Bien qu'étonné qu'on trouve ça étonnant, je le réaffirme : je ne suis supporter d'aucun club du top. Tout ce que je pourrai être, lors du verdict final, c'est plutôt heureux ou plutôt malheureux : selon que sera couronné ou pas le club le mieux en adéquation avec l'allégorie du petit navire ! Un club qui débute une compète, c'est un navire qui prend la mer, et sans escale jusqu'à bon port.
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Bien qu'étonné qu'on trouve ça étonnant, je le réaffirme : je ne suis supporter d'aucun club du top. Tout ce que je pourrai être, lors du verdict final, c'est plutôt heureux ou plutôt malheureux : selon que sera couronné ou pas le club le mieux en adéquation avec l'allégorie du petit navire ! Un club qui débute une compète, c'est un navire qui prend la mer, et sans escale jusqu'à bon port. Y'a un capitaine (le coach) et un équipage pas trop fourni : car c'est un petit navire, qui doit filer léger pour filer vite, sans trop de marins, afin de rester solidaires. Une fois levée l'ancre, plus personne ne monte ni ne descend, sauf ceux qui souhaitent se noyer. Y'aura qu'un bilan : quand on criera Terre ! Terre ! en fin de compétition ! Je sais, inutile de me rappeler que le foot, c'est plutôt l'allégorie du souk, moche, où l'on achète et vend n'importe quoi et sans arrêt... Mais vu que j'aime les p'tits navires, je me suis farci le tableau ci-joint pour savoir qui, de nos quatre caïds, risquait d'y ressembler le plus à l'issue des play-offs. Au bout de 25 journées, n'y sont répertoriés que les joueurs ayant au moins une fois débuté dans le onze de départ, rien qu'en championnat. Constatons d'abord que 20 matelots gantois, c'est moins souk et plus mobile que 26 bruxellois, 28 brugeois...et 31 liégeois : même que, si vous retripotez le Spécial Compétition du 22 juillet dans Foot Mag, 20 des 30 binettes censées constituer le noyau rouche de départ sont à présent transférées/noyées ! Sur le tableau, tous les surlignés en orange ont donc quitté leur navire. Quant aux surlignés verts, ce sont mes titulaires indiscutables : expression discutable, mais le statut me paraissait attribuable à qui avait au moins débuté 20 matches sur 25. Au Standard, AdrienTrebel est le seul : et mis à part MatthieuDossevi, aucun autre survivant n'atteint à ce jour la moitié du temps de jeu ! A Bruges, où la tournante fut jusqu'ici érigée en religion, il n'y a même aucun gars qui atteint 20 matches : mais ici le coach est resté, et une dizaine de joueurs dépasse les 50 %, le vieux Timmy Simons en tête ! A Anderlecht, c'est encore différent : presque autant d'utilisés qu'à Bruges, mais un noyau clair d'indiscutables, grosso modo l'axe défensif et DennisPraet. Reste Gand, atypique avec presque une équipe-type : une répartition du temps de jeu qui se pratiquait voici 40 ans, je peux le prouver via les stats des Cahiers de Lexicath par Michel Dubois ! Est-ce pour cela que les Buffalos plaisent : seraient-ils l'heureuse preuve, que je croyais morte, de l'importance des automatismes ? Si l'un des autres émergeait, ce serait plutôt la confirmation inverse : avoir plein de gars, faire tourner et embaucher jusqu'à tomber sur la combinaison gagnante, rechambouler dès que ça refoire... J'aime moins ça. Le 22 mai 2016, et même si MbarkBoussoufa a chatouillé SvenKums and Co, ça me fera plaisir si le p'tit navire gantois a coiffé la concurrence. PAR BERNARD JEUNEJEAN