Olivier, 24 ans, est le grand frère de X-Man et un excellent joueur de tennis (il est classé B-15) qui poursuit des études de droit à l'université de Leuven. Ce qui ne l'a pas empêché, au cours de ces deux dernières années, de suivre assez régulièrement son cadet sur les tournois internationaux...
...

Olivier, 24 ans, est le grand frère de X-Man et un excellent joueur de tennis (il est classé B-15) qui poursuit des études de droit à l'université de Leuven. Ce qui ne l'a pas empêché, au cours de ces deux dernières années, de suivre assez régulièrement son cadet sur les tournois internationaux...Quand avez-vous suivi Xavier la dernière fois?Olivier Malisse : J'ai fait toute la tournée australienne en sa compagnie. Nous sommes partis le 25 décembre et je suis revenu quatre semaines plus tard, après les qualifs de l'Australian Open. Comptez-vous le rejoindre bientôt?Ce n'est pas moi qui décide de ce genre de choses. C'est Xavier qui est maître de notre relation professionnelle. Il n'est pas question que je m'impose. Mes parents et moi sommes là pour l'aider. Nous préférons rester dans l'ombre et lui apporter ce dont il a besoin. Il sait que nous sommes là et qu'il peut compter sur nous. Pour le reste, c'est lui qui décide. De plus, comme je suis en dernière année d'étude, je n'ai pas toujours la possibilité de le rejoindre sur le circuit. Quand j'en aurai terminé -soit en juin prochain, soit dans un an si je fais une année de spécialisation- nous discuterons sans doute d'une éventuelle collaboration mais il n'est pas question que je sois dépendant de lui. Je veux mener ma route et, si ma route doit rejoindre la sienne, tant mieux. Mais, à nouveau, c'est lui qui décidera, pas moi.Mais vous aimeriez consacrer une partie de votre carrière à la sienne?Bien entendu, c'est un rêve de suivre mon frère. Et le fait d'être juriste peut être utile mais je n'ai pas fait le droit pour cette raison.Comment décririez-vous Xavier?Quand il était jeune, c'était un garçon à la fois terriblement sensible et qui avait parfois des difficultés à se contrôler. Il a aussi été relativement introverti pendant de nombreuses années mais, depuis quelques temps, il est plus sociable. Attention, il peut aussi être extravagant mais quand il était plus jeune, il était plus replié sur lui-même.Depuis quelques semaines, on le sent plus sûr de lui, plus en confiance. Y a-t-il eu un déclic particulier?Non, pas vraiment. Quand je suis parti avec lui en décembre dernier, je savais qu'il était à nouveau extrêmement motivé. Je ne pense pas que sa non-sélection pour la Coupe Davis ait quelque chose à voir avec cela. Sa séparation avec Jennifer Capriati a peut-être joué mais il y a aussi eu du positif pendant sa relation avec elle. Non, je pense simplement que Xavier a décidé de s'y mettre à fond. Or, quand il décide ce genre de choses, il est capable de les appliquer sur le terrain. Depuis le début de l'année, il s'entraîne parfaitement et se nourrit en fonction de son métier.Vous avez toujours cru en lui?Je préfère ne pas répondre à cette question car si je vous dis ce que je ressens, cela pourrait se révéler négatif si les choses n'allaient pas dans le sens que je pense. Mais il ne faut pas être grand connaisseur pour savoir que Xavier a un énorme potentiel. En fait, je suis persuadé qu'il peut battre n'importe qui. Il suffit d'ailleurs de voir les noms des joueurs qu'il a déjà battus alors qu'il n'a pas encore 21 ans pour s'en convaincre.Avez-vous le sentiment que vous auriez pu suivre la même voie que votre petit frère?Franchement, non. Je n'ai jamais cru en mes possibilités. J'aime bien jouer au tennis et je dispute d'ailleurs encore des compétitions mais il n'a jamais été dans mes intentions de réellement tenter une carrière pro, je n'en avais pas les moyens.Quel est le sentiment d'un grand frère par rapport à la réussite de son cadet?Il n'y a absolument aucune jalousie. Je suis heureux de voir qu'il est à nouveau dans la bonne direction. Mais nous tentons de garder les pieds sur terre mes parents et moi. Il nous appelle régulièrement. Plus il vieillit, plus je me rends compte qu'il accorde de l'importance à sa famille.Combien de fois vous appelle-t-il par semaine?Trois ou quatre fois. Parfois plus. En fait cela dépend de ce qu'il fait. L'an dernier, comme il n'était pas trop bien dans sa peau, il nous appelait moins souvent et, cette année, c'est juste le contraire.Comment avez-vous réagi lorsqu'il est allé s'installer aux Etats-Unis?Moi, personnellement, je m'y suis fait mais cela a été un peu plus difficile pour ma mère, ce qui est logique. Au moment où il a quitté la Belgique, Xavier n'appréciait pas trop vivre dans notre pays pour différentes raisons sur lesquelles je ne reviendrai pas -NDLA : Olivier fait allusion aux problèmes rencontrés par Xavier avec la ligue flamande de la fédération. Mais, depuis quelques mois, il s'y sent de mieux en mieux. Je suis persuadé qu'il reviendra de plus en plus souvent dans son pays même si le climat de Floride lui convient à merveille. On a l'impression qu'il apprécie énormément Olivier Rochus?Ils se connaissent depuis qu'ils sont très jeunes car ils ont souvent joué les mêmes tournois de jeunes. Ils s'apprécient donc en effet, ce qui est très important pour Xavier car il a désormais l'occasion de croiser un ami lors des tournois puisqu'ils ont à présent la possibilité de s'inscrire aux mêmes compétitions.