COACH DIRK GEERAERD

Il faut se garder d'effectuer trop de comparaisons avec la saison passée et le nombre de points recueillis. On ne peut comparer des pommes et des poires. Nous sommes dans les temps pour atteindre notre objectif, le maintien. Je pars du principe qu'il nous faut 38 points pour rester en D1.
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Il faut se garder d'effectuer trop de comparaisons avec la saison passée et le nombre de points recueillis. On ne peut comparer des pommes et des poires. Nous sommes dans les temps pour atteindre notre objectif, le maintien. Je pars du principe qu'il nous faut 38 points pour rester en D1. Nous progressons, individuellement et collectivement. Actuellement, un revers 5-0 comme à Achnas ne serait plus possible. L'organisation et le coaching mutuel ainsi que la communication se sont améliorés, les joueurs se trouvent plus aisément, ils sont plus adultes. Nous gérons mieux la pression et évitons de paniquer. Roulers n'est évidemment pas une équipe de format mondial mais il ne devrait pas connaître de problèmes. Certains aspects peuvent être améliorés. Ainsi, en début de championnat, nous avons commis une série de fautes individuelles qui ont été sanctionnées par l'adversaire. Cela nous arrive moins fréquemment car nous soignons davantage notre construction depuis l'arrière mais je regrette que nous prenions l'essentiel de nos points à domicile. En déplacement, tout est plus difficile, notre rendement est trop faible. Notre bilan de deux points est tout simplement trop maigre. Le point pris à Charleroi était mérité mais je ne vois pas de matches que nous aurions vraiment pu prétendre gagner. Nous avons opposé une bonne réplique à Anderlecht et au Standard mais ça n'a pas suffi. Au second tour, je veux prendre plus de points à l'extérieur. Sur nos terres, nous imposons notre jeu, même si beaucoup d'équipes s'y déplacent la peur au ventre et nous opposent un jeu défensif, en groupant beaucoup de monde derrière le ballon. C'est un signe de respect. Je n'aime pas ériger un mur défensif. Je veux développer un beau football. Nous travaillons beaucoup la possession du ballon, nous tentons d'induire une supériorité numérique. Cela marche très bien de la défense à l'entrejeu. Pas encore très bien de la deuxième ligne à l'attaque, surtout en déplacement. Pourtant, nous en avons la volonté. Nous ne pouvons donc pas nous plaindre. JOUEURS UTILISÉS : Annys (7), Barbé (12), Beauprez (8), Biebauw (7), De Vleeschauwer (14), Detremmerie (2), Dufoor (15), El Araichi (15), Eloi (3), Joly (1), Kpaka (13), Lahousse (6), Malki (15), Monteyne (17), Oris (7), Oyen (13), Peeters (17), Raeymaeckers (5), Sierens (10), Smits (13), Soumaré (2), Vaesen (17), Vanderbiest (15). BUTEURS : De Vleeschauwer (4), Dufoor (5), Kpaka (2), Malki (6), Oyen (1), Peeters (1), Raeymaeckers (1), Smits (2), Vaesen (2), Vanderbiest (2). ASSISTS : Barbé (4), De Vleeschauwer (4), Dufoor (4), Kpaka (2), Lahousse (1), Malki (1), Monteyne (1), Oyen (1), Peeters (1). CARTES JAUNES : 27 CARTES ROUGES : 3 PENALTIES : 0 pour (0), 3 contre (3). CORNERS :75 pour, 78 contre. FAUTES : 240 commises, 300 subies. Suite à la blessure et à la méforme de James Lahousse, Dirk Geeraerd a fait appel au chevronné Björn Smits pour évoluer au c£ur de la défense. Il lit bien le jeu et est fort de la tête. Il connaît sa tâche, jauge bien les différentes situations et, à l'instar de Chemcedine El Araichi, il s'illustre par sa continuité. La déception de la sélection. Après son opération au tendon d'Achille et les soucis liés à son implication présumée dans l'affaire Ye, le Français ne retrouve pas son niveau. Il souffre de bobos et digère très mal les durs entraînements de Roulers. Il se repose un peu trop sur son palmarès, aussi. FRÉDÉRIC VANHEULE