Le retour de Slavo Muslin n'est pas encore garant de succès à Daknam. Pire, sous la direction du Serbe, Lokeren a essuyé deux revers de rang, dont un contre le Lierse. Le niveau du jeu est aussi inquiétant que le classement du Sporting.
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Le retour de Slavo Muslin n'est pas encore garant de succès à Daknam. Pire, sous la direction du Serbe, Lokeren a essuyé deux revers de rang, dont un contre le Lierse. Le niveau du jeu est aussi inquiétant que le classement du Sporting. Olivier Doll : Oui, d'autant que nous visions le top cinq. Après cinq journées, nous étions optimistes mais depuis, nous n'avons cessé de gaspiller des points tout en jouant mal. Nous avons encore l'occasion d'éviter la catastrophe mais il faut un net revirement. Chacun doit se regarder dans le miroir. Des erreurs ont été commises à tous les échelons du club. Notre groupe recèle nettement moins de qualités que la saison précédente. On peut compenser cette carence en affichant plus de caractère mais certains ne sont pas conscients de la gravité de la situation. Ce ne sont pas l'entraîneur ni quelques transferts qui vont faire la différence. Nous devons nous battre les uns pour les autres, or nous ne sommes pas animés de cette flamme, de cette rage de vaincre. Oui, comme dans toutes les équipes qui végètent en bas de classement. Nous ne sommes pas libérés, nous manquons de confiance. Néanmoins, nous devons être aptes à prendre nos responsabilités. Pour être franc, je me sens aussi impuissant que les autres. Nous manquons de créativité et d'opportunisme, d'un homme capable de décadenasser un match d'un coup de génie. Bien sûr, même si je ne peux pas reprogrammer le disque dur de mes collègues. Je le trouve très professionnel dans sa conception du football, ses entraînements et ses contacts avec le groupe. La direction a paniqué après la défaite en Coupe contre l'Antwerp et le revers contre Westerlo. Je suis désolé qu'il ait été victime de notre mauvais jeu. Sans autodiscipline, on n'arrive à rien. Ceux qui ne pratiquent pas l'autocritique ne convaincront jamais un entraîneur. Cela nous fait sans doute défaut. On ne pourra juger Muslin qu'après la trêve, quand il aura eu le temps de placer ses accents et d'adapter sa tactique. FRéDéRIC VANHEULE