COACH - Carlos Queiroz

Non. Où qu'il travaille, un entraîneur doit tenter de comprendre le plus vite possible la culture et l'identité du pays ou du club qui l'emploie, pour s'adapter. J'ai été très vite intégré dans la famille du football et je suis parvenu à toucher les joueurs.
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Non. Où qu'il travaille, un entraîneur doit tenter de comprendre le plus vite possible la culture et l'identité du pays ou du club qui l'emploie, pour s'adapter. J'ai été très vite intégré dans la famille du football et je suis parvenu à toucher les joueurs. Quand je ne suis pas à l'étranger avec l'équipe nationale, je vis à 90 % en Iran, un pays fou de football. Dans quels autres pays du monde trouve- t-on 100.000 personnes qui veulent assister aux matches de leur équipe nationale ? Ici, il n'est pas nécessaire de faire la promotion du football : il est dans l'ADN des gens, comme au Brésil, en Argentine, au Portugal. Le jour de notre qualification, 65 millions de personnes ont envahi les rues pour fêter ce succès. C'est la quatrième Coupe du Monde de l'Iran, qui n'a jamais atteint le second tour. Cette fois, il doit y arriver. Trop de gens s'imaginent que nous allons au Brésil pour y passer de chouettes vacances, entre trois lourdes défaites. Avant le tirage au sort, les 31 autres pays auraient tous signé des deux mains pour nous avoir dans leur groupe. J'espère qu'ils vont le regretter. Nous nous concentrons d'abord sur notre match contre le Nigeria, le match le plus important du tournoi. Ensuite, nous nous occuperons du match contre l'Argentine. Si nous nous qualifions pour les huitièmes de finale - voire mieux, qui sait ? - les Iraniens pourront être fiers de nous. Si nous voulons prouver quelque chose au Brésil, c'est bien que nous avons notre place à ce Mondial. Je suis sous contrat jusqu'au terme du Mondial mais signer un nouveau bail constituerait un immense honneur. L'Iran est un géant dormant, en football. Je pense que nous n'avons encore exploité que 20 % de son potentiel. Réveiller ce géant constituerait un défi formidable. Bon à savoirReza Ghoochannejhad est un des dix internationaux iraniens à ne pas jouer au pays. Il doit sa découverte au Lierse. Le sélectionneur Carlos Queiroz l'a vu pour la première fois à l'oeuvre pendant le match Lierse-Saint-Trond, en octobre 2011. Reza avait battu le Lierse 0-2. Il est né en Iran, à Mashad, mais a accompagné ses parents aux Pays-Bas à huit ans et a grandi à Heerenveen. De 2003 à 2007, il s'est produit pour les équipes d'âge nationales des Pays-Bas. En plus du football, il a étudié le droit et il joue du violon. À 21 ans, il a rompu son contrat à Heerenveen et a failli arrêter le football mais Marc Overmars l'a convaincu de rejoindre Go Ahead Eagles. Il a battu un record de Johan Cruijff, celui du but le plus rapide du football professionnel batave. Le 22 janvier 2010, il a marqué après neuf secondes de jeu pour Cambuur. À 25 ans, il a effectué ses débuts internationaux à Téhéran devant 110.000 spectateurs et il a eu une large part dans la victoire 1-0 contre la Corée du Sud. A Ulsan, en Corée, il a inscrit le but de la victoire qui a permis à l'Iran de se qualifier pour une quatrième Coupe du Monde. Au total, il a marqué six buts en dix matches pour l'Iran." Le football fait partie de l'ADN des Iraniens. "