Ils sont huit. Huit pays à avoir rêvé de ce Mondial, et à s'en être retrouvés éjectés avant même leur troisième match de poule, qu'ils auront disputé pour sauver l'honneur ou éviter la honte. Quelques mots sur le bord de leur tombe, vu que la suite de la compète va les engloutir dans les tréfonds de l'oubli footballistique.
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Ils sont huit. Huit pays à avoir rêvé de ce Mondial, et à s'en être retrouvés éjectés avant même leur troisième match de poule, qu'ils auront disputé pour sauver l'honneur ou éviter la honte. Quelques mots sur le bord de leur tombe, vu que la suite de la compète va les engloutir dans les tréfonds de l'oubli footballistique. 1. L' Égypte s'est retrouvée out alors que la quasi-totalité des équipes n'avaient pas démarré leur deuxième match, ça la fout mal ! Et puisqu'on parle de Salah, c'est sûr que Sergio Ramos est pour l'éternité le pire ami de Mohamed (tu saisis ? ) : car va savoir si un Salah rétabli à 100 % n'aurait pas qualifié les Pharaons ! Mystère, faudra demander au Sphinx, il aime les énigmes... Mohamed Elneny n'a pas crevé l'écran, nenni, nenni, nenni. Quant à Trezeguet, il aurait mieux fait de se coller son vrai nom dans le dos, c'est quoi cette marotte ? ! Si la FIFA continue d'autoriser les sobriquets, ça va nous mener loin question couillonnades sur maillot... 2. Arabie saoudite, quand j'étais petit, ça s'écrivait et se prononçait Arabie séoudite. C'était mieux, ça permettait les calembours à la con, du style L'Arabie, c'est où, dites ? Par la grâce du foot, je sais mieux maintenant où c'est, mais je n'ai pas regardé Égypte-Arabie, faut pas déconner : y'a déjà trop de matches sans ceux qui comptent pour du beurre, rance en l'occurrence ! Je sauve malgré tout du naufrage Yasir al-Sharani, leur back gauche plaisamment teigneux. Ah oui, on dit aussi que le capitaine saoudien a présenté des excuses au prince héritier après le 5-0, c'est n'importe quoi : vous imaginez Eden Hazard demander pardon au Roi Philippe si nous foirons trop tôt ? 3. Le Maroc gagne le prix 2018 du couillonné d'anthologie, sans même compter son 2-2 frustrant contre l'Espagne : car quand tu perds deux fois 1-0, tu n'es pas loin d'avoir pu rêver d'un double 0-1... Le top de mon empathie va à Aziz Bouhaddouz : entrer au jeu à la 76e et péter un autobut à la 94e d'une splendide tête plongeante, c'est prendre un abonnement pour le même cauchemar ad vitam. 4. Autre double défaite 1-0, le Pérou fut pareillement victime de cette saloperie d'aléatoire footeux lié aux scores étriqués. Mais je retiendrai les jumeaux blonds oxygénés de leur flanc droit : avec Luis Advincula derrière, et surtout cette grande bombe d' André Carrillo devant lui, ça dédoublait joliment. 5. Le Costa Ricaa fait de la résistance, grâce à Keylor Navas, qui prouve dans une équipe pas fortiche qu'il mérite d'être le gardien d'un club fortiche. Bryan Ruiz fut un capitaine fantôme, et je vais arrêter d'attendre qu'éclose enfin Joel Campbell, qui fut si bon en 2014, mais qui n'a rien foutu depuis. Je crois même qu'il grossit. 6. La Tunisie complète la débâcle maghrébine. S'étant ramassé 7 buts en 2 matches, elle n'a pas comme d'autres la consolation d'avoir résisté héroïquement. C'était peut-être l'équipe candide de l'édition 2018. En tout cas Wahbi Khazri, son attaquant-capitaine, m'a donné l'impression peu banale d'être un mec gentil, fair-play, non-violent, aimable au sens strict, comme on en voit quasi jamais sur les terrains : des qualités qui ne paient pas ! 7. Petit Poucet présumé, le Panama le fut. Et je confesse avoir aussi brossé son 3e match face aux Tunisiens, évidemment, je me concentrais sur nos Diables ! Mais je me repasserai en boucle les scènes de joie des supporters panaméens lors du but contre l'Angleterre : pour me rappeler ce que doit être l'amour du foot, au lieu de ce qu'il est trop souvent... Ce qui ne m'empêche pas de me demander comment cette équipe, lors des éliminatoires/CONCACAF, a réussi un 0-0 à domicile et n'a perdu qu'1-0 en déplacement contre le caïd mexicain ! 8. Last, but seul européen tôt évincé, la Pologne. Rien à regretter, débâcle d'autant moins regrettable que son ranking FIFA inattendu lui avait valu d'être tête de série. Je sors juste Maciej Rybus du triste lot. Robert Lewandowski ne pouvait rien faire seul ? Mouais. C'était même à se demander l'inverse : s'il n'est pas surcoté au Bayern, parce qu'il y est encadré comme un coq en pâte... Y'a qu'un moyen d'avoir la réponse, c'est échanger en club Robert et Romelu ! Je le dis sans rire, ou rien qu'un peu.