LA STAR : ZLATAN IBRAHIMOVIC

Les observateurs regrettaient qu'il n'ait pas préféré l'AC Milan à l'Inter. Après avoir convaincu les sceptiques à la Juventus, il conviendrait bien aux rossoneri. Ce gamin des rues de Malmö, dont les parents se sont séparés peu après sa naissance, n'a pas mal réussi. Ses entraîneurs en équipes d'âge se souviennent qu'il ne tenait pas en place. Il changeait déjà de club comme de chemise. Son père lui a inculqué quelques-unes de ses idées : " Tu n'es rien si tu n'as pas de travail " et " Ne fais confiance à personne ". Zlatan Ibrahimovic a expliqué : " Peut-être est-ce...

Les observateurs regrettaient qu'il n'ait pas préféré l'AC Milan à l'Inter. Après avoir convaincu les sceptiques à la Juventus, il conviendrait bien aux rossoneri. Ce gamin des rues de Malmö, dont les parents se sont séparés peu après sa naissance, n'a pas mal réussi. Ses entraîneurs en équipes d'âge se souviennent qu'il ne tenait pas en place. Il changeait déjà de club comme de chemise. Son père lui a inculqué quelques-unes de ses idées : " Tu n'es rien si tu n'as pas de travail " et " Ne fais confiance à personne ". Zlatan Ibrahimovic a expliqué : " Peut-être est-ce pour cela que je quittais un club dès que j'étais en désaccord avec l'entraîneur ". A plusieurs reprises, il a voulu arrêter le football : il était tellement maigre qu'il ne pensait pas réussir. Un de ses entraîneurs, Johnny Gyllensjö, s'est occupé de lui à 14 ans, lors de son arrivée au Malmö FF : " Pour un gosse de sa taille, il était excellent avec le ballon. Zlatan s'exerçait pour réussir les trucs des vedettes qu'il voyait à la télévision. Il imitait chacun de leurs gestes, parce qu'il voulait lui aussi devenir une vedette ". L'intégrer à une équipe était une autre paire de manches. Céder le ballon l'amusait moins que de réaliser des trucs. Ses mentors lui ont fait comprendre qu'il devait adapter son comportement. " Zlatan est très combatif ". Alliant technique, force physique et touches de génie, il est passé sans problème de l'Ajax à la Série A. Il n'a pas eu besoin de temps d'adaptation à la Juventus. Ce n'est pas lui mais le monument du club, Alessandro Del Piero, qui a rejoint le banc. Le Suédois pouvait cependant améliorer son sens du but. Un jour, FabioCapello l'a convoqué dans son bureau. Il lui a montré une vidéo reprenant les plus beaux buts de Marco Van Basten en lui conseillant de bien les regarder et d'en tirer des leçons. Cela a marché. Son transfert à Milan a été accueilli avec joie. Tout le monde est désormais convaincu qu'Ibrahimovic renforcera l'Inter. Pour mesurer la force de l'Inter, il suffit de voir que, dans sa défense type, le champion du monde Marco Materazzi n'a pas sa place. Quand il joue malgré tout, c'est Walter Samuel qui est écarté, à moins que Roberto Mancini n'opte pour une variante de son 4-4-2 de prédilection et n'aligne trois défenseurs : le trio Ivan Cordoba-Materazzi-Samuel est alors choisi, le capitaine Javier Zanetti et l'arrière gauche champion du monde Fabio Grosso (qui vient de Palerme) faisant banquette. L'Inter a gommé son point faible de la saison passée : la finition. Il a enrôlé Zlatan Ibrahimovic et Hernan Crespo en conservant ses autres avants, Adriano, Alvaro Recoba et Julio Cruz. Patrick Vieira (ex-Juve) et Olivier Dacourt (ex-AS Rome) sont nouveaux au c£ur de l'entrejeu, de sorte que le poids de ce compartiment ne pèse plus sur les épaules d'un seul homme et que l'homme posté derrière les attaquants, Luis Figo ou Mariano Gonzalez, puisse développer ses idées créatives sans arrière-pensée.