Je ne vais évidemment pas, sur base d'un début d'engouement pour autre chose, délaisser subitement ce football qui me colle aux entrailles depuis tout petit ! Mais tout de même : via ces gars qu'on appelle Red Lions, ce que j'ai appris et ressenti du hockey depuis deux mois me laisse tout ébaubi !

Je ne parle pas d'abord ici du titre mondial des Belges, il ne fut pour moi que le détonateur d'une admiration, et celle-ci eût été la même s'ils avaient foiré leur finale. Ma surprise, c'est qu'il y a donc moyen de pratiquer, dans notre pays petit, un autre sport de balle qui se joue à 11 contre 11 avec deux buts, qui présente pour la cause bien des analogies - en tout cas stratégiques - avec le foot, mais qui est apparemment purgé de toutes les saloperies auxquelles le foot nous a habitué en nous anesthésiant.

Regarder un match de hockey, c'est honnir un peu plus encore le Board et la FIFA : c'est constater par ricochet l'immobilisme des pontes du foot, qui n'améliorent ni le jeu, ni le climat du jeu. Tout ce que le foot pourrait faire pour être plus pur et moins con, le hockey le fait sans attenter à l'essentiel. Et sans faire une fixette imbécile sur une prétendue tradition à maintenir.

Première stupéfaction, ils ont supprimé le hors-jeu voici 20 ans, et ça n'a pas rendu le hockey moins malin ou moins tactique : ça a seulement désencombré l'espace. Or, s'il existe un sport pauvre en espaces, générant vicelardises et contestations, c'est bien le foot ...qui, hélas, s'imagine que les subtilités du hors-jeu le rend hautement cérébral ! Grosse illusion : le hors-jeu enfante beaucoup de polémiques et peu d'intelligence...

Stupéfaction 2. Ces mecs sont 22 à courir sur un terrain plus petit (91/55), ils ont chacun 3 cannes au lieu de 2, mais ils ne s'emmêlent pas les pinceaux ! Ça ne s'écroule pas sans cesse, ça ne se jette pas, ça joue debout. Pas de duel crapuleux, ni tirages de maillot, ni jeux de mains de vilains ...car les mains sont trop occupées à manier le stick ! Chaque joueur paraît d'ailleurs capable de dribbler dans un mouchoir en ondulant du poignet : la sophistication technique ne semble pas, comme au foot, le privilège des grands attaquants. Est-ce pourquoi j'ai cru voir moins de pif-paf-sauve-qui-peut, contrairement au foot lorsqu'il faut vider pour ne pas mourir ?

Surprise 3 : ces petits trucs dont le foot se prive par amour des emmerdes ! Le temps de jeu effectif chronométré, qui élimine les ronchonneries de notre temps additionnel si subjectif... Les changements volants, qui haussent le rythme, laissant souffler les uns et incluant les autres (le banc) dans une réelle participation stratégique... La self-pass sur coup franc, qui gomme les temps morts de nos balles arrêtées... L'exclusion temporaire qui punit, mais sans foutre en l'air l'esprit d'un match, au contraire de nos 11 contre 10 trop longs et si partiaux... Le joker de l'appel-vidéo, qui responsabilise parce qu'il sera unique s'il s'est avéré erroné...

Et les shoot-outs évidemment, boudés par le foot mais tellement plus ludiques que nos tirs au but méchants, impitoyables... Shoot-outs que le classement de la Pro-League nouvellement créée (nos Lions ont déjà rejoué 4 fois depuis leur triomphe ! ) popularise judicieusement : victoire à 3pts et nul à 1pt, mais shoot-outs à chaque match nul, et un second point au vainqueur ...pas con, spectaculaire !

J'ai plus la place pour comprendre pourquoi, à l'interview, un Red Lion pète de bonheur, bien plus qu'un footballeur ; pour savoir pourquoi nos Diables ne hurlent pas la Brabançonne dans les deux langues... Je termine juste sur un mea culpa : j'ai trop longtemps snobé ce hockey, mais j'ai deux excuses !

Un, j'ai longtemps cru que courir penché devait faire crevé mal aux reins : j'ai dû me tromper, les Lions sont de beaux grands mecs bien droits... Deux, tous les sticks sont les mêmes, avec la face plate à gauche et qui joue la balle, la face bombée à droite et qui ne peut pas la jouer : c'est-à-dire qu'il n'existe pas de stick inversé pour gaucher. Et ça, ça m'a toujours intensément turlupiné, seuls mes frères gauchers comprendront.

Je ne vais évidemment pas, sur base d'un début d'engouement pour autre chose, délaisser subitement ce football qui me colle aux entrailles depuis tout petit ! Mais tout de même : via ces gars qu'on appelle Red Lions, ce que j'ai appris et ressenti du hockey depuis deux mois me laisse tout ébaubi ! Je ne parle pas d'abord ici du titre mondial des Belges, il ne fut pour moi que le détonateur d'une admiration, et celle-ci eût été la même s'ils avaient foiré leur finale. Ma surprise, c'est qu'il y a donc moyen de pratiquer, dans notre pays petit, un autre sport de balle qui se joue à 11 contre 11 avec deux buts, qui présente pour la cause bien des analogies - en tout cas stratégiques - avec le foot, mais qui est apparemment purgé de toutes les saloperies auxquelles le foot nous a habitué en nous anesthésiant. Regarder un match de hockey, c'est honnir un peu plus encore le Board et la FIFA : c'est constater par ricochet l'immobilisme des pontes du foot, qui n'améliorent ni le jeu, ni le climat du jeu. Tout ce que le foot pourrait faire pour être plus pur et moins con, le hockey le fait sans attenter à l'essentiel. Et sans faire une fixette imbécile sur une prétendue tradition à maintenir. Première stupéfaction, ils ont supprimé le hors-jeu voici 20 ans, et ça n'a pas rendu le hockey moins malin ou moins tactique : ça a seulement désencombré l'espace. Or, s'il existe un sport pauvre en espaces, générant vicelardises et contestations, c'est bien le foot ...qui, hélas, s'imagine que les subtilités du hors-jeu le rend hautement cérébral ! Grosse illusion : le hors-jeu enfante beaucoup de polémiques et peu d'intelligence... Stupéfaction 2. Ces mecs sont 22 à courir sur un terrain plus petit (91/55), ils ont chacun 3 cannes au lieu de 2, mais ils ne s'emmêlent pas les pinceaux ! Ça ne s'écroule pas sans cesse, ça ne se jette pas, ça joue debout. Pas de duel crapuleux, ni tirages de maillot, ni jeux de mains de vilains ...car les mains sont trop occupées à manier le stick ! Chaque joueur paraît d'ailleurs capable de dribbler dans un mouchoir en ondulant du poignet : la sophistication technique ne semble pas, comme au foot, le privilège des grands attaquants. Est-ce pourquoi j'ai cru voir moins de pif-paf-sauve-qui-peut, contrairement au foot lorsqu'il faut vider pour ne pas mourir ? Surprise 3 : ces petits trucs dont le foot se prive par amour des emmerdes ! Le temps de jeu effectif chronométré, qui élimine les ronchonneries de notre temps additionnel si subjectif... Les changements volants, qui haussent le rythme, laissant souffler les uns et incluant les autres (le banc) dans une réelle participation stratégique... La self-pass sur coup franc, qui gomme les temps morts de nos balles arrêtées... L'exclusion temporaire qui punit, mais sans foutre en l'air l'esprit d'un match, au contraire de nos 11 contre 10 trop longs et si partiaux... Le joker de l'appel-vidéo, qui responsabilise parce qu'il sera unique s'il s'est avéré erroné... Et les shoot-outs évidemment, boudés par le foot mais tellement plus ludiques que nos tirs au but méchants, impitoyables... Shoot-outs que le classement de la Pro-League nouvellement créée (nos Lions ont déjà rejoué 4 fois depuis leur triomphe ! ) popularise judicieusement : victoire à 3pts et nul à 1pt, mais shoot-outs à chaque match nul, et un second point au vainqueur ...pas con, spectaculaire ! J'ai plus la place pour comprendre pourquoi, à l'interview, un Red Lion pète de bonheur, bien plus qu'un footballeur ; pour savoir pourquoi nos Diables ne hurlent pas la Brabançonne dans les deux langues... Je termine juste sur un mea culpa : j'ai trop longtemps snobé ce hockey, mais j'ai deux excuses ! Un, j'ai longtemps cru que courir penché devait faire crevé mal aux reins : j'ai dû me tromper, les Lions sont de beaux grands mecs bien droits... Deux, tous les sticks sont les mêmes, avec la face plate à gauche et qui joue la balle, la face bombée à droite et qui ne peut pas la jouer : c'est-à-dire qu'il n'existe pas de stick inversé pour gaucher. Et ça, ça m'a toujours intensément turlupiné, seuls mes frères gauchers comprendront.