"Dominus regit me et nihil mihi deerit " (L'Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien) tatoué sur le bras droit. Un symbole maori représentant la famille, l'amour, le courage et la force sur le gauche. Olivier Giroud, le nouveau gendre idéal de la Ligue 1, est un garçon bien. Mais le beau gosse ne fait pas seulement fantasmer les midinettes. Du haut de son mètre 92, le pivot à la technique fine trône avec Kevin Gameiro en tête du classement des buteurs de la Ligue 1 avec 8 buts en 12 matches. Olivier aime les stats et elles le lui rendent bien : avec 49 tirs, il est le joueur de L1 qui frappe le plus au but (52 % de tentatives cadrées), il remporte le plus de duels aériens (43 sur 61, 70 % de réussite), domine le classement des tirs de la tête (15 essais) et est celui qui a marqué le plus contre le Big Four frenchie depuis l'été 2010 (6 buts contre Lille, Lyon, l'OM et le PSG).
...

"Dominus regit me et nihil mihi deerit " (L'Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien) tatoué sur le bras droit. Un symbole maori représentant la famille, l'amour, le courage et la force sur le gauche. Olivier Giroud, le nouveau gendre idéal de la Ligue 1, est un garçon bien. Mais le beau gosse ne fait pas seulement fantasmer les midinettes. Du haut de son mètre 92, le pivot à la technique fine trône avec Kevin Gameiro en tête du classement des buteurs de la Ligue 1 avec 8 buts en 12 matches. Olivier aime les stats et elles le lui rendent bien : avec 49 tirs, il est le joueur de L1 qui frappe le plus au but (52 % de tentatives cadrées), il remporte le plus de duels aériens (43 sur 61, 70 % de réussite), domine le classement des tirs de la tête (15 essais) et est celui qui a marqué le plus contre le Big Four frenchie depuis l'été 2010 (6 buts contre Lille, Lyon, l'OM et le PSG). A l'évidence, l'homme est en pleine bourre. Trois semaines après son premier triplé contre Dijon, c'est à Clairefontaine que le Montpelliérain a été convié avec les KarimBenzema, Yoann Gourcuff, qu'il a côtoyé en U16, et autre Franck Ribéry. Convoité par Schalke, Valence, Newcastle ou encore Fenerbahçe, l'avant-centre, déjà âgé de 25 ans, a pris le temps avant d'atteindre l'élite. Né à Chambéry le 30 septembre 1986 dans une famille aisée (son père est cadre dans une entreprise de produits frais), c'est dans le petit village de Froges qu'il chausse ses premiers crampons avant de rejoindre Grenoble, club-phare de la région. Aligné à la pointe de l'attaque, le Savoyard n'a pas toujours eu la réussite actuelle : " Je ne marquais pas tant que ça chez les jeunes. Il a fallu que je signe mon premier contrat pro pour prendre conscience de mes capacités. ", confie-t-il. Doté d'un potentiel physique impressionnant, il n'en possède pas moins un pied gauche dévastateur et une technique raffinée qui lui permet d'inscrire 15 buts en 15 apparitions avec les réserves grenobloises en CFA2. Intégré à l'équipe première, il fait rapidement trembler les filets, inscrivant son premier goal en L2 contre Le Havre où évolue à l'époque un certain Steve Mandanda. Mais il ne joue pas assez à son goût et plutôt que de se morfondre sur le banc, il décide, à 20 ans, de reculer pour mieux sauter. Prêté à Istres en National, il score 14 fois sur la saison et gagne son billet retour pour Grenoble, entre-temps monté en L1. Malheureusement, le courant ne passe avec le coach de l'époque, Mehmed Bazdarevic. L'actuel entraîneur de Sochaux ne croit pas en lui et aurait même affirmé qu'il " n'aura jamais le niveau Ligue 1, ni même Ligue 2 ". Des mots durs qui incitent le joueur à quitter le club pour la L2 et Tours. Sans conteste une des meilleures décisions de sa carrière puisque, coaché par un ancien attaquant, Daniel Sanchez, il explose durant la saison 2009-2010 après un premier championnat perturbé par des blessures. Il termine meilleur buteur avec 21 goals et est élu meilleur joueur de L2 par France Football. Présent dans l'effectif tourangeau cette année-là, Gaëtan Englebert, ex-Diable Rouge, ne l'imaginait pas aller si loin : " On sentait qu'il avait du potentiel avec son gabarit, son sens du but mais qu'il soit parmi les meilleurs avants de L1 et repris chez les Bleus, je ne l'aurais pas cru ". Suivi par le PSG, Monaco, Middlesbrough et surtout le Celtic Glasgow, il opte finalement pour Montpellier suite à un coup de fil du président Loulou Nicollin : " Qu'est-ce que tu vas foutre là-bas ? Si c'est pour t'emmerder à jouer contre Kilmarnoche ( sic), viens plutôt chez nous, tu vas te marrer... " Sûr qu'il rigole bien dans l'Hérault. Auteurs d'excellents débuts, les hommes de René Girard rentrent peu à peu dans le rang et finissent à la 14e place mais c'est une réussite pour Giroud qui claque 12 buts pour sa première vraie saison parmi l'élite. Cerise sur le gâteau, les Héraultais atteignent la finale de la Coupe de la Ligue grâce à leur buteur qui marque lors des prolongations, en demi contre le PSG. Finalement battus par l'OM, Giroud et les siens enchaînent avec une première partie de saison 2011-2012 phénoménale. L'attaquant plante à tout va et le club truste le haut du classement avec une actuelle 2e place à seulement trois longueurs de l'ogre parisien. Pas de quoi rassasier Giroud. Le goleador a faim et des objectifs plein la tête. " Depuis mes débuts pro je me suis fixé le ratio d'un but à marquer tous les deux matches. Saison après saison, j'essaye de m'y tenir. C'est essentiel pour moi. " Faire dans la durée en regardant plus loin aussi : " Je suis quelqu'un d'ambitieux. J'ai par exemple envie de découvrir la Ligue des Champions dès l'an prochain. Cela passe par de la régularité. " Une régularité qui lui permettrait probablement de se faire son trou en équipe de France et pourquoi pas de postuler à une place dans les 23 de Laurent Blanc à l'Euro 2012. " J'y pense ", avoue sans détour le nouveau Bleu. PAR JULES MONNIER - PHOTO: IMAGEGLOBEGiroud est le joueur de L1 qui frappe le plus au but et remporte le plus de duels aériens.