Quand Bruges ferme la porte à San Siro et gagne contre Milan, on parle d'exploit (ce qui est vrai et le goal de Mendoza était une merveille)), on loue son dispositif et, dans l'euphorie, on exagère tout y compris l'importance des arrêts effectués par Dany Verlinden. On oublie que des interventions comme les siennes sont à ce niveau plus que monnaie courante et que ce n'est certainement pas grâce à cette prestation qu'il mériterait d'ê...

Quand Bruges ferme la porte à San Siro et gagne contre Milan, on parle d'exploit (ce qui est vrai et le goal de Mendoza était une merveille)), on loue son dispositif et, dans l'euphorie, on exagère tout y compris l'importance des arrêts effectués par Dany Verlinden. On oublie que des interventions comme les siennes sont à ce niveau plus que monnaie courante et que ce n'est certainement pas grâce à cette prestation qu'il mériterait d'être repris chez les Diables. Bravo Bruges ! Quand Mons ferme la porte à Gand, on parle immédiatement de catenaccio. Personnellement, j'appellerai cela de l'incohérence car les Dragons ont fait face aux Buffalos la même chose que les Bleu et Noir face aux Rossoneri. Je me demande ce qui pousse certaines personnes à s'acharner sur Mons en ne faisant pas preuve du moindre esprit critique. Ainsi, comment peut-on laisser dire aux dirigeants gantois que la manière de jouer de Mons est le meilleur moyen de faire fuir les spectateurs ? S'il y a des gens qui sont mal placés pour tenir de tels propos, ce sont bien eux. Je ne remonterai pas au temps de René Vandereycken, car ce ne devait pas être la même direction. Les gens ont la mémoire courte : il y a trois ans, avec Patrick Remy, on avait droit à un spectacle navrant. Mais les patrons gantois étaient heureux, ils visaient l'Europe ! Et l'année suivante, comme les résultats n'étaient pas brillants, le coach français a été renvoyé dans son pays. Cette saison, le jeu de Gand n'est guère plus attirant. Quand on est incapable de se créer une nette occasion de but et de cadrer un tir, il est plus facile de pointer le manque d'initiative de l'adversaire. L'affrontement Gand-Mouscron a constitué le match le plus soporifique de la saison. A Match 1, on a eu droit aux montées au jeu des équipes en début de rencontre et à la reprise, et à la sortie des joueurs à la mi-temps et en fin de partie. Et à Sclessin, les Gantois n'ont certainement pas joué pour gagner. Si c'est vrai que je ne vais pas au stade pour voir de l'antijeu, en tant que supporter de Mons, je ne demande qu'une chose : que mon équipe reste en D1. J'ai assisté aux matches à domicile et s'il n'a parfois manqué que le petit brin de chance pour l'emporter, les prestations sous l'ère de Marc Grosjean n'étaient certainement pas plus enthousiasmantes. Et ne parlons pas de la piètre figuration à Sclessin. Sylvain Durant, Waudrez