Après sept journées de championnat, le LOSC occupait la 17e place de la L1. Le mot crise était tout naturellement de sortie de sortie et la positon du coach, Rudi Garcia, plutôt instable. Mais depuis plus d'un mois, le technicien lillois jubile. Son équipe vient d'enchaîner six succès en championnat et occupe seule la deuxième place. Pour nombreux observateurs hexagonaux, il ne faut pas chercher plus loin l'éventuel trouble-fête à un doublé bordelais tant l'OL et OM, en totale perte de vitesse depuis quelques semaines, semblent déjà résignés.
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Après sept journées de championnat, le LOSC occupait la 17e place de la L1. Le mot crise était tout naturellement de sortie de sortie et la positon du coach, Rudi Garcia, plutôt instable. Mais depuis plus d'un mois, le technicien lillois jubile. Son équipe vient d'enchaîner six succès en championnat et occupe seule la deuxième place. Pour nombreux observateurs hexagonaux, il ne faut pas chercher plus loin l'éventuel trouble-fête à un doublé bordelais tant l'OL et OM, en totale perte de vitesse depuis quelques semaines, semblent déjà résignés. Au LOSC, on essaye de ne pas s'enflammer (" plus on avance plus on s'approche de la fin de série ", lance le capitaine, Rio Mavuba). Mais c'est difficile. Car au-delà des six succès enfilés, c'est la manière qui frappe les esprits. Depuis son succès 4-0 face à Valenciennes le 28 novembre, Lille tourne à une moyenne de 3,8 buts par match. Et la rencontre face à Lyon, où le LOSC était mené 1-3 avant de renverser la tendance pour l'emporter 4-3, a prouvé qu'il était difficile de l'arrêter. L'arsenal de frappe est, il est vrai, impressionnant. Les quatre fantastiques font aujourd'hui la loi en L1 . Eden Hazard, dans son rôle d'ouvre-boîte, émerveille ces dernières semaines. Obraniak apporte sa qualité de frappe, Pierre-Alain Frau a retrouvé un sens du but que l'on pensait pourtant définitivement perdu, et Gervinho est la grande révélation du premier tour. Meilleur buteur du championnat avec onze buts, l'ex-Beverenois est irrésistible dans son rôle d'attaquant décalé sur la droite. " Lille a des perforateurs que l'on ne retrouve plus dans le championnat de France ", explique l'entraîneur monégasque, Guy Lacombe. A mi-parcours, les ambitions ne se résument pas qu'à la compétition domestique puisque le LOSC est toujours en lice en Europa League, après avoir fini deuxième de son groupe derrière Valence, et a tiré Fenerbahçe en 16e de finale. Seul bémol à ce tableau idyllique, la prochaine Coupe d'Afrique des Nations qui devrait piller l'effectif lillois de trois éléments : Gervinho, AurélienChedjou et Willy Aubameyang. Le départ de Chedjou devrait d'ailleurs inciter la direction à recruter un défenseur supplémentaire. MAROUANE CHAMAKH, l'attaquant de Bordeaux, a été élu Sportif marocain de l'année devant l'athlète Amine Laalou, médaille d'or du 800 m aux Jeux Méditerranéens, et le cycliste Abdelaati Saadoune, ce dernier a pris sa revanche dans le sondage de l'agence de presse MAP. PUBLIC : à mi championnat, les affluences de la L1 sont en légère baisse par rapport à la saison dernière : 3 761 954 spectateurs contre 3 927 170. Le décompte n'est pas définitif vu que trois matches ont été remis dont Marseille-Sochaux. L'OM (48.761 spectateurs contre 52 276) arrive en tête. Suivent le PSG (36 107/40 902) et Lyon (35 941/37 394), qui sont aussi en baisse. Bordeaux est en hausse : 29 745/26.950, soit un taux de remplissage de 87,57 % contre 86,1 au stade Vélodrome. MARSEILLE : après le nul blanc contre Saint-Etienne et la défaite face à Auxerre (2-0), le président Jean-ClaudeDassier, a menacé de supprimer les primes de match jusqu'à la fin de la saison. Entre-temps, Laurent Bonnart, le défenseur latéral victime d'une élongation à la cuisse gauche, a annoncé son retour pour la reprise. LOIC PERRIN, le milieu de Saint-Etienne, s'entraîne quasi normalement. Son mal à la cuisse ne le fait plus trop souffrir. NICE est allé en appel de la suspension jusqu'au 31 janvier infligée à Mamadou Bagayoko. L'attaquant malien avait été sanctionné pour " jeu dangereux " et " pour avoir provoqué un incident entraînant l'interruption momentanée du match et avoir tenu des propos grossiers et injurieux envers les officiels ". MERCATO : il s'étendra du 4 janvier au 1er février minuit. THOMAS BRICMONT