance théorique en vue du match contre Novara (2-2 arrangé), Conte aurait précisé " que l'on ne risquait rien ". La constance de Carobbio, qui a décidé d'aider la justice, a poussé le procureur fédéral à interroger Conte et le président de Sienne, Massimo Mezzaroma. Toutefois, ce dossier ne sera pas traité avant la fin de l'EURO et la décision tombera au plus tard le 15 août. Si la responsabilité objective des deux personnes est reconnue, le club descendra en D2 et le coach risque une suspension de 8 mois à 3 ans. Evidemment, en cas d'illicite, la Juventus, qui n'a rien à voir dans l'affaire, ne sera pas sanctionnée mais devrait trouver un remplaçant à Conte alors que la préparation en vue de la nouvelle saison aura commencé. On saura aussi si ce procès aura causé un plus grand tremblement que Calciopoli.

NICOLAS RIBAUDO

Le Thuram blanc a marqué un - splendide - autogoal contre la promesse de 50.000 euros.

Stefano Pallazzi, le procureur de la fédération italienne, a surpris pas mal de monde en fin d'année dernière quand il a lancé que le nouveau scandale des paris truqués au cours des années 2010 et 2011 " allait causer plus de remous que le Calciopoli en 2006 ". Il sait de quoi il parle : déjà en place en 2006, les condamnations, les amendes, les handicaps de points au classement ou autres huis clos pour cris racistes, c'est son domaine. En tout cas, il n'a pas traîné et jeudi prochain, le 31 mai, le procès devant la Commission de discipline de la fédération va débuter. Les audiences dureront deux ou trois jours et la sentence au premier degré devrait tomber deux jours plus tard. Pour rappel, ont été inculpés pour leur participation à 33 matches (29 de Serie B, 2 de Coupe d'Italie et 2 de D3) présumés truqués : 22 clubs et 61 personnes physiques dont 52 joueurs en activité lors des faits, 4 dirigeants ou représentants de clubs et 3 coaches. Parmi les clubs de Serie A ont été déférés Novara, Atalanta (déjà sanctionnée de six points) et Sienne mais on attend toujours les rapports des commissions d'enquête pour d'autres clubs comme Chievo, Genoa, Bologne, Parme, Lecce, Udinese et Naples. En Serie B, c'est le cas pour le Bari de Jean-François Gillet (dont le nom ne figure pas dans les dossiers) mis en cause début avril après les aveux d' Andrea Masiello. Cet ex-défenseur passé à l'Atalanta a poussé les enquêteurs à analyser neuf matches de Bari de la saison 2010-2011. Il ne fait pas de doute que Bari-Lecce du 15 mai 2011 a été vendu et que le Thuram blanc a bien marqué un - splendide - autogoal contre la promesse de 50.000 euros. Si tous les dires de Masiello sont confirmés Bologne et Genoa risquent de perdre deux points, Cesena trois et Lecce six. Depuis la semaine dernière, l'affaire a encore monté en tension suite aux déclarations de FilippoCarobbio. Cet ex-défenseur de Sienne a confirmé sa déposition faite fin avril : AntonioConte, son coach d'alors aujourd'hui à la Juventus, était au courant que les matches contre Novara et Albinoleffe avaient été arrangés. Le joueur a même ajouté que lors de la séance théorique en vue du match contre Novara (2-2 arrangé), Conte aurait précisé " que l'on ne risquait rien ". La constance de Carobbio, qui a décidé d'aider la justice, a poussé le procureur fédéral à interroger Conte et le président de Sienne, Massimo Mezzaroma. Toutefois, ce dossier ne sera pas traité avant la fin de l'EURO et la décision tombera au plus tard le 15 août. Si la responsabilité objective des deux personnes est reconnue, le club descendra en D2 et le coach risque une suspension de 8 mois à 3 ans. Evidemment, en cas d'illicite, la Juventus, qui n'a rien à voir dans l'affaire, ne sera pas sanctionnée mais devrait trouver un remplaçant à Conte alors que la préparation en vue de la nouvelle saison aura commencé. On saura aussi si ce procès aura causé un plus grand tremblement que Calciopoli. NICOLAS RIBAUDO Le Thuram blanc a marqué un - splendide - autogoal contre la promesse de 50.000 euros.