L'équipe de Carlo Ancelotti a livré une prestation de top niveau européen pour venir à bout du favori de la compétition, le Manchester United de Sir Alex Ferguson. Les Mancunians n'ont jamais pu se défaire du pressing exercé dès le coup d'envoi par des Milanisti véritablement déchaînés. Gennaro Gattuso, par sa hargne et son engagement physique de tous les instants, a emmené dans son sillage tous ses partenaires qui ont fait preuve d'une continuelle envie d'aller vers l'avant.
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L'équipe de Carlo Ancelotti a livré une prestation de top niveau européen pour venir à bout du favori de la compétition, le Manchester United de Sir Alex Ferguson. Les Mancunians n'ont jamais pu se défaire du pressing exercé dès le coup d'envoi par des Milanisti véritablement déchaînés. Gennaro Gattuso, par sa hargne et son engagement physique de tous les instants, a emmené dans son sillage tous ses partenaires qui ont fait preuve d'une continuelle envie d'aller vers l'avant. Le pressing effectué par le onze tout entier a étouffé des Anglais qui donnaient l'impression, en début de match, de se contenter de gérer le résultat. Dès la 10e minute et le but de Kaka, tous les plans imaginés par les coéquipiers de Ryan Giggs s'écroulaient comme un vulgaire château de cartes. C'est à ce moment-là que l'on s'est rendu compte que la passivité remarquée chez les Anglais dans le tout début de match, n'était certainement pas volontaire : les Red Devils étaient tout simplement submergés par le pressing constant des Lombards. Le carré magique de l'entrejeu composé de Gattuso, Massimo Ambrosini, Andrea Pirlo et Clarence Seedorf, a certainement dominé les débats mercredi dernier. Le trio adverse fait de Darren Fletcher, Michael Carrick et Paul Scholes a été laminé. Et malheureusement pour ces trois-là, Giggs et Cristiano Ronaldo ne leur ont été d'aucun secours. En parlant de carré magique, c'est uniquement parce qu'ils sont 4 car la forme géométrique du quatuor se forme et se déforme continuellement. Le carré devient losange, le losange devient triangle avec trois joueurs sur la base, le triangle devient 4 en ligne lorsque le bloc-équipe se trouve plus bas dans le jeu. Les glissements et les couvertures mutuelles sont parfaitement huilés et on peut dire que le jeu en perte de balle des Milanais était quasiment parfait. En possession de balle, le losange était la figure la plus fréquemment observée afin de permettre de jouer dans les intervalles et l'apport supplémentaire de Kaka améliorait encore cet aspect du jeu. Ce losange offrait aussi de grands avantages dans la recherche de la profondeur sur les attaquants par des passes venant des pieds d'Ambrosini et de Gattuso. Seedorf et Pirlo se trouvaient alors en soutien très proche de Kaka et Filippo Inzaghi. Le deuxième but à la demi-heure résulte d'une erreur de débutant de Gabriel Heinze qui effectue, sous la pression très haute de Pirlo, une passe latérale dans son propre rectangle (chose que tous les éducateurs bannissent chez les jeunes même plus haut dans le jeu) vers Nemanja Vidic. Attaqué par Inzaghi, le Serbe glisse au moment de dégager. Le ballon arrive sur la tête de Pirlo, qui déborde Heinze et centre à l'aveuglette devant le but où le seul Pippo se trouve face à quatre adversaires. Dégagement de la tête en panique de Vidic (encore lui) dans l'axe (encore une chose que les formateurs réprimandent fortement). Le ballon arrive à Seedorf qui, pressé par Fletcher et... Vidic (une 3e fois concerné), résiste avec un peu de réussite à cette double attaque et expédie une volée du pied droit au ras du piquet à la gauche d' Erwin van der Sar. Qualification méritée du Milan A.C. tout comme celle de Liverpool la veille. Quelle belle affiche pour la finale du 23 mai entre deux multiples anciens vainqueurs ! par étienne delangre