France Football a fait ses comptes : la semaine dernière, on dénombrait 27 joueurs français en D1 allemande, un record depuis la création de la Bundesliga, en 1963. La France y est ainsi, derrière l'Autriche (33 joueurs), le pays le mieux représenté. C'est étonnant dans la mesure où, il y a six ans à peine, les Français n'étaient que trois en Bundesliga : Franck Ribéry (Bayern M...

France Football a fait ses comptes : la semaine dernière, on dénombrait 27 joueurs français en D1 allemande, un record depuis la création de la Bundesliga, en 1963. La France y est ainsi, derrière l'Autriche (33 joueurs), le pays le mieux représenté. C'est étonnant dans la mesure où, il y a six ans à peine, les Français n'étaient que trois en Bundesliga : Franck Ribéry (Bayern Munich), Mathieu Delpierre (Hoffenheim) et Jonathan Schmidt (Fribourg). Qu'est-ce qui les attire désormais ? Au Borussia Mönchengladbach, l'international suisse Denis Zakaria a trois équipiers français : Marcus Thuram (le fils de Lilian), Alassane Pléa et Mamadou Doucouré. " Ils savent qu'en Allemagne, ils auront du temps de jeu ", dit-il. " Les clubs anglais ont beaucoup de joueurs sous contrat et sacrifient les jeunes. " Les jeunes Français préfèrent donc éviter l'Angleterre et l'Espagne au profit de l'Allemagne. Les trois-quarts d'entre eux ont moins de 22 ans et la Bundesliga fait souvent office de tremplin vers la Premier League. Les exemples sont légion. Il y a deux ans, l'Eintracht Francfort a acheté l'attaquant français d'Utrecht Sébastien Haller (25 ans aujourd'hui) pour sept millions. Cette année, Haller est parti à West Ham pour 44 millions. En 2016, Jean-Philippe Gbamin a quitté Lens pour Mayence en échange de cinq millions d'euros. Trois ans plus tard, il est parti à Everton, qui a déboursé 27,5 millions d'euros. " Les jeunes joueurs français sont souvent mûrs physiquement et tactiquement avant même d'avoir 20 ans ", explique Rouven Schröder, directeur sportif du Borussia Dortmund, dans un entretien à France Football. " Ils ont une valeur marchande extraordinaire, même s'ils viennent de Ligue 2. En Allemagne, ils ont l'occasion de travailler dans de belles infrastructures et de jouer dans de beaux stades. Nous savons que, pour eux, ce n'est qu'une étape mais tout le monde est gagnant. "