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SUPERFICIE 70.273 km2 HABITANTS 4.892.305 CAPITALE Dublin SITE www.fai.ieMARTIN O'NEILL - 64 ans - Est très populaire. Il a succédé à Noel King, intérimaire, en novembre 2013, deux mois après le départ de Giovanni Trapattoni. Il a gagné deux fois la Coupe de la Ligue à la tête de Leicester City et a conduit le Celtic en finale de la Coupe UEFA en 2003, gagnant en sus trois titres.MARTIN O'NEILL : Nous avions 50 % de chances de tirer une équipe soi-disant faible du pot deux mais nous avons écopé de l'Italie, qui avait sa place au pot un. Pas de bol donc, pas plus qu'avec la Belgique et la Suède, mais nous ne nous sommes pas morfondus longtemps. Nous étudions surtout la manière de passer ce groupe. L'Italie a un beau palmarès international, surtout en Coupe du Monde, et elle est solide. La Belgique recèle sans doute plus de qualités individuelles : Eden Hazard et les avants de Premier League. Vincent Kompany n'est pas là mais Jan Vertonghen et Toby Alderweireld sont parmi les meilleurs défenseurs du championnat anglais. La Suède est toujours un adversaire difficile, elle a déjà été performante alors qu'on ne l'attendait pas. Et elle a un talisman, Zlatan Ibrahimovic. O'NEILL : Au Brésil, des équipes ont visé la victoire dans leur premier match mais sont devenues plus prudentes au fil du tournoi. On verra si cette tendance se confirme en France. Lors des tournois précédents, il fallait viser les deux premières places alors que maintenant, on a une chance de passer en gagnant un seul match. O'NEILL : Les débuts ont été hésitants mais la victoire contre l'Allemagne a boosté notre moral. Nous avons continué sur notre lancée dans les barrages et éliminé la Bosnie-Herzégovine. Nous devons conserver cette confiance dans l'Hexagone. Impossible de dire si ça suffira pour passer un tour. L'Irlande s'est qualifiée il y a quatre ans mais le tournoi a été une énorme déception. En 1982, quand j'ai joué la Coupe du Monde avec l'Irlande, nous avons atteint le second tour en nous battant les uns pour les autres. Ça doit être la force de l'Irlande à cet EURO. O'NEILL : Le temps passé avec les joueurs. C'était un défi. Après un match, on remonte immédiatement dans l'avion et il arrive qu'on n'a même pas le temps de faire un debriefing avec les joueurs car ils doivent tous rentrer le plus vite possible dans leur club. Il s'agit donc d'exploiter au maximum le peu de temps dont on dispose. O'NEILL : Nous avons surtout testé des joueurs dont nous pensions qu'ils pouvaient avoir un avenir en équipe nationale. La campagne de qualification du Mondial approche à grands pas et nous ne pouvons nous permettre de sélectionner des joueurs pour la première fois quand les choses sérieuses ont commencé.Elle n'a encaissé que sept buts en dix matches, alors qu'elle était versée dans la poule de l'Allemagne et de la Pologne de Robert Lewandowski, qui a inscrit treize buts... Vous savez donc quel est le point fort des Irlandais et sur quoi la Belgique va se casser les dents à Bordeaux. Le point faible se situe de l'autre côté : l'Irlande, qui procède en 4-4-2, n'a pas d'avant de classe mondiale. Robbie Keane, le capitaine, a été écarté de l'équipe pour le match de qualification contre l'Écosse et n'accumulera sans doute pas beaucoup de temps de jeu à l'EURO. Keane, qui joue à LA Galaxy, trouve le chemin des filets au niveau professionnel depuis 1998 ! L'Irlande a signé l'exploit des qualifications en battant l'Allemagne chez elle, sur un but de Shane Long, qui a jadis été en concurrence avec Romelu Lukaku pour une place à West Bromwich. Le match contre l'Allemagne a été le dernier à ce niveau de Shay Given, qui a 40 ans. Blessé, il a dû céder sa place dans le but à Darren Randolph, qui y est resté. L'Irlande est un mix de joueurs moyens de Premier League et de Championship. Elle doit faire oublier la déception du tournoi précédent. D'un autre côté, il est difficile de faire pire : malgré toute la prudence de Giovanni Trapattoni, elle avait perdu ses trois matches du premier tour, avec un goal-average de 9-1. Il y a quatre ans, les Irlandais s'étaient préparés par un long stage en Italie, qu'ils avaient jugé ennuyeux. Cette fois, le stage s'est déroulé dans un camp de vacances à Cork. On est curieux de voir ce que fera Jonathan Walters, auteur de cinq buts au tour préliminaire.NIALL QUINN EX-JOUEUR" Ce que j'apprécie dans cette équipe, c'est son esprit d'équipe et sa disposition à se battre pendant 90 minutes et plus s'il le faut. Elle me rappelle les onze irlandais pour lesquels j'ai joué. Nous n'avions pas de stars mais j'aime l'approche honnête d'un type comme Jonathan Walters. J'ai engagé le sélectionneur Martin O' Neill à Sunderland, quand j'en étais le président. Il a été bon, comme il l'est en équipe nationale. En France, l'Irlande ne se laissera pas impressionner par son adversaire ni par les conditions de jeu. Je considère que Martin est capable de conduire l'équipe au tour suivant. " - Le sélectionneur Martin O'Neill est un Nord-Irlandais. Il a joué 64 matches pour son pays mais ne l'a jamais coaché. L'actuel sélectionneur d'Irlande du Nord s'appelle également O'Neill mais n'est pas un parent : Michael O'Neill est d'origine catholique et a déjà reconnu que sa famille supportait... l'Irlande. Michael a aussi été international mais n'a jamais joué avec Martin : 17 ans les séparent. - Le défenseur John O'Shea (35 ans) a joué à l'Antwerp en 2000-2001, quand le club avait un accord de collaboration avec Manchester United. STEPHEN WARD : Nous qualifier pour le tour suivant. C'est réaliste compte tenu du nouveau format mais ça l'est aussi pour les autres. C'est un groupe difficile mais j'ai le sentiment que nous sommes meilleurs qu'il y a quatre ans. Nous avons obtenu de bons résultats contre les meilleures formations européennes depuis deux ou trois ans. Quatre sur six contre l'Allemagne, un nul contre la Pologne... Nous avons éliminé la Bosnie-Herzégovine en barrages. Nous sommes meilleurs qu'on ne le pense mais nous aimons ce rôle d'outsider. WARD : Oui, même si nous n'avons pas d'influence dessus. Le premier match est souvent décisif et nous affrontons la Suède. Nous n'avons pas de Zlatan... Je n'ai jamais joué contre lui mais je n'en ai pas besoin pour apprécier ses qualités. Regardez son palmarès dans les compétitions européennes : partout, il a marqué et remporté des prix. Il est le talisman de la Suède. WARD : Ce que vous dites est juste mais la Belgique compte quand même un nombre exceptionnel de très bons footballeurs. Nous devons les respecter - ainsi que toutes les équipes - mais le Pays de Galles a prouvé qu'il était possible de réussir quelque chose. On ne doit redouter personne dans un tournoi : plus on croit en un résultat, plus on a de chances de ne pas quitter le terrain les mains vides. L'expérience de notre groupe et de notre staff doit nous permettre de réussir contre n'importe qui. WARD : Bien sûr, même si je ne pensais pas que cette relégation allait me jouer des tours à l'EURO. Mais courir après les autres pendant une saison avait requis davantage d'efforts physiques et mentaux que je ne l'imaginais. Je suis frais, cette fois, y compris mentalement. Sans doute parce que Burnley est promu en Premier League ! WARD : En effet mais je ne sais pas si ça fera une grande différence. Les joueurs d'autres compétitions disputent 50 ou 60 matches par saison et parviennent à poursuivre sur leur lancée en été. L'inverse est aussi possible : ne pas toujours jouer dans son club mais entretenir sa condition d'une façon ou d'une autre. J'ai plus de trente matches dans les jambes et j'ai tout joué depuis janvier. J'espère pouvoir conserver ma forme encore un mois. Jusque fin juin, ce serait fantastique... " Lors des précédents tournois, il fallait terminer parmi les deux premiers mais maintenant, on a une chance si on gagne un seul match. " MARTIN O'NEILL