Guido Brepoels (Saint-Trond)

On ne saura jamais si Saint-Trond serait descendu s'il était resté à la barre. En cours de saison dernière, il a été limogé par le nouveau président un peu paniqué par la tournure des événements. Aujourd'hui, le voici de retour " chez lui ", à la tête d'un club auquel il s'identifie parfaitement.
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On ne saura jamais si Saint-Trond serait descendu s'il était resté à la barre. En cours de saison dernière, il a été limogé par le nouveau président un peu paniqué par la tournure des événements. Aujourd'hui, le voici de retour " chez lui ", à la tête d'un club auquel il s'identifie parfaitement. " Chez moi ? Peut-être, mais beaucoup de choses ont changé durant mon absence. Le complexe d'entraînement a été modernisé, de nouveaux joueurs sont arrivés. De mon côté, je n'ai pas perdu mon temps. J'ai profité de ma période d'inactivité pour me recycler. Je me suis notamment rendu à Heracles Almelo, qui joue aussi sur un terrain synthétique. L'entraîneur PeterBosz m'a expliqué comment il fallait s'entraîner sur cette surface. Ses conseils semblent porter leurs fruits : on a peu de blessés cette année, alors qu'on en a eu beaucoup l'an passé. On apprend tous les jours. " Saint-Trond fait partie des nombreux candidats au titre. " La D2 est très relevée, mais je préfère cette situation-ci à celle d'il y a quatre ans, lorsqu'on a eu besoin de 80 points pour monter. "C'est une petite révolution qui s'est produite au RBDB. AlainBattard, le manager qu'on pensait inamovible, a quitté le club. MarcelloCesaro a pris le relais. L'homme est manager chez bpost. " Mais je suis parvenu à diminuer mon temps de travail, ce qui me permet de consacrer davantage de temps au RBDB. " Son objectif est de professionnaliser le club. " Je veux constituer autour de moi une équipe de collaborateurs compétents, qui ont des responsabilités et qui puissent s'épanouir dans leur tâche. C'est peut-être une différence avec mon prédécesseur, qui avait tendance à tout centraliser. "Au niveau sportif, la collaboration avec Valenciennes s'avère fructueuse. Et elle fait naître le club à l'ambition. " Lorsqu'on se retrouve dans l'antichambre, on a toujours l'ambition de rejoindre la chambre. Cela ne se fera pas en un an, on se donnera le temps. Dans cinq ans, à mon avis, on pourra l'envisager. "Il est le nouveau directeur sportif de l'AS Eupen. Catalan, il a travaillé pour le FC Barcelone où son plus beau fait d'armes est d'avoir fait venir Lionel Messi. S'il a débarqué à l'AS Eupen, c'est évidemment parce qu'il a décidé de travailler pour l'académie Aspire. Il est même à l'initiative du projet. " L'Amérique du Sud a déjà été explorée à profusion. L'Afrique regorge elle aussi de jeunes talents, mais personne n'en prend soin. "Les 15 joueurs débarqués à Eupen en provenance de l'académie Aspire sont donc tous Africains, quoi que de différentes nationalités : camerounaise, sénégalaise, ivoirienne... " Les meilleurs joueront ", assure Colomer qui est ambitieux. " On sait que monter directement est difficile. Mais lorsqu'on sera en D1, ce ne sera pas pour y faire de la figuration : on veut faire de l'AS Eupen l'un des grands clubs belges. "A-t-il bien mesuré l'ampleur de la tâche ? Voilà encore un ancien international belge qui mériterait sans doute de recevoir une chance au plus haut niveau comme entraîneur. " Que voulez-vous ? Les entraîneurs de D1 constituent un cercle fermé ", regrette-t-il. " C'est un jeu de chaises musicales : l'un s'en va et un autre prend sa place. On actionne le carrousel. Une centaine d'entraineurs ont le diplôme URBSFA requis. Il n'y a pas de place pour tout le monde. En plus, des étrangers débarquent. Si j'ai opté pour Saint-Nicolas, c'est parce que le club compte sur un président extraordinaire. On a la garantie d'être payé en heure et en temps. Les ambitions sont modestes : se sauver plus tôt que la saison dernière, où l'on a dû attendre les dernières minutes de la dernière journée. On n'a pas de grand nom dans l'effectif. "Pas de grands noms ? Et Kompany ? Il est vrai qu'il doit encore se faire un prénom : François ! " Le frère de Vincent est le dernier arrivé. On l'a pris dans le noyau parce qu'on manque de gauchers. Il connaît les règles : c'est à lui de travailler pour essayer de s'imposer. A 24 ans, on lui offre une nouvelle chance. " Formé en son temps à Anderlecht, il se révèle à Roulers. On le croit parti pour le Standard mais il se ravise et signe au Lierse. Le voilà maintenant à Saint-Trond... en D2. " Pourquoi Saint-Trond ? Parce que j'ai envie de retrouver du plaisir sur un terrain de football, voilà tout. Ce plaisir, je l'ai perdu au Lierse. Un mauvais choix de carrière, je ne le cache pas. Je ne me suis jamais senti à l'aise là-bas. Si je regrette de ne pas avoir répondu favorablement à l'appel du Standard, il y a trois ans ? Je ne veux pas reparler du passé. Mon objectif, c'est de reprendre goût au ballon rond, de retrouver mon niveau et de réintégrer la D1... si possible avec les Canaris, dès cette saison. Je n'ai jamais que 24 ans. "C'est l'un des transferts français dont le RBDB attend beaucoup. Un parcours chahuté. Formé à Arras, il signe à Beauvais (D3) en 2006. Il s'impose très vite et fête une première sélection avec la République du Congo en janvier 2008, contre l'équipe de France A' (il compte actuellement 11 sélections). Sa rigueur et sa percussion lui permettent de devenir une pièce maîtresse de la défense beauvaisienne. Lors de l'été 2009, il décide de ne pas prolonger en Picardie, mais ne trouve pas de club. Finalement, il atterrit durant l'hiver au FC Ceahlaul Piatra Neamt, en Roumanie. En juillet 2010, il rejoint le club d'Oldham Athletic, mais au bout de deux apparitions et une blessure en sélection nationale, il est libéré par le club le 18 octobre 2010. Retour à Beauvais en janvier 2011. Dans le Borinage, il devrait évoluer à l'arrière droit. A la fois technique et puissant, le RBDB attend de lui qu'il devienne un patron défensif. Avec ses 67 ans, il est le doyen des entraîneurs de l'élite. Il devance largement Cis Bosschaerts (l'entraîneur de Heist depuis 12 ans, un club qu'il a fait monter de P2 en D2) et Manuele Domenicali (le nouvel entraîneur italien de Visé) qui ont tous deux 55 ans. Les plus jeunes sont Noureddine Zaiour (32 ans, du FC Brussels), Frederik Vanderbiest (34 ans, d'Ostende) et Sergeï Serebrennikov (35 ans, le joueur-entraîneur de Roulers). Avec ses 39 ans, il est le doyen des footballeurs de D2. S'il termine la saison, il franchira le cap des 40 ans, puisqu'il est né en avril. Sur le " podium " de la longévité, on trouve avec 37 ans le défenseur d'Alost Predrag Filipovic et le gardien de Saint-Nicolas Ivan Willockx. Il est l'homme qui a empêché La Louvière de rejoindre la D2. Lors du dernier match du tour final de D3, Audenaerde a battu les Loups aux tirs au but. Une promotion inattendue pour ce club qui n'a plus évolué dans l'antichambre depuis 1980. " Inattendue, oui et non. On s'était déjà qualifié pour le tour final la saison précédente, mais on n'avait pas pu y participer parce qu'on n'avait pas demandé la licence pour la D2. Cette année, on l'a demandée et on a eu raison. Le club reste amateur. On s'entraîne le soir. On peut compter sur quelques trentenaires expérimentés, dont certains anciens de Zulte Waregem, comme LudwinVannieuwenhuyze et StijnMeert, qui ont choisi d'effectuer un pas en arrière, en combinant sport et boulot. " Le défenseur central, formé à Bruges où il a joué de 2001 à 2008 (il compte deux sélections chez les Diables Rouges), a passé quatre ans à Heracles Almelo, aux Pays-Bas. Il voulait revenir en Belgique pour des raisons familiales : blessé en octobre, il a commencé sa rééducation près de chez lui, mais lorsque son club lui a demandé de revenir la poursuivre dans le nord de la Hollande, l'éloignement a trop pesé. Après avoir mis fin à son contrat en janvier, c'est à Westerlo qu'il s'engage. A 32 ans, il devrait encore rendre bien des services. Tintin à Eupen, ce n'est pas le titre du dernier album d' Hergé. Tintin, c'est le surnom du nouvel entraîneur de l'AS Eupen, désigné par l'académie Aspire. De son vrai nom, BartoloméMarquezLopez. Une référence. Ce Catalan a réalisé l'essentiel de sa carrière de joueur à l'Espanyol Barcelone, où il a joué de 1982 à 1988 comme milieu de terrain. Son plus beau fait d'armes est un hat-trick lors d'un match contre le FC Barcelone remporté 5-3. En 1988, l'Espanyol atteint la finale de la Coupe de l'UEFA contre Leverkusen. Mais JavierClemente, l'entraineur de l'époque, ne compte pas sur lui et il décide de s'en aller. Il joue encore six saisons à Figueras en D2 puis revient à l'Espanyol comme entraîneur. D'abord chez les jeunes, puis adjoint de MiguelAngelLotina en 2004 et d' ErnestoValverde deux ans plus tard, et enfin entraîneur principal. Depuis quelques années, il travaille pour Aspire. Dans l'entrejeu de l'AS Eupen, il formait le triangle magique avec EnesSaglik et FlavienLePostollec. Si les deux autres ont trouvé de l'embauche en D1 (à Lokeren et à Mons respectivement), il s'est engagé pour trois ans à Visé malgré un intérêt de Waasland-Beveren. " On peut viser le haut du tableau avec cette équipe ", estime-t-il. IoannisMasmanidis est un meneur de jeu germano-grec de 29 ans. Une taille modeste (1m74), mais une grande créativité et un sens du but prononcé (14 goals avec les Pandas la saison dernière). Sa carrière l'a mené successivement à Leverkusen (où il est né), Karlsruhe, Bielefeld et Nuremberg, avant un exil à Chypre (Apollon Limassol, où il remporte le titre, puis Anorthosis Famagouste) et en Grèce (Ethnikos Le Pirée). Bref retour en Allemagne, à Wehen Wiesbaden, avant son arrivée en Belgique la saison dernière. Un grand talent, mais parfois indiscipliné, dit-on. Il devrait apporter beaucoup au club de la Cité de l'Oie. On dit qu'il a l'étoffe d'un futur entraîneur de D1. " Et c'est effectivement mon objectif ", confirme-t-il. " A 46 ans, je commence à prendre de l'âge et à m'impatienter. J'espère que cela viendra le plus tôt possible. Pourquoi pas avec le White Star ? Ce serait l'idéal. Mais avant d'y songer, il faut stabiliser le club dans l'antichambre. Le passage au professionnalisme peut se révéler intéressant pour moi, dans l'optique d'une promotion personnelle. J'ai déjà eu l'occasion de travailler comme pro à Tubize, mais pas au plus haut niveau. J'ai aussi déjà eu des propositions de D1 : une l'an passé, l'autre le mois dernier. Le contexte était un peu difficile et comme je suis un homme de parole qui respecte ses engagements, je n'ai pas voulu quitter le White Star. Aujourd'hui, je constate que le club en question a engagé un entraîneur plus jeune que moi. "On croit deviner... Il est le n°2 du LOSC, derrière le président MichelSeydoux. Que fait-il alors dans cette présentation de la D2 belge ? le LOSC a acquis 51 % des parts du RMP et c'est lui qui prend les décisions. " Le LOSC a besoin de pouvoir compter sur un club évoluant à un niveau intermédiaire pour aguerrir ses jeunes joueurs ", explique-t-il. " Aujourd'hui, le championnat CFA ne remplit pas suffisamment ce rôle. Nous espérons rapidement voir monter le RMP en D1 pour améliorer davantage notre post-formation. " Qui est-il ? " Je suis né à Paris, j'ai vécu ma jeunesse en banlieue et j'ai ensuite poursuivi mes études dans le sud, à Toulouse. J'ai tout de suite travaillé dans le sport. D'abord dans le football américain. Je me suis occupé d'un club, avant de rejoindre la fédération française, puis à la fédération mondiale. J'ai aussi travaillé pour le Stade Français. Et puis, LucDayan m'a appelé au LOSC lorsqu'il a racheté le club en 2000. Je suis directeur marketing la première année. Puis, j'ai l'opportunité de devenir directeur des opérations. " Avant cela, on l'a retrouvé sur les... plateformes pétrolières pendant près de deux ans ! " Honnêtement, c'était un boulot chiant, mais grâce à cela, j'ai rencontré 40 nationalités différentes. Cela permet d'apprendre beaucoup sur le monde... "Il a fait monter le RMP de Promotion en D2, le voilà directeur technique de Tubize. Des divergences de vues avec les nouveaux décideurs français l'ont poussé vers la sortie. " Je n'ai pas eu le temps de ruminer ma déception. Au lendemain de mon éviction, Tubize m'a contacté. J'entraîne encore tous les jours, mais plus l'équipe Première. J'assiste cependant aux entraînements de DanteBrogno. " Ne se retrouve-t-il pas dans la situation de l'arroseur arrosé ? Après tout, c'est lui qui a poussé au rapprochement avec Lille ! " J'approuve presque toutes leurs décisions... même mon éviction ! Ce que je n'approuve pas, c'est qu'ils ont fait fi de l'identité mouscronnoise. On a eu des discussions à ce sujet. Pour moi, une parole est sacrée. J'ai commencé dans la Bourse à 21 ans et j'ai toujours respecté ce principe. On a gommé d'un coup les deux montées. Je ne parle pas pour moi, mais pour mon staff qui a dû se retirer. En deux temps, avec une équipe toute neuve, on a joué 95 matches et on n'en a perdu que quatre, tous par 1-0. On snobe aussi notre site d'entraînement. D'accord pour Luchin, mais pas tous les jours. Néanmoins, je ne me fais pas de souci : le RMP sera champion avec dix points d'avance. Déjà, avec l'équipe de la saison dernière, j'étais sûr de terminer dans le top 5. Alors, avec tous les renforts... "Saint-Jean a aussi quitté le Futurosport. " J'y ai encore travaillé quelques jours, mais ce n'était plus possible de combiner avec Tubize. "Le retour de l'enfant prodige, en quelque sorte. Formé au FC Brussels, il revient dans son club pour y signer son premier contrat professionnel, après une saison à l'académie Nike de Londres qu'il a intégrée après avoir gagné un concours. Une expérience enrichissante à tous points de vue. " J'y ai vécu à un rythme professionnel ", raconte-t-il. " Deux entraînements par jour, des matches de haut niveau. L'académie est parrainée par ArsèneWenger. " Suivi par des clubs italiens et espagnols, il opte pour un retour au FC Brussels pour une raison bien simple. " Le fait que NoureddineZaiour ait repris l'équipe a compté. Je l'ai déjà eu comme entraîneur en U19 et je le connais très bien. " Ailier de petite taille, FabioTonini a directement trouvé ses marques : il a inscrit deux buts à Dilbeek pour son premier match amical. Après avoir été le président de l'Excelsior, cet avocat est désormais le président du RMP où il succède à ClaudeVermeersch. Quel pouvoir de décision a-t-il alors que le LOSC détient désormais 51 % des parts ? " Je m'efforce d'être opérationnel. Je prends les décisions en concertation avec les dirigeants français. Je gère le club au quotidien. Et j'essaie de réaliser les différents objectifs. Ceux-ci sont au nombre de trois : 1° Exister. Après avoir vécu les affres d'une faillite avec l'Excelsior, je sais ce que cela signifie de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. 2° Durer. Le RMP n'est pas là pour trois et quatre ans, mais pour longtemps. 3° Gagner. C'est toujours l'ambition d'un club sportif. Le RMP envisage, à plus ou moins brève échéance, de réintégrer la D1. Mais si l'on devait passer une ou deux saisons en D2, ce ne serait pas un drame. " En juin 2011, il fait monter Mons. Des tensions surgissent et il est limogé en février 2012. Il part à Charleroi, qu'il fait monter en D1. Les négociations avec AbbasBayat, pour une prolongation, traînent en longueur. Lassé, il fait savoir qu'il ne peut pas attendre plus longtemps. Il trouve finalement de l'embauche à l'Antwerp. Avec quel objectif ? Devinez ! DennisvanWijk, c'est le spécialiste des montées en D1. Il a déjà réussi le coup avec Ostende et Roulers également. " Pour la première place, ce sera difficile ", prévient-t-il. " Pourquoi pas via le tour final ? Je suis aussi un spécialiste de cette mini-compétition. " Il affirme ne pas regretter son passage dans le sud du pays. " J'en garde de bons souvenirs. Simplement, j'estime que mon travail n'a pas été apprécié à sa juste valeur. J'ai fait monter deux clubs wallons en D1. J'ai procuré du bonheur aux gens... et aussi du travail aux journalistes francophones, qui n'avaient que le Standard et Anderlecht à se mettre sous la dent avant cela. "Il était l'un des dirigeants en vue de la Pro League. Il avait même élaboré un plan à lui pour la réforme du football belge, comprenant 24 équipes pro réparties en une D1 et une D2, avec des vases communicants. Il n'imaginait pas que lui-même serait confronté à la D2. Après 15 années parmi l'élite, voilà Westerlo dans l'antichambre. " Et nous avons intérêt à ne pas y rester trop longtemps ", annonce-t-il. " La première saison, nous pourrons encore compenser avec le parachute offert aux descendants. Mais après, notre faible assistance ne nous permettra plus de compenser la perte des droits TV. Il y a sans doute intérêt à constituer un petit bas de laine pour les saisons futures, au cas où notre séjour dans l'antichambre se prolongeait. Nous n'avons plus que trois étrangers dans l'effectif, contre 21 Belges. Nous comptons sur un mélange entre jeunes et joueurs expérimentés. Notre nombre d'abonnés est réduit de moitié : de 1.500 à 800. En revanche, nos sponsors et VIP sont restés à 90 % fidèles. "L'homme fort du seul club sans président est toujours marchand de fromage, même s'il a déjà vendu 80 % des parts de son entreprise, et compte se lancer dans la politique, auprès de la N-VA. " Parce que Westerlo est dominé, depuis la nuit des temps, par le CD&V qui n'y rencontre guère d'opposition ", justifie-t-il. " Mais je ne délaisserai jamais le football, qui reste ma passion. "" Le jour où Wijnants s'en va, c'est la fin pour Westerlo ", prédit JanCeulemans qui a lui-même mis un terme à l'aventure et a cédé le relais à son ancien adjoint, FrankDauwen. " Il a l'expérience, je ne me fais pas trop de soucis ", assure Wijnants. " Et le T2, BarryHulshoff, a aussi une grande carrière de joueur derrière lui. " Après avoir essayé tous les entraîneurs possibles et imaginables, JohanVermeersch innove en donnant sa chance à un jeune coach inexpérimenté qui connaît parfaitement la maison où il a grandi. " Je travaille au Brussels depuis cinq ans ", explique Noureddine Zaiour. Je me suis occupé des jeunes en montant progressivement de catégorie : U17, U19 et Réserve l'an passé. L'équipe Première s'inscrit comme une suite logique. Un beau défi, aussi. J'avais en poche une proposition de Michel De Wolf pour le RWDM, mais je ne pouvais pas laisser passer cette chance. " Licencié en éducation physique, Zaiour prône un football offensif et attractif. Il espère pouvoir combiner le résultat et la manière. " Les gens se déplacent au stade pour voir un spectacle. Mais je ne dois toutefois pas oublier la réalité d'un entraîneur : il doit avoir des résultats. " Zaiour a l'avantage de bien connaître les jeunes, qu'il a formés. PAR DANIEL DEVOS