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SUPERFICIE 103.001 km2 HABITANTS 331.918 CAPITALE Reykjavik SITE www.ksi.isLARS LAGERBÄCK - 67 ans - Entraîne l'Islande depuis octobre 2011, après un passage réussi comme adjoint puis comme sélectionneur en Suède. Celle-ci s'est qualifiée pour cinq tournois d'affilée de 2000 à 2008. A l'issue du tournoi, il cédera sa place à Heimir Hallgrímsson, qui l'assiste actuellement.LARS LAGERBÄCK : Je n'ai jamais connu ça avec la Suède, en tout cas. L'intérêt a été énorme, sans doute parce que l'Islande est très petite et que tout le monde aime bien les petits poucets. Quand nous avons joué contre le Danemark, en mars, j'ai eu un long entretien avec L'Equipe et de grands quotidiens britanniques ont publié des articles sur nous. Notre football a bénéficié d'une belle pub. LAGERBÄCK : Les joueurs aiment s'entraîner. Nous nous concentrons sur notre style de jeu et notre organisation. Nous avons amélioré la logistique, même si nos moyens financiers restent limités. Nous avons dû attendre un vol pendant six heures à Londres pour jouer à Chypre. Aucun joueur ne s'est plaint. En Suède, qu'aurais-je entendu ! LAGERBÄCK : C'est sans doute lié à l'éducation et au climat. Les Islandais ont l'habitude de se tirer d'affaire, de prendre leurs responsabilités. Ils sont plus individualistes que les autres Scandinaves tout en se serrant les coudes. J'ai rencontré des ministres et même le président, toujours sans gardes du corps. Quand nous logeons à l'hôtel, nous mangeons dans la même salle que les autres pensionnaires. LAGERBÄCK : Nous sommes parvenus à rester concentrés à chaque match. Durant ma première année, nous avons soufflé le chaud et le froid. La défaite est proche quand les joueurs pensent que ça va être facile. Ils ont acquis plus d'expérience dans leurs clubs. Cette levée en or avait besoin de temps pour prendre les bonnes décisions sur le terrain. LAGERBÄCK : Si chacun est en forme, nous pouvons gagner des points contre les trois équipes. L'Autriche est toujours bien organisée et presque aussi bonne que le Portugal, mais sans avoir un Ronaldo. Avec la Suède, j'ai réussi à l'empêcher de marquer deux fois. Et quand nous avons battu les Pays-Bas 2-0, en qualifications, Arjen Robben a disputé un de ses plus mauvais matches. Une équipe a besoin de davantage que de qualités individuelles. LAGERBÄCK : Ceux qui ont vu nos matches savent que Gylfi Sigurdsson (Swansea) est important. Un des meilleurs box-to-box du monde. Il est discipliné défensivement tout en ayant des qualités offensives et il n'est presque jamais blessé. Si nous avons des blessés en France, le tournoi sera évidemment très pénible.La discipline et une solide organisation défensive : ce sont les deux aspects sur lesquels le sélectionneur Lars Lagerbäck et son adjoint Heimir Hallgrímsson, un ancien dentiste, se sont concentrés. Son prédécesseur, Olafur Johannesson, avait introduit beaucoup de jeunes talents en devenir dans le noyau. Malgré des résultats moins marquants, ils ont acquis de l'expérience, ce qui a facilité la tâche du Suédois, qui a pour habitude de couler l'équipe dans son moule tactique. Depuis son intronisation en octobre 2011, Lagerbäck (67 ans) est passé au 4-4-2 qui lui a valu des succès avec la Suède, en duo avec Tommy Söderberg. Il a ainsi conduit la Suède à cinq tournois consécutifs de 2000 à 2008. On le décrit comme un perfectionniste, voire un maniaque. La cohésion et la force collective, offensivement et défensivement, priment. " Je ne suis pas un héros, contrairement à Martin Luther King et à Nelson Mandela" , a-t-il coutume de dire. La principale avancée, qui est en même temps le changement le plus significatif, est le calme de l'équipe en possession du ballon. Elle construit patiemment, attend, guette son heure puis développe toute sa puissance et sa vitesse, au bon moment. La chaîne ne comporte pas de maillons faibles. L'Islande n'a pas signé de résultats surprenants dans les matches amicaux et a été décevante en 2016 mais le retour d'Eidur Gudjohnsen l'a boostée. Ces dernières années, il n'y a plus eu de plan B tactique. Lagerbäck n'est pas de ceux qui passent à un 4-5-1 ni même à un 3-5-2. Un des deux avants doit redescendre en perte de balle, pour soutenir l'entrejeu.GUDJON THORDARSON EX-SÉLECTIONNEUR" La sélection a plus de qualités en profondeur qu'avant. Certains joueurs peuvent évoluer à un niveau élevé et sont difficiles à jouer pour les autres. L'Islande se distingue par son formidable esprit d'équipe et sa volonté de réussir. Le seul responsable qui soit parvenu à activer ces forces, c'est Lars Lagerbäck. Il regorge d'expérience et a constitué un staff en plus d'une équipe. Chapeau à la fédération de lui avoir confié ce job. Si les joueurs atteignent leur meilleur niveau, l'Islande peut créer la surprise en France. "- De tous les pays membres de l'UEFA, seuls Saint-Marin, Gibraltar et le Liechtenstein, les Féroé et Andorre sont plus petits. Avec 330.000 habitants, l'Islande est plus petite que Malte et le Luxembourg. L'Islande est le plus petit participant de l'histoire de l'EURO. - Trois buts contre en huit matches de qualification : l'Islande s'appuie sur une solide défense. Lokeren fournit un quadruple international, Sverrir Ingi Ingason, un défenseur central de 22 ans. Eidur Gudjohnsen (ex-Cercle et Club), Alfred Finnbogason (ex-Lokeren) et Birkir Bjarnason (ex-Standard) ont également joué en D1 belge. GYLFI SIGURDSSON : Ça aurait pu être pire. Le Portugal possède des joueurs aux qualités particulières mais nous avons montré que nous pouvions former un bon bloc défensif en qualifications, contre les Pays-Bas et la Turquie. Le match contre le Portugal sera sans conteste un des principaux défis de notre carrière mais j'espère en retirer quelque chose. SIGURDSSON : Nous sommes bons ! Nous n'avons pris notre premier but qu'au quatrième match et les trois autres sont tombés alors que la qualification était assurée : deux contre la Lettonie, un contre la Turquie. Le mérite de nos qualités défensives revient au staff technique. Il a fait un boulot superbe... SIGURDSSON : Regardez notre campagne. Les défenseurs et le gardien Hannes Halldórsson ont fait un travail fantastique. Nous avons battu la Turquie 3-0, nous avons marqué trois buts en deux matches contre les Pays-Bas, sans encaisser un seul goal, et nous avons battu la Tchéquie, première du groupe, à Reykjavik. Nous avons préservé nos filets six fois en dix matches et marqué 17 buts. Ça veut dire que nous possédons des défenseurs, des médians et des attaquants de haut niveau. Plus un bon gardien. SIGURDSSON : Lars Lagerbäck et Heimir Hallgrímsson ont été décisifs. Aux débuts de Lars en 2011, nous étions de jeunes joueurs, qui avaient besoin d'un chef expérimenté. Nous devions jouer de manière plus organisée. Les défenseurs étaient tous très jeunes. Nous avons cinq ans d'expérience, depuis, et nous marquons facilement. Mais la stabilité défensive acquise en quatre ou cinq ans a été la clef de notre qualification. SIGURDSSON : Ce tournoi a une autre envergure mais nous étions déjà heureux de participer à l'EURO U21. N'oubliez pas que la plupart d'entre nous jouent ensemble dans les équipes nationales depuis l'âge de quinze ans. On décelait déjà à l'époque des possibilités pour nous de jouer dans la cour des grands. " La défaite est imminente quand les joueurs pensent que ce sera facile. " LARS LAGERBÄCK