CARMEN CARRASCO " Grâce à la Coupe du Monde, on a pu passer pas mal de temps en famille, ce qui est rare en temps normal, vu que Yannick a quitté Bruxelles il y a longtemps. A partir du quart de finale, on s'est installés à l'hôtel des joueurs à Moscou. Et donc, j'ai pu le voir beaucoup, en compagnie de son épouse, de son frère de 16 ans et de sa soeur de 14 ans. Mes trois enfants ont une relation fusionnelle et les deux plus jeunes sont terriblement fiers de leur grand frère, évidemment. Ils sont inséparables mais le foot les sépare la plupart du temps.

On peut écrire qu'il n'a pas été bon, mais Carrasco fiasco, c'est disproportionné. " Carmen Carrasco

Roberto Martinez a choisi une formule complètement différente de Marc Wilmots, qui avait isolé les joueurs de leur famille à l'EURO en France. Tous les Diables ont beaucoup apprécié.

A l'hôtel, ça courait dans tous les sens, tout le monde se mélangeait, on mangeait ensemble, des joueurs allaient se balader dans le parc de l'hôtel, faisaient du vélo ou jouaient au ping-pong avec leur femme, leurs enfants, éventuellement leurs parents.

Voir ses proches, ça fait du bien à Yannick. Il en a besoin. Il ne nous a pas trop parlé de football, il n'a pas trop évoqué ses matches. Quand il a été retiré de l'équipe, il nous a simplement dit : S'il y a un autre joueur qui est meilleur que moi, c'est comme ça, je respecte les choix du coach. Ce n'est pas tellement le fait d'avoir perdu sa place en cours de tournoi, ce sont plutôt certains commentaires dans la presse qui ont été douloureux. Pas pour lui directement parce que, quand on a quitté son environnement familial aussi tôt pour partir seul à l'étranger, on se forge évidemment une grosse carapace.

Carmen Carrasco, BELGAIMAGE
Carmen Carrasco © BELGAIMAGE

Ce qui lui a fait mal, c'est de se dire que sa femme, sa maman, son frère et sa soeur lisaient des commentaires assez durs. La presse a encensé les Diables à certains moments mais elle ne les a pas ratés après des moins bons matches. A la moindre erreur, on les a parfois massacrés. Certains joueurs ont eu droit à un traitement de défaveur. Quand je lis Carrasco fiasco, je trouve ça complètement disproportionné. Je vois ça avec le regard de la maman, je ne suis sans doute pas très objective, mais ça fait mal, c'est sûr.

Les gens n'imaginent pas le chemin que mon fils a fait depuis qu'il a quitté la maison. Le parcours est difficile, il y a plein d'embûches à surmonter, mais la critique est si facile. Et méchante à certains moments. A la Coupe du Monde, il a été bon contre la Tunisie, moins bon contre le Japon. Il accepte qu'on l'écrive. Mais il y a des limites à ne pas dépasser, ce n'est pas nécessaire d'en rajouter. D'autres joueurs aussi ont droit à des commentaires très durs. Mais j'ai l'impression depuis le début que les Diables se retranchent dans leur unité pour passer au-dessus de tout ça. Avoir un groupe aussi soudé, ça les booste, ça leur permet d'oublier les moments difficiles. Le groupe est beaucoup plus soudé depuis l'arrivée de Martinez, ça saute aux yeux. "

CARMEN CARRASCO " Grâce à la Coupe du Monde, on a pu passer pas mal de temps en famille, ce qui est rare en temps normal, vu que Yannick a quitté Bruxelles il y a longtemps. A partir du quart de finale, on s'est installés à l'hôtel des joueurs à Moscou. Et donc, j'ai pu le voir beaucoup, en compagnie de son épouse, de son frère de 16 ans et de sa soeur de 14 ans. Mes trois enfants ont une relation fusionnelle et les deux plus jeunes sont terriblement fiers de leur grand frère, évidemment. Ils sont inséparables mais le foot les sépare la plupart du temps. Roberto Martinez a choisi une formule complètement différente de Marc Wilmots, qui avait isolé les joueurs de leur famille à l'EURO en France. Tous les Diables ont beaucoup apprécié.A l'hôtel, ça courait dans tous les sens, tout le monde se mélangeait, on mangeait ensemble, des joueurs allaient se balader dans le parc de l'hôtel, faisaient du vélo ou jouaient au ping-pong avec leur femme, leurs enfants, éventuellement leurs parents. Voir ses proches, ça fait du bien à Yannick. Il en a besoin. Il ne nous a pas trop parlé de football, il n'a pas trop évoqué ses matches. Quand il a été retiré de l'équipe, il nous a simplement dit : S'il y a un autre joueur qui est meilleur que moi, c'est comme ça, je respecte les choix du coach. Ce n'est pas tellement le fait d'avoir perdu sa place en cours de tournoi, ce sont plutôt certains commentaires dans la presse qui ont été douloureux. Pas pour lui directement parce que, quand on a quitté son environnement familial aussi tôt pour partir seul à l'étranger, on se forge évidemment une grosse carapace. Ce qui lui a fait mal, c'est de se dire que sa femme, sa maman, son frère et sa soeur lisaient des commentaires assez durs. La presse a encensé les Diables à certains moments mais elle ne les a pas ratés après des moins bons matches. A la moindre erreur, on les a parfois massacrés. Certains joueurs ont eu droit à un traitement de défaveur. Quand je lis Carrasco fiasco, je trouve ça complètement disproportionné. Je vois ça avec le regard de la maman, je ne suis sans doute pas très objective, mais ça fait mal, c'est sûr. Les gens n'imaginent pas le chemin que mon fils a fait depuis qu'il a quitté la maison. Le parcours est difficile, il y a plein d'embûches à surmonter, mais la critique est si facile. Et méchante à certains moments. A la Coupe du Monde, il a été bon contre la Tunisie, moins bon contre le Japon. Il accepte qu'on l'écrive. Mais il y a des limites à ne pas dépasser, ce n'est pas nécessaire d'en rajouter. D'autres joueurs aussi ont droit à des commentaires très durs. Mais j'ai l'impression depuis le début que les Diables se retranchent dans leur unité pour passer au-dessus de tout ça. Avoir un groupe aussi soudé, ça les booste, ça leur permet d'oublier les moments difficiles. Le groupe est beaucoup plus soudé depuis l'arrivée de Martinez, ça saute aux yeux. "