La Tchéquie a essuyé des revers étranges aux championnats d'Europe. En 1996, en finale, elle a perdu suite au golden goal d' OliverBierhoff. En 2004, le silver goal de Traianos Dellas en demi-finales, face à la Grèce, futur vainqueur, lui a été fatal. Cette fois, avant même le début du tournoi, la Tchéquie souffre de l'absence de son meneur, Tomas Rosicky. Pourtant, les joutes continentales constituent un rendez-vous régulier de la Tchéquie. Elle a même été sacré championne d'Europe en 1976, alors qu'elle formait encore la Tchécoslovaquie. Depuis la scission du pays en 1993, la Tchéquie a participé aux quatre tours finaux de l'EURO, chaque fois en terminant première de sa poule de qualification. La phalange actuelle peut se hisser une dernière fois au panthéon, avant les adieux de plusieurs grands joueurs.
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La Tchéquie a essuyé des revers étranges aux championnats d'Europe. En 1996, en finale, elle a perdu suite au golden goal d' OliverBierhoff. En 2004, le silver goal de Traianos Dellas en demi-finales, face à la Grèce, futur vainqueur, lui a été fatal. Cette fois, avant même le début du tournoi, la Tchéquie souffre de l'absence de son meneur, Tomas Rosicky. Pourtant, les joutes continentales constituent un rendez-vous régulier de la Tchéquie. Elle a même été sacré championne d'Europe en 1976, alors qu'elle formait encore la Tchécoslovaquie. Depuis la scission du pays en 1993, la Tchéquie a participé aux quatre tours finaux de l'EURO, chaque fois en terminant première de sa poule de qualification. La phalange actuelle peut se hisser une dernière fois au panthéon, avant les adieux de plusieurs grands joueurs. La Tchéquie ne manque pas de vedettes expérimentées, comme les deux joueurs de Nuremberg, Jan Koller et Tomas Galasek, le gardien de Chelsea, Petr Cech et le défenseur central Tomas Ujfalusi. L'arrière gauche Marek Jankulovski et Milan Baros constituent aussi des éléments fiables. Ce qui soude beaucoup cette équipe, c'est la volonté de joueurs comme Koller et Galasek qui souhaitent mettre fin à leur carrière internationale en réalisant un tournoi de qualité. Improvisation est le mot-clef de l'équipe. Karel Brückner évolue, sur papier, en 4-3-2-1. Koller est l'avant-centre qui réclame le ballon et attend que les médians surgissent de la deuxième ligne, laquelle se compose d'un seul monument, Baros, suite au forfait douloureux de Rosicky (Arsenal). Il devrait être assisté par Libor Sionko (FC Copenhague). " Nous tentons de développer notre propre style sans nous occuper de l'adversaire ", déclare Brückner. Le sélectionneur ne se formalise pas des critiques, qu'elles émanent du terrain ou d'ailleurs. Sinon, il aurait renoncé depuis belle lurette aux services de Galasek, qu'on prétend trop lent devant la défense. Mais le coach maintient sa confiance à son joueur, qui lit parfaitement le jeu. Les internationaux tchèques sont toujours prêts à se produire pour leur équipe nationale, qu'ils soient sous contrat dans un grand club européen ou pas. Aucun ne se laisse rebuter par une éventuelle surcharge. L'attrait des retrouvailles fait l'effet d'un aimant sur Koller, Jankulovski et Cech. Outre cette homogénéité et cet esprit de famille, les Tchèques s'appuient sur de solides automatismes. Brückner dispose d'une phalange aux contours bien définis, même en l'absence de Rosicky. Chaque acteur de l'équipe de base s'appuie sur une expérience de quelques 50 matches internationaux. La sérénité que dégage l'équipe déteint sur Cech. Big Pete est un des meilleurs gardiens du monde et le plus célèbre depuis qu'il porte un casque. Dans les moments difficiles, il est capable de garder l'équipe dans le match. Brückner s'appuie aussi sur ses attaquants, Koller et Baros. Ce dernier jouit du soutien particulier du sélectionneur. " Les critiques prétendent qu'il ne marque pas assez et que je devrais l'écarter ", s'énerve Brückner. " Moi, je sais que Milan a toujours été performant en équipe nationale, comme Jan ". L'absence de Rosicky est un coup dur. L'ancien stratège de Dortmund est le chef d'orchestre de l'équipe. On ne le surnomme pas Mozart pour rien. Suite à des problèmes récurrents au genou, le médian de 27 ans a dû déclarer forfait. " C'est une perte sèche ", se plaint Brückner. " Avant tout parce qu'il aurait pu devenir un des meilleurs joueurs du tournoi ". On avait évoqué le retour de Pavel Nedved (Juventus) mais le vétéran a tenu bon : il ne se produira plus en équipe nationale. L'équipe manque globalement de qualités et d'expérience sur le banc, et ce dans toutes les lignes. Cech est aussi difficile à remplacer que Koller, le phare dans la tempête. Fait marquant, cette saison, beaucoup de joueurs ont été blessés. Pour certains, la quête de leur meilleure forme a pris la tournure d'une mission impossible. Jankulovski, incontournable, souffre du genou depuis le début de la saison et n'a donc pas été aussi régulier qu'il en a l'habitude à Milan. Baros a été dans le même cas à Portsmouth. Jusqu'à présent, cependant, Brückner est toujours parvenu à rendre sa forme à son équipe pendant les stages. Les Tchèques sont superstitieux. Alors qu'ils disputent tous leurs matches du premier tour en Suisse, à Bâle et à Genève, ils se sont installés à Seefeld, en Autriche. Les footballeurs y avaient effectué un stage avant l'Euro 2000 et se sont attachés à ce charmant patelin autrichien. Brückner entretient aussi des relations chaleureuses avec ses footballeurs. Il a dirigé bon nombre d'entre eux alors qu'il s'occupait, avec succès, des - 21 ans, de 1988 à 2001. Il les connaît et les aime. La liste de ses poulains commence avec Baros et Cech, elle s'achève avec Jaroslav Plasil et Jan Polak. Pourtant, les adversaires de Brückner lui reprochent cette fidélité.