Vous vous rappelez encore votre première visite à Daknam ? Tout a commencé fin des années 70, début des an-nées 80. C'était l'époque des fameux trois L en attaque : les Polonais Gregorz Latoet Wlodek Lubanski, plus le Danois Larsen. Mon père allait chaque fois au stade avec mon frère aîné et mes deux frères jumeaux. A un certain moment, j'ai trouvé injuste de devoir rester à la maison parce que j'étais une fille. Mes actions de protestation ont manifestement porté leurs fruits car, à partir de ce moment-l...

Vous vous rappelez encore votre première visite à Daknam ? Tout a commencé fin des années 70, début des an-nées 80. C'était l'époque des fameux trois L en attaque : les Polonais Gregorz Latoet Wlodek Lubanski, plus le Danois Larsen. Mon père allait chaque fois au stade avec mon frère aîné et mes deux frères jumeaux. A un certain moment, j'ai trouvé injuste de devoir rester à la maison parce que j'étais une fille. Mes actions de protestation ont manifestement porté leurs fruits car, à partir de ce moment-là, j'ai chaque fois pu les accompagner. Notre grand-mère était polonaise. Elle était tombée amoureuse de mon grand-père pendant la guerre et était arrivée ici dix ans plus tard. Lato, Lubanski et leurs familles l'adoraient, ce qui veut dire que nous, qui étions encore petits, avions facilement des autographes. Oui, mon père a toujours été un féru de ce sport. Aujourd'hui, il est plus âgé et ne va plus aussi souvent au stade mais il a toujours une énorme collection de pin's à la maison. En tout, il doit en posséder 12.000 de nombreux clubs au monde. Il nous a transmis sa passion et mes frères comme moi-même sommes toujours de fervents supporters. La génération suivante a déjà attrapé le virus également car mon fils et ma fille viennent régulièrement au stade. Le 4 décembre, nous irons voir le match de coupe à Waasland-Beveren tous ensemble. Pour un supporter, c'est vraiment l'affiche à ne pas manquer. Certainement. WillyReynders et PeterMaes ont effectué un travail fantastique avec un budget limité et l'ambiance au sein du club est encore meilleure que par le passé. La finale de la Coupe de Belgique fut un moment très attendu par tous les supporters. Pour ma part, j'avais décoré ma maison aux couleurs du club, avec des drapeaux et d'anciens posters. J'espère que Maes restera ici. Celui-là, il faut essayer de le garder le plus longtemps possible. A chaque fois qu'un grand club change d'entraîneur, je me dis qu'on va venir nous le piquer. Je n'ose pas imaginer qu'il parte. Qu'on nous le laisse encore un peu (elle rit). Le week-end, quand je fais la nuit, je remarque que plusieurs patients écoutent la radio. Ils sont au courant de tout. J'ai déjà pensé à en emmener quelques-uns d'entre eux au football mais il faudrait alors que ce soit un dimanche après-midi. Ce serait une belle excursion pour eux. Je devrais peut-être en parler au club. Je me porte en tout cas volontaire pour ce genre d'expérience. PAR JENS D'HONDT - PHOTOS: IMAGEGLOBE" Pour la finale de la coupe, ma maison était décorée aux couleurs du club. "