Quel Français va émerger au Portugal ?

Je dirais Thierry Henry. Il est rapide, puissant et a en même temps le sens du but. Il est devenu un de nos pions majeurs, avec Zinédine Zidane, évidemment. A l'entraînement, j'essaie souvent de l'imiter, de le copier, mais c'est impossible. Il n'y a qu'un seul Zizou au monde.
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Je dirais Thierry Henry. Il est rapide, puissant et a en même temps le sens du but. Il est devenu un de nos pions majeurs, avec Zinédine Zidane, évidemment. A l'entraînement, j'essaie souvent de l'imiter, de le copier, mais c'est impossible. Il n'y a qu'un seul Zizou au monde. Enormément. Les gens ne comprendraient pas que nous ne jouions pas la finale mais nous devons appréhender chaque match en particulier au lieu de rêver de la finale avant même d'entamer le tournoi. La Tchéquie. Sur base des éliminatoires, elle émerge très nettement du lot. Peut-être. Regardez le nombre de matches joués par Arsenal cette saison. C'est démentiel. Mais je ne me plains pas : nous sommes payés pour jouer et je prends toujours plaisir à chaque match. Peut-être faudrait-il quand même limiter à 18, voire même 16, le nombre d'équipes en D1. La fatigue a été une des principales causes de notre échec au Mondial asiatique en 2002. Il ne faut surtout pas mélanger les choses. Je n'ai pas pensé une seconde à l'EURO pendant la saison, tant qu'Arsenal luttait sur plusieurs fronts, en championnat et en Coupe d'Europe. En effet. Nous connaissons le football anglais comme notre poche. Plusieurs internationaux français évoluent outre-Manche. Ce sera donc un match spécial pour beaucoup de ses protagonistes, anglais et français. L'Angleterre a une bonne équipe. Je trouve bien que le sélectionneur accorde leur chance à tant de jeunes. La Suisse est l'outsider, mais cela ne veut pas dire qu'il faut la sous-estimer. D'accord, nous l'avons battue 0-2 l'été dernier, sur ses terres, mais ce n'était qu'une joute amicale. La Croatie est un gros morceau. Elle a des joueurs très doués techniquement. Ce sera sans doute l'adversaire le plus dur du lot. Je ne pense pas encore à arrêter. Pour moi, cet EURO est une étape vers le Mondial allemand de 2006. Evidemment, l'entraîneur a le dernier mot. Si le jeune Pires, qui est né à Reims mais passait toutes ses vacances à Braga, avait raconté qu'un jour, il porterait le maillot de la France au Portugal, qui l'aurait cru ? Personne. Mon père prend congé pendant l'EURO, en tout cas. Il travaille à l'usine automobile de Reims. Après le tournoi, j'essayerai certainement de passer un peu de temps avec mes oncles et cousins chez nous, à Braga. Là, nous n'avons ni téléphone ni télévision. Je peux vraiment m'y détendre.