N'est-il pas grand temps que l'Italie gagne un tournoi ?

Je suis tout à fait d'accord. La Série A est considérée comme un des meilleurs et des plus durs championnats du monde depuis longtemps. L'équipe nationale n'en a malheureusement pas vraiment profité. C'est incompréhensible car le football italien regorge de talents : Christian Vieri, Filippo Inzaghi, Francesco Totti, Alessandro Del Piero... Il est donc temps que nous gagnions un trophée.
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Je suis tout à fait d'accord. La Série A est considérée comme un des meilleurs et des plus durs championnats du monde depuis longtemps. L'équipe nationale n'en a malheureusement pas vraiment profité. C'est incompréhensible car le football italien regorge de talents : Christian Vieri, Filippo Inzaghi, Francesco Totti, Alessandro Del Piero... Il est donc temps que nous gagnions un trophée. Franchement, j'ai d'abord pensé : ça aurait pu être pire. Mais il suffit de se rappeler le Mondial pour comprendre que ce ne sont pas nécessairement les meilleurs qui vont le plus loin. La Suède, le Danemark et la Bulgarie ne sont pas le Brésil mais restent de bonnes équipes. Prenez le Danemark : il a de grands joueurs, qui évoluent dans des clubs prestigieux. Nous les connaissons bien mais quelle équipe forment-ils ? Cela, nous ne pouvons pas vraiment le dire maintenant. Je ne sais pas grand-chose de la Bulgarie, si ce n'est qu'elle a une tradition. Quant aux derniers résultats de la Suède en qualifications, ils sont éloquents. Nous restons en effet sur deux fameuses claques d'affilée, à l'EURO 2000 et au Mondial 2002. Nous avons été très déçus en 2000 : à 30 secondes de la fin du temps réglementaire, nous avions la victoire en poche mais la France a égalisé. Quelle erreur ! Nous avions et avons encore une équipe capable de gagner, nous le savons. Nous avons bien commencé puis avons été victimes de blessures, de suspensions et d'autres problèmes. Ce fut un Mondial étrange, qui a vu beaucoup de petites nations émerger, comme le Japon et la Corée du Sud, des équipes dont les footballeurs sont moins sollicités que nous et sont donc plus frais que les Européens, qui disputent près de 60 rencontres par saison, des matches qui sont en plus extrêmement importants. Peut-être était-ce vrai en Corée mais nous allons développer un autre jeu au Portugal. Le football italien a subi une métamorphose en quelques saisons. On ne peut plus aligner quatre médians et un seul avant. Je sais mieux que nul autre de quoi il est capable, puisque je l'affronte semaine après semaine à l'entraînement. Il pique un millier de sprints par match, il ne reste jamais sur place ! Contre lui, un défenseur ne connaît pas un instant de répit. Etre épargnée par les blessures dès le début du tournoi et disposer d'assez d'énergie. J'espère que nous ne sommes pas vidés par la saison écoulée. Ensuite, il faut que l'équipe comprenne qu'elle est capable de remporter le tournoi. Sans oublier le brin de chance indispensable.