Le départ de Sambegou Bangoura laisse des traces plus profondes qu'on ne le pensait au pays de Waes. Durant toute la préparation, Paul Put a bien dû constater que son attaque était limitée, au point d'être impuissante. Il a successivement essayé Alhassane Issoufou, Hans Eric Ekounga, Patrick Zoundi, Marel Baldvinsson et Aboubacar Fofana. Aucun de ces attaquants n'a été impérial dans la conservation du ballon, le jeu de tête ou l'opportunisme devant le but. En plus, le duo Roger Lambrecht- Willy Verhoost n'a pas accédé à la demande de l'entraîneur de recruter plus de Belges, ce qui ne fait que ren...

Le départ de Sambegou Bangoura laisse des traces plus profondes qu'on ne le pensait au pays de Waes. Durant toute la préparation, Paul Put a bien dû constater que son attaque était limitée, au point d'être impuissante. Il a successivement essayé Alhassane Issoufou, Hans Eric Ekounga, Patrick Zoundi, Marel Baldvinsson et Aboubacar Fofana. Aucun de ces attaquants n'a été impérial dans la conservation du ballon, le jeu de tête ou l'opportunisme devant le but. En plus, le duo Roger Lambrecht- Willy Verhoost n'a pas accédé à la demande de l'entraîneur de recruter plus de Belges, ce qui ne fait que renforcer son sentiment d'impuissance. L'arrivée de Zvonko Milojevic réveille Mladen Dabanovic et Sven Van der Jeugt, qui n'ont pas toujours été des modèles de concentration dans le passé. Lokeren dispose maintenant de trois gardiens de niveau comparable, mais l'expérience et la sérénité de Milojevic pourraient être déterminantes. Il dirige plus la défense, en français et en néerlandais, mais sa relance du droit est perfectible. La défense semble plus sûre, grâce au duo central, formé par Suvad Katana, bon technicien et capable de protéger le ballon, et Lezou Doba, athlétique et fort de la tête. Cependant, quand ils récupèrent le ballon, il leur arrive de se livrer à trop de fantaisies dangereuses. Mamadou Diallo, jeune, mais sobre et doté d'un bon bagage technique, et Patrice Zéré constituent des alternatives. A gauche, Mohama ZanzanAtte-Oudeyi et Mamadou Coulibali sont en balance. La saison passée, Atte-Oudeyi a été loué au GBA. Il est fort de la tête, il est plus discipliné et a une bonne vista mais ne joue pas en profondeur. Il apprécie moins les risques que Coulibali, qui a un meilleur jeu de position et est capable de lancer des actions intéressantes. A droite, Ibrahima Sory Conte n'a pas de concurrents. C'est dommage, car il pense en termes trop offensifs, ce qui l'incite à négliger ses tâches défensives, et en plus, il prend trop de cartes. La clef du succès de l'équipe. On ne doit pas y apporter de corrections. Arnar Gretarsson et Arnar Vidarsson sont les chefs d'orchestre, grâce à leur technique et à leur talent. Avec Runar Kristinsson, ils assurent une circulation rapide du ballon. A droite, Davy De Beule est une certitude : il a un bon abattage, s'infiltre aisément et est opportuniste devant le but. De l'autre côté, compte tenu de la blessure de Christian Van Hoeylandt, on retrouve le Camerounais Francis Moubourou Ambane, dont on attend à peu près la même chose que de De Beule. Ambane est surnommé la Flèche. Il est rapide, mais ses passes ne sont pas toujours parfaites. Le problème. Baldvinsson travaille beaucoup pour l'équipe mais ne peut conserver le ballon, son timing aérien et la pertinence de ses percées ne sont pas parfaits. Zoundi, qui accuse un retard de condition, est plutôt un ailier. Ekounga est un bon coureur mais manque de technique, de vitesse et d'opportunisme et n'est donc pas titulaire. Alhassane n'a pas une vitesse d'exécution parfaite, ce qu'il ne peut compenser par sa vivacité. La solution ? Avancer Kristinsson d'un cran, là où il pourra geler le ballon et adresser ses passes subtiles aux avants. Le manque de gabarits et de power peut avoir de graves conséquences. La quatrième place, inespérée, de Lokeren, en a fait planer certains. Au lieu de poursuivre sur les fondations de la saison passée, le club doit reformer une équipe. On a envisagé de modifier la tactique, qui avait été garante de succès pendant deux ans, mais finalement, le Sporting s'en tient à son 4-4-2, avec Kristinsson comme deuxième avant en décrochage. Le président, Roger Lambrecht, espère toujours opérer la jonction avec Anderlecht et le Club Brugeois mais pour cela, il sera indispensable d'engager un bon avant, qui marque facilement. Car qui va le faire, à part les Islandais sur les phases arrêtées ? n