" Anderlecht a retrouvé sa route entre les fjords suédois et je suppose que Pär Zetterberg n'y est pas pour rien. Rentré chez lui, il tuyaute probablement les Mauves sur ce qui se passe dans ce grand pays où le talent n'a jamais manqué. C'est peut-être pour cela qu'Anderlecht a été très vite sur la balle pour Behrang Safari et Guillermo Molins. Pär reste évidemment le meilleur joueur suédois ayant évolué en Belgique et je suis très fier d'avoir véritablement...

" Anderlecht a retrouvé sa route entre les fjords suédois et je suppose que Pär Zetterberg n'y est pas pour rien. Rentré chez lui, il tuyaute probablement les Mauves sur ce qui se passe dans ce grand pays où le talent n'a jamais manqué. C'est peut-être pour cela qu'Anderlecht a été très vite sur la balle pour Behrang Safari et Guillermo Molins. Pär reste évidemment le meilleur joueur suédois ayant évolué en Belgique et je suis très fier d'avoir véritablement lancé sa carrière en lui offrant du temps de jeu à Charleroi. Mais je m'en voudrais de ne pas évoquer les qualités d'un autre petit Viking, Inge Ejderstedt, avec qui j'ai joué de 1970 à 1974. Il est arrivé au Sporting deux ans après un de ses compatriotes qui a aussi laissé un grand souvenir au Parc Astrid : Tom Nordahl, finaliste de la Coupe des Villes de foire avec nous contre Arsenal en 1970. Après six mois à Bruxelles, cet excellent médian était plus bruxellois que Manneken-Pis . Je le reconduisais régulièrement chez lui, boulevard Mettewie. Nordahl voyait la vie du bon côté mais il savait faire la part des choses et mettre la gomme à l'entraînement. Tom est le fils d'une des légendes de l'AC Milan, Gunnar Nordahl, et il connaissait les impératifs de la vie de footballeur pro. Si Tom était un extraverti, Ejderstedt se distinguait par un caractère plus réservé. Sur le terrain, il exploitait parfaitement sa belle pointe de vitesse. J'évoluais derrière lui et Inge savait libérer le couloir pour faciliter mes montées. Il était déjà international suédois avant de débarquer en Belgique. Et à IF Osters, son seul club avec Anderlecht, Inge savait mettre le pied quand c'était nécessaire et était concret à la conclusion. Il marquait chaque année son petit paquet de buts pour le compte d'une équipe où d'autres savaient manier la poudre comme Wilfried Puis, Paul Van Himst ou Jan Mulder. Son grand défi fut de remplacer Gérard Bergholtz qui quitta Anderlecht pour le Racing White en 1970, après cinq saisons de bons et loyaux services. On peut affirmer qu'il a réussi comme le prouve entre autres le doublé championnat-Coupe de Belgique en 1972. En 1973-74, il n'entre hélas pas dans les plans d' Urbain Braems qui a pris la succession de Georg Kessler, ce qui ne l'empêche pas d'être retenu pour la phase finale de la Coupe du Monde 74 en Allemagne. Snobé par Braems, il rentre finalement à Osters en 1974. Je n'ai plus eu de nouvelles d'Inge mais bien de Tom qui avait tenu à me voir lors d'un de ses passages à Bruxelles. Nordahl est devenu consultant foot pour une télévision suédoise. " PIERRE BILIC