1. Comment vas-tu ? Il y a quelques semaines, l'entraîneur a déclaré qu'il se réjouissait de te voir arriver à l'entraînement sans bandages.

J'en suis désormais délivré. À la fin de la saison, je me suis occasionné une légère blessure au genou. Elle m'a causé quelques problèmes au début de cet exercice mais le chapitre est désormais clos.

2. Pourquoi Courtrai est-il aussi irrégulier jusqu'à présent ?

Parce que nous n'arrivons pas toujours à contrôler le match. Les joueurs doivent prendre plus de responsabilités sur le terrain, être plus malins et plus vicieux. On doit mettre à profit notre expérience pour gagner en efficacité. Il s'agit surtout de reconnaître les situations et de mieux les gérer. L'aspect positif, c'est qu'on n'a jamais été véritablement dominés et que tout peut donc changer très vite. On doit aligner une série positive.

3. Courtrai a changé d'entraîneur en automne, ces deux dernières saisons. L'année passée, Glen De Boeck a été limogé après un 16 sur 45 et le manager général Matthias Leterme a déclaré que les mauvais résultats étaient la seule raison de son renvoi. Yves Vanderhaeghe doit-il se faire du souci, avec huit points sur 27 ?

Ce n'est pas à moi de répondre à cette question puisque je ne prends pas les décisions mais je ne pense pas. Je n'en suis pas partisan. Limoger l'entraîneur est la solution la plus simple pour camoufler les autres problèmes. Yves Vanderhaghe livre du bon travail. Il nous dit ce qui n'est pas bon mais il attache aussi beaucoup d'importance à ce qui est bien. Il est positif et il veille à ce qu'on conserve confiance. Il n'est pas de ceux qui tentent de casser les gens. Comme je le disais, ce sont les joueurs qui doivent assumer leurs responsabilités car ce groupe a des qualités.

4. Le noyau est-il suffisamment soudé ? On a tendance à en douter car après le match au Standard, tu en es venu aux mains avec Gary Kagelmacher dans le vestiaire.

L'ambiance est très bonne. Le coach et son staff y veillent et Courtrai est un club familial. Mais le match au Standard était terriblement frustrant. Gary et moi sommes très compétitifs et on a eu une discussion mais le lendemain, l'incident était clos. Je vais inviter le groupe à dîner. Ce qui s'est passé était dû à la frustration de la défaite. Il y a bien sûr des limites mais l'incident témoigne de notre rage de vaincre. Un accrochage similaire vient de se produire à l'Inter, entre Lukaku et Brozovic. C'est un sport d'hommes, les enjeux sont énormes, il y a la rage de vaincre, l'adrénaline, la déception. Quand ça ne va pas, il faut que certains tapent du poing sur la table. On ne peut pas aller trop loin mais on en a discuté et on a tiré un trait là-dessus. L'essentiel est qu'on en a tiré des leçons.

5. Tu as 32 ans et tu viens de resigner à Courtrai jusqu'à l'été 2021. Si tu regardes en arrière, tu contemples la carrière dont rêvait le " Petit Pelé " ?

Oui car je rêvais de devenir footballeur professionnel et je le suis depuis douze ans. J'ai eu la chance de pouvoir être international belge et congolais. Mon seul regret est de n'avoir jamais participé à la Champions League. On peut toujours faire mieux mais aussi pire. On peut aussi toujours se demander : que serait-il arrivé si ? ... Par exemple s'il n'y avait pas eu cette grave blessure à Genk. Elle m'a mis sur la touche un an et ne dit-on pas qu'il faut autant de temps pour retrouver son niveau qu'on a passé à l'infirmerie ?

C'est arrivé à un moment où je jouais bien. Marc Wilmots avait discuté deux fois avec moi et j'étais candidat pour le Mondial 2014 au Brésil. Mais les blessures font partie de la vie d'un sportif de haut niveau, qui pousse son corps à ses limites. Elles permettent aussi d'apprendre à mieux connaître son corps. Je suis reconnaissant de tout ce que j'ai pu vivre jusqu'à présent. J'ai 32 ans, je suis toujours footballeur professionnel, je joue toujours en D1 et dans un club où je me sens bien, avec lequel je veux encore vivre de bons moments. Je n'ai donc aucune raison de me plaindre.

1. Comment vas-tu ? Il y a quelques semaines, l'entraîneur a déclaré qu'il se réjouissait de te voir arriver à l'entraînement sans bandages. J'en suis désormais délivré. À la fin de la saison, je me suis occasionné une légère blessure au genou. Elle m'a causé quelques problèmes au début de cet exercice mais le chapitre est désormais clos. 2. Pourquoi Courtrai est-il aussi irrégulier jusqu'à présent ? Parce que nous n'arrivons pas toujours à contrôler le match. Les joueurs doivent prendre plus de responsabilités sur le terrain, être plus malins et plus vicieux. On doit mettre à profit notre expérience pour gagner en efficacité. Il s'agit surtout de reconnaître les situations et de mieux les gérer. L'aspect positif, c'est qu'on n'a jamais été véritablement dominés et que tout peut donc changer très vite. On doit aligner une série positive. 3. Courtrai a changé d'entraîneur en automne, ces deux dernières saisons. L'année passée, Glen De Boeck a été limogé après un 16 sur 45 et le manager général Matthias Leterme a déclaré que les mauvais résultats étaient la seule raison de son renvoi. Yves Vanderhaeghe doit-il se faire du souci, avec huit points sur 27 ? Ce n'est pas à moi de répondre à cette question puisque je ne prends pas les décisions mais je ne pense pas. Je n'en suis pas partisan. Limoger l'entraîneur est la solution la plus simple pour camoufler les autres problèmes. Yves Vanderhaghe livre du bon travail. Il nous dit ce qui n'est pas bon mais il attache aussi beaucoup d'importance à ce qui est bien. Il est positif et il veille à ce qu'on conserve confiance. Il n'est pas de ceux qui tentent de casser les gens. Comme je le disais, ce sont les joueurs qui doivent assumer leurs responsabilités car ce groupe a des qualités. 4. Le noyau est-il suffisamment soudé ? On a tendance à en douter car après le match au Standard, tu en es venu aux mains avec Gary Kagelmacher dans le vestiaire. L'ambiance est très bonne. Le coach et son staff y veillent et Courtrai est un club familial. Mais le match au Standard était terriblement frustrant. Gary et moi sommes très compétitifs et on a eu une discussion mais le lendemain, l'incident était clos. Je vais inviter le groupe à dîner. Ce qui s'est passé était dû à la frustration de la défaite. Il y a bien sûr des limites mais l'incident témoigne de notre rage de vaincre. Un accrochage similaire vient de se produire à l'Inter, entre Lukaku et Brozovic. C'est un sport d'hommes, les enjeux sont énormes, il y a la rage de vaincre, l'adrénaline, la déception. Quand ça ne va pas, il faut que certains tapent du poing sur la table. On ne peut pas aller trop loin mais on en a discuté et on a tiré un trait là-dessus. L'essentiel est qu'on en a tiré des leçons. 5. Tu as 32 ans et tu viens de resigner à Courtrai jusqu'à l'été 2021. Si tu regardes en arrière, tu contemples la carrière dont rêvait le " Petit Pelé " ? Oui car je rêvais de devenir footballeur professionnel et je le suis depuis douze ans. J'ai eu la chance de pouvoir être international belge et congolais. Mon seul regret est de n'avoir jamais participé à la Champions League. On peut toujours faire mieux mais aussi pire. On peut aussi toujours se demander : que serait-il arrivé si ? ... Par exemple s'il n'y avait pas eu cette grave blessure à Genk. Elle m'a mis sur la touche un an et ne dit-on pas qu'il faut autant de temps pour retrouver son niveau qu'on a passé à l'infirmerie ? C'est arrivé à un moment où je jouais bien. Marc Wilmots avait discuté deux fois avec moi et j'étais candidat pour le Mondial 2014 au Brésil. Mais les blessures font partie de la vie d'un sportif de haut niveau, qui pousse son corps à ses limites. Elles permettent aussi d'apprendre à mieux connaître son corps. Je suis reconnaissant de tout ce que j'ai pu vivre jusqu'à présent. J'ai 32 ans, je suis toujours footballeur professionnel, je joue toujours en D1 et dans un club où je me sens bien, avec lequel je veux encore vivre de bons moments. Je n'ai donc aucune raison de me plaindre.