MAXIME MONFORT : " La Coupe du Monde a confirmé une chose dans le cas d' AxelWitsel : il reste un pilier de cette équipe nationale, impossible de faire sans lui. Evidemment, ce n'est pas une surprise. C'est comme ça depuis des années, les coaches passent, les systèmes changent, les enjeux sont plus importants à certains moments qu'à d'autres mais Witsel est toujours dans le onze de base. Une fois de plus, il a tenu son rôle, il n'a pas commis d'erreurs et n'a pas cherché à être spectaculaire dans son jeu. C'est sa griffe footballistique.
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MAXIME MONFORT : " La Coupe du Monde a confirmé une chose dans le cas d' AxelWitsel : il reste un pilier de cette équipe nationale, impossible de faire sans lui. Evidemment, ce n'est pas une surprise. C'est comme ça depuis des années, les coaches passent, les systèmes changent, les enjeux sont plus importants à certains moments qu'à d'autres mais Witsel est toujours dans le onze de base. Une fois de plus, il a tenu son rôle, il n'a pas commis d'erreurs et n'a pas cherché à être spectaculaire dans son jeu. C'est sa griffe footballistique. Je pense que s'il passe aussi bien dans le grand public, c'est grâce à sa régularité, mais aussi à son caractère tranquille. Axel Witsel ne s'en prend jamais aux arbitres, il ne rouspète pas, il respecte les règles. Il applique ce qu'on dit aux jeunes footballeurs : sifflé, c'est sifflé. J'aime beaucoup cet état d'esprit. Ce n'est pas si courant dans le football, un sport où on voit des rouspétances, des contestations lors de chaque match. Jusqu'au dernier match de sa carrière, il traînera l'étiquette du joueur qui a choisi de partir en Chine pour l'argent alors qu'il aurait pu continuer son parcours dans un grand club européen. Sur ce coup aussi, son comportement m'interpelle. Dès le premier jour, il a reconnu que son choix était d'abord financier. Il aurait pu essayer de faire croire autre chose, mais non, il a assumé. Avant ça, en allant à Benfica puis surtout à Saint-Pétersbourg, ce n'étaient pas nécessairement les destinations où on l'attendait. Là aussi, il avait expliqué clairement les choses. Il n'y a jamais d'ambiguïté avec lui. Qui ne réfléchirait pas face à des propositions pareilles ? N'importe quel sportif de haut niveau se sentirait interpellé. Je ne sais pas comment je réagirais. Si on propose à un très bon coureur d'aller rouler en Asie pour énormément d'argent, il y réfléchira. D'ailleurs, on voit aussi des offres étonnantes dans notre sport, des propositions de contrats qui tiennent plus compte du salaire que du programme des courses. Tu as des contraintes supplémentaires, tu ne fais pas nécessairement le programme que tu veux, mais tu reçois la contrepartie financière. Certains acceptent, d'autres pas. Dans ceux qui acceptent, moi j'aime bien ceux qui ne tournent pas autour du pot et reconnaissent pour quelle raison ils ont dit oui. Le meilleur exemple de choix particuliers est peut-être celui de l'équipe Sky. Il suffit de voir quels coureurs elle a choisis pour aller au Tour de France. Il n'y a pas que Chris Froome. Il y a d'autres leaders potentiels, des gars susceptibles de gagner la course mais qui ont accepté de se mettre au service de Froome. Geraint Thomas et Michal Kwiatkowski sont très costauds aussi mais ils savent pourquoi ils sont là. Comme Witsel profite de la puissance financière de son club chinois, ils profitent des moyens de l'équipe Sky. Il y aura toujours des gens pour critiquer ça, il y aura toujours des jaloux. Mais Witsel n'a cambriolé personne, il n'a mis un pistolet sur la tempe de personne. "