La saison passée, à Londres, on le surnommait t-shirt. JunichiInamoto ne constituait qu'un outil de promotion pour Arsenal, le moyen d'écouler des maillots en Extrême-Orient, de profiter de la folie qui y avait éclaté avant la Coupe du Monde. L'international a végété en Réserve et s'est rarement mis en évidence chez le champion. Certes, il a attiré beaucoup de journalistes, mais il ne s'est pas produit une seule fois en c...

La saison passée, à Londres, on le surnommait t-shirt. JunichiInamoto ne constituait qu'un outil de promotion pour Arsenal, le moyen d'écouler des maillots en Extrême-Orient, de profiter de la folie qui y avait éclaté avant la Coupe du Monde. L'international a végété en Réserve et s'est rarement mis en évidence chez le champion. Certes, il a attiré beaucoup de journalistes, mais il ne s'est pas produit une seule fois en championnat. Ce n'est sans doute pas une honte, compte tenu de la qualité du noyau, mais les nombreux supporters japonais d'Inamoto ont été cruellement déçus. Cette année est totalement différente. Le médian de 23 ans d'Osaka s'est mis en évidence face aux Diables Rouges, pendant la Coupe du Monde. On a murmuré son nom à Feyenoord, qui était ravi d' Ono, et au PSV, qui cherchait déjà un successeur à VanBommel, mais c'est Fulham qui a offert un contrat au Nippon. MohammedAlFayed ne le regrette pas. Inamoto marque et délivre des assists comme si ça coulait de source. Zico semble donc avoir raison. Le sélectionneur brésilien a toujours considéré Inamoto comme une star en devenir, ce qui lui avait valu des moqueries. C'est Zico qui a suggéré au jeune homme de faire carrière en football. Son père souhaitait qu'il s'illustre en baseball, qui reste le sport numéro un au Japon, mais Junichi n'a pas suivi la décision paternelle. Comme Suzuki à Genk, Inamoto est suivi par une cohorte de journalistes japonais. Il leur a déclaré que son année à Arsenal ne lui avait pas fait perdre de temps. Inamoto estime n'avoir pas à rougir de n'avoir pas joué, car ce qu'il a appris à l'entraînement lui a permis de briller au Mondial et de jouer à Fulham. Sept internationaux évoluent en Europe. Nakata reste l'idole de son peuple, à cause de son individualisme et de ses allures de star, peu conformes aux habitudes nationales, mais Inamoto, plus calme, plus modeste, est en passe de le détrôner. Inamoto a une valeur commerciale à Fulham aussi: 30% des hits quotidiens du site du club viennent du Japon. Des centaines de Japonais établis aux quatre coins de l'Angleterre assistent aux rencontres de Fulham.Mais que va faire Arsenal? Fulham n'a loué le Japonais que pour une saison, avec option pour trois ans supplémentaires. Inamoto souhaite obtenir un transfert définitif. (P. T' Kint)