Georges Leekens: " Pendant la Coupe du Monde, tout le monde a beaucoup parlé de Kevin De Bruyne, Thibaut Courtois, Romelu Lukaku et Eden Hazard. Normal. Mais tout le monde a oublié de mentionner Toby Alderweireld. Pour moi, il a été un des meilleurs Diables. J'irais même plus loin : il a réussi un tournoi fantastique. On ne le voit pas beaucoup parce que ce n'est ni un joueur d'action, ni un footballeur de réaction. Et ce n'est pas une star. C'est un gars particulièrement utile qui pense et joue en permanence en fonction de l'équipe. Il permet au joueur près de lui ou devant lui de mieux se mettre en évidence. On a besoin d'un gars pareil dans une équipe. J'appelle ça un guaranteeplayer, un joueur sur lequel on peut compter en toutes circonstances.

Toby est un guarantee player, un joueur sur lequel on peut compter en toutes circonstances. " Georges Leekens

C'est le premier joueur qui fait dire à un entraîneur : Lui, je dois le mettre dans le onze. Quand tu as besoin d'un type capable de prendre le commandement des opérations, tu retombes inévitablement sur Alderweireld. Il combine mentalité, intelligence et professionnalisme. Et je ne parle même pas de ses qualités purement footballistiques. On connaît ses transversales à 40 ou 50 mètres. Il y a peu de gens qui savent qu'il est redoutable quand il donne un coup franc. Il ne va jamais tirer comme Cristiano Ronaldo mais il est capable de mettre le ballon dans la lucarne. A gauche ou à droite. Et donne-lui un coup franc depuis un flanc, il sera capable d'envoyer un ballon millimétré vers un coéquipier.

Georges Leekens, BELGAIMAGE
Georges Leekens © BELGAIMAGE

C'est toujours compliqué de faire des prédictions fiables quand on regarde un jeune footballeur. Mais on savait que si Alderweireld gardait les pieds sur terre, ça devait fonctionner pour lui. On peut dire ce qu'on veut mais je croyais en lui. En quatorze matches avec moi, il a été onze fois dans l'équipe de départ. Ça veut tout dire. S'il y avait des doutes, ils ne venaient pas de moi. Au début, j'ai dû l'aligner à droite parce que j'avais assez de monde dans l'axe avec Vincent Kompany, NicolasLombaerts, Thomas Vermaelen et Daniel Van Buyten.

Par contre, il y avait beaucoup moins de choix sur les flancs. Moi, il n'aurait pas fallu me mettre sur un côté, parce qu'il y aurait eu des accidents, mais je savais que lui, il pouvait le faire. Aujourd'hui, sa position ne se discute plus, il fait partie des trois défenseurs centraux. Il en fera toujours partie, même si six ou sept autres centraux débarquent. C'est lui-même qui a forcé ça. Je trouve que sa carrière a complètement décollé grâce à son passage à Tottenham.

On m'appelait Mac the Knife, des restes de mes années en jeunes. Alderweireld, c'est un autre style, complètement différent. Il n'a pas besoin de tacler pour arrêter un adversaire. Il fait très peu de fautes et il est rarement mis en difficulté, tellement son positionnement est bon. Il joue plus avec sa tête qu'avec ses pieds. Ça veut dire qu'il pourrait devenir, plus tard, un bon entraîneur. En fait, je ne fais que répéter tout ce que disent les coaches qui ont bossé avec lui. Je n'ai pas beaucoup de mérite dans son éclosion. Le seul est d'avoir tout fait pour qu'il devienne important. Quand je le vois jouer aujourd'hui, je reconnais le défenseur que j'ai connu, le gars sûr de lui et respectueux des consignes que j'ai découvert il y a huit ans. C'est un des Diables qui a le plus progressé. Mais surtout, il sait toujours parfaitement qui il est. Il ne marchera jamais à côté de ses pompes. "

Georges Leekens: " Pendant la Coupe du Monde, tout le monde a beaucoup parlé de Kevin De Bruyne, Thibaut Courtois, Romelu Lukaku et Eden Hazard. Normal. Mais tout le monde a oublié de mentionner Toby Alderweireld. Pour moi, il a été un des meilleurs Diables. J'irais même plus loin : il a réussi un tournoi fantastique. On ne le voit pas beaucoup parce que ce n'est ni un joueur d'action, ni un footballeur de réaction. Et ce n'est pas une star. C'est un gars particulièrement utile qui pense et joue en permanence en fonction de l'équipe. Il permet au joueur près de lui ou devant lui de mieux se mettre en évidence. On a besoin d'un gars pareil dans une équipe. J'appelle ça un guaranteeplayer, un joueur sur lequel on peut compter en toutes circonstances. C'est le premier joueur qui fait dire à un entraîneur : Lui, je dois le mettre dans le onze. Quand tu as besoin d'un type capable de prendre le commandement des opérations, tu retombes inévitablement sur Alderweireld. Il combine mentalité, intelligence et professionnalisme. Et je ne parle même pas de ses qualités purement footballistiques. On connaît ses transversales à 40 ou 50 mètres. Il y a peu de gens qui savent qu'il est redoutable quand il donne un coup franc. Il ne va jamais tirer comme Cristiano Ronaldo mais il est capable de mettre le ballon dans la lucarne. A gauche ou à droite. Et donne-lui un coup franc depuis un flanc, il sera capable d'envoyer un ballon millimétré vers un coéquipier. C'est toujours compliqué de faire des prédictions fiables quand on regarde un jeune footballeur. Mais on savait que si Alderweireld gardait les pieds sur terre, ça devait fonctionner pour lui. On peut dire ce qu'on veut mais je croyais en lui. En quatorze matches avec moi, il a été onze fois dans l'équipe de départ. Ça veut tout dire. S'il y avait des doutes, ils ne venaient pas de moi. Au début, j'ai dû l'aligner à droite parce que j'avais assez de monde dans l'axe avec Vincent Kompany, NicolasLombaerts, Thomas Vermaelen et Daniel Van Buyten. Par contre, il y avait beaucoup moins de choix sur les flancs. Moi, il n'aurait pas fallu me mettre sur un côté, parce qu'il y aurait eu des accidents, mais je savais que lui, il pouvait le faire. Aujourd'hui, sa position ne se discute plus, il fait partie des trois défenseurs centraux. Il en fera toujours partie, même si six ou sept autres centraux débarquent. C'est lui-même qui a forcé ça. Je trouve que sa carrière a complètement décollé grâce à son passage à Tottenham. On m'appelait Mac the Knife, des restes de mes années en jeunes. Alderweireld, c'est un autre style, complètement différent. Il n'a pas besoin de tacler pour arrêter un adversaire. Il fait très peu de fautes et il est rarement mis en difficulté, tellement son positionnement est bon. Il joue plus avec sa tête qu'avec ses pieds. Ça veut dire qu'il pourrait devenir, plus tard, un bon entraîneur. En fait, je ne fais que répéter tout ce que disent les coaches qui ont bossé avec lui. Je n'ai pas beaucoup de mérite dans son éclosion. Le seul est d'avoir tout fait pour qu'il devienne important. Quand je le vois jouer aujourd'hui, je reconnais le défenseur que j'ai connu, le gars sûr de lui et respectueux des consignes que j'ai découvert il y a huit ans. C'est un des Diables qui a le plus progressé. Mais surtout, il sait toujours parfaitement qui il est. Il ne marchera jamais à côté de ses pompes. "