Quels joueurs croates doit-on suivre de près pendant l'EURO ?

J'espère qu'Igor Tudor sera prêt car il est notre joueur-clef et un des meilleurs défenseurs centraux du monde. Il s'est blessé peu avant le Mondial 2002 et nous en avons souffert. Son absence ou sa méforme peuvent nous jouer des tours. Sinon, j'espère que les observateurs vont découvrir nos jeunes ailiers, Darijo Srna et Marko Babic. Ils sont vraiment très prometteurs, très doués.

Jusqu'où espérez-vous aller au Portugal et qu'en pensent vos supporters ?

Nos supporters sont très réalistes. Ils espèrent surtout que nous parviendrons à créer la surprise. Atteindre le deuxième tour en serait déjà une mais j'y crois. Je me fonde sur mes expériences en Ligue des Champions. Monaco, mon équipe, a parfaitement profité du sentiment de supériorité du Real Madrid, comme le Deportivo La Corogne l'a fait face à l'AC Milan. Dans notre groupe, l'Angleterre et la France sont les favoris indiscutables mais si nous gagnons le premier match, contre la Suisse, tout est possible. Pourtant, pour la Croatie, cet EURO constitue surtout une préparation au Mondial 2006.

Qui sera champion d'Europe ?

Aucun pays n'a encore réussi à reconduire son titre européen mais la France en est capable. 25 voire 30 joueurs méritent leur place dans l'équipe.

Les joueurs de l'élite ont-ils trop de matches ?

Oui, absolument. C'est un gros problème en Europe, même si beaucoup de grands clubs disposent de noyaux élargis et peuvent pratiquer la rotation. Il faudrait organiser moins de matches durant les années où on organise des tournois internationaux style EURO ou Mondial. Limiter le nombre de matches amicaux des équipes nationales serait déjà un pas dans la bonne direction. Selon moi, ils ne servent à rien. Les supporters n'y assistent quand même pas en nombre et on ne peut pas dire qu'on y découvre des jeunes.

Clubs et nations ont des intérêts parfois divergents...

Le club primait, autrefois, à mes yeux. J'ai changé d'avis en découvrant les sentiments que me procurait le fait de me produire pour mon pays : il n'y a rien de plus beau que porter le maillot de sa nation. Mais si vous me demandez de choisir entre la finale de la Ligue des Champions et les quarts de finale de l'EURO, je prends quand même la première. De toute façon, j'essaie d'assumer mes responsabilités sur les deux fronts et de donner le meilleur de moi-même à chaque match.

Comment voyez-vous la suite de votre carrière ?

J'espère en vivre le sommet en 2006 avec la Croatie, au Mondial allemand, mais je préfère ne pas regarder trop loin. Cela vaut mieux, en football. Tout peut aller si vite... Il y a quelques mois, je n'aurais pas osé rêver disputer une finale de la Ligue des Champions. Il m'a fallu du temps pour émerger parmi l'élite. J'ai beaucoup travaillé pour m'imposer, à Monaco comme avec la Croatie. Maintenant, je suis devenu une valeur sûre, je suis titulaire mais on peut toujours progresser, évidemment.

J'espère qu'Igor Tudor sera prêt car il est notre joueur-clef et un des meilleurs défenseurs centraux du monde. Il s'est blessé peu avant le Mondial 2002 et nous en avons souffert. Son absence ou sa méforme peuvent nous jouer des tours. Sinon, j'espère que les observateurs vont découvrir nos jeunes ailiers, Darijo Srna et Marko Babic. Ils sont vraiment très prometteurs, très doués. Nos supporters sont très réalistes. Ils espèrent surtout que nous parviendrons à créer la surprise. Atteindre le deuxième tour en serait déjà une mais j'y crois. Je me fonde sur mes expériences en Ligue des Champions. Monaco, mon équipe, a parfaitement profité du sentiment de supériorité du Real Madrid, comme le Deportivo La Corogne l'a fait face à l'AC Milan. Dans notre groupe, l'Angleterre et la France sont les favoris indiscutables mais si nous gagnons le premier match, contre la Suisse, tout est possible. Pourtant, pour la Croatie, cet EURO constitue surtout une préparation au Mondial 2006. Aucun pays n'a encore réussi à reconduire son titre européen mais la France en est capable. 25 voire 30 joueurs méritent leur place dans l'équipe. Oui, absolument. C'est un gros problème en Europe, même si beaucoup de grands clubs disposent de noyaux élargis et peuvent pratiquer la rotation. Il faudrait organiser moins de matches durant les années où on organise des tournois internationaux style EURO ou Mondial. Limiter le nombre de matches amicaux des équipes nationales serait déjà un pas dans la bonne direction. Selon moi, ils ne servent à rien. Les supporters n'y assistent quand même pas en nombre et on ne peut pas dire qu'on y découvre des jeunes. Le club primait, autrefois, à mes yeux. J'ai changé d'avis en découvrant les sentiments que me procurait le fait de me produire pour mon pays : il n'y a rien de plus beau que porter le maillot de sa nation. Mais si vous me demandez de choisir entre la finale de la Ligue des Champions et les quarts de finale de l'EURO, je prends quand même la première. De toute façon, j'essaie d'assumer mes responsabilités sur les deux fronts et de donner le meilleur de moi-même à chaque match. J'espère en vivre le sommet en 2006 avec la Croatie, au Mondial allemand, mais je préfère ne pas regarder trop loin. Cela vaut mieux, en football. Tout peut aller si vite... Il y a quelques mois, je n'aurais pas osé rêver disputer une finale de la Ligue des Champions. Il m'a fallu du temps pour émerger parmi l'élite. J'ai beaucoup travaillé pour m'imposer, à Monaco comme avec la Croatie. Maintenant, je suis devenu une valeur sûre, je suis titulaire mais on peut toujours progresser, évidemment.