TACTIQUE

La saignée, annoncée spectaculaire par certains, s'est limitée aux départs d' Hakimi et de Lukaku, sans oublier celui de Conte, architecte du premier titre nerazzurro en onze ans. Parce que tout le noyau était construit autour d'une défense à trois, les dirigeants de l'Inter ont donc misé sur Inza...

La saignée, annoncée spectaculaire par certains, s'est limitée aux départs d' Hakimi et de Lukaku, sans oublier celui de Conte, architecte du premier titre nerazzurro en onze ans. Parce que tout le noyau était construit autour d'une défense à trois, les dirigeants de l'Inter ont donc misé sur Inzaghi, qui prêchait dans ce système depuis plusieurs saisons à la Lazio, avec des élans plus offensifs que son prédécesseur. Devant l'inamovible mais de plus en plus hésitant Handanovic, le trio défensif est toujours constitué du puissant Skriniar, du patron De Vrij et de la grande promesse Bastoni. Indéboulonnable regista, le Croate Brozovic conserve les clés d'un milieu de terrain où le champion d'Europe Barella et le nouveau venu Calhanoglu appuient sur l'accélérateur. Sur les flancs, Perisic et Dimarco (revenu du Hellas) se disputent la place à gauche et Dumfries et Darmian en font de même à droite. Des couloirs virevoltants pour alimenter une attaque où Lautaro fait office de patron, épaulé par une recrue venue de Rome, que ce soit Dzeko ou Correa. L'Inter a réussi à mettre fin au règne de la Juventus, mais il l'a payé au prix fort. Les supporters n'ont plus que leurs yeux pour pleurer. Romelu Lukaku et Achraf Hakimi sont partis et le club n'a plus beaucoup d'argent. Il a tout de même réussi à transférer un attaquant plus que convenable. Edin Dzeko n'a jamais été considéré comme faisant partie des meilleurs du monde, mais chaque année, il s'est montré utile à son équipe.