Wesley a trouvé ses marques.

Les clubs belges n'ont récolté qu'un point lors de la deuxième journée de la Ligue des Champions. Cela signifie, vu leur classement, que le troisième match figurant à leur programme sera plus que probablement décisif à propos de leur avenir au plus haut niveau du football européen. A cet égard, les circonstances sont plus favorables aux Mauves qu'aux champions de Belgique en titre. Bruges a dû ferrailler plus dur que les Bruxellois afin de se qualifier pour cette grande fête. Bruges s'était quand même défait du Borussia Dortmund lors du dernier tour préliminaire. Son groupe est plus éprouvant que celui des Bruxellois avec le Celta Vigo, l'AC Milan et l'Ajax. C'est plus corsé que le Groupe A des Mauves qui affrontent un super favori, le Bayern, mais aussi deux équipes à leur portée, le Celtic et Lyon.
...

Les clubs belges n'ont récolté qu'un point lors de la deuxième journée de la Ligue des Champions. Cela signifie, vu leur classement, que le troisième match figurant à leur programme sera plus que probablement décisif à propos de leur avenir au plus haut niveau du football européen. A cet égard, les circonstances sont plus favorables aux Mauves qu'aux champions de Belgique en titre. Bruges a dû ferrailler plus dur que les Bruxellois afin de se qualifier pour cette grande fête. Bruges s'était quand même défait du Borussia Dortmund lors du dernier tour préliminaire. Son groupe est plus éprouvant que celui des Bruxellois avec le Celta Vigo, l'AC Milan et l'Ajax. C'est plus corsé que le Groupe A des Mauves qui affrontent un super favori, le Bayern, mais aussi deux équipes à leur portée, le Celtic et Lyon. De plus, l'agencement des matches a souri aux hommes de Hugo Broos, moins à ceux de Trond Sollied. Anderlecht a disputé son deuxième match à la maison et en fera de même pour le troisième volet, face aux Ecossais du Celtic. Bruges s'est rendu à l'Ajax et voyagera aussi lors de son prochain match, à l'AC Milan, excusez du peu. Aux Pays-Bas, Bruges a abandonné son traditionnel 4-3-3 et s'est tourné vers un intéressant 4-4-1-1. Les Brugeois sont restés bien en ligne, il me semble, et ont été vaincus collectivement, pas individuellement même si les deux buts ont été marqués par le même homme, Wesley Sonck. La trouvaille de Ronald Koeman était simple : ne pas aligner Zlatan Ibrahimovic et Wesley Sonck de concert dans l'axe où ils auraient pu se marcher sur les pieds. Au départ, le Belge était décalé sur la droite. En possession de la balle, la man£uvre consistait à faire reculer le Suédois dans l'axe. Un des arrières centraux de Bruges a abandonné sa zone afin de le suivre dans son léger retrait. Sur le premier but, Wesley Sonck en a profité et s'est précipité dans la brèche où il exploita bien la talonnade de Zlatan Ibrahimovic. L'ancien buteur de Genk se précipita aussi dans un espace libéré pour le deuxième but, en partant cette fois à la limite du hors-jeu, d'un endroit déserté par la tour offensive de l'Ajax. Sonck a une lecture de jeu de grand attaquant : il s'est adapté aux réalités de son nouveau club mais est aussi un très grand buteur. Il n'a pas frappé comme un sourd à la conclusion mais a chaque fois calmement placé le ballon hors de portée du gardien de but brugeois. Du grand art. Sa progression est loin d'être terminée. Du RWDM à l'Ajax, en passant par le GBA et Genk, sa courbe n'a jamais cessé de monter vers le haut. Bruges aurait pu inquiéter les Néerlandais si Bengt Saeternes avait exploité son occasion de but... mais n'est pas Wesley Sonck qui veut. Que ce soit dans le cas de Bruges ou d'Anderlecht, il n'y a pas eu de domination individuelle des adversaires des clubs belges. C'est collectivement que la différence a été notée. A mon avis, c'est un constat intéressant. Quand une équipe a des extra-terrestres, il n'y a rien à faire, si ce n'est de constater l'impossibilité d'avoir les mêmes joueurs sous la main. Individuellement, la palme est revenue à un Mauve à Bruxelles : Aruna. Si le déficit est collectif, comme ce fut le cas, cela se travaille et on peut gommer cette différence. Anderlecht a subi les événements en début de match et, comme je le dis souvent, ce n'est pas un déshonneur mais un signe d'intelligence. L'Inter ne demande pas mieux que son adversaire prenne la direction des opérations car cela lui permet de placer ses pions, son jeu et ses pièges. A mon avis, Anderlecht a globalement bien man£uvré. Ottmar Hitzfeld a procédé à d'excellents changements, certes, mais ce n'était pas pour une raison purement tactique. A dix contre onze, l'équipe était fatiguée et dans le doute. Je comprends l'attitude d'Hugo Broos. Après coup, c'est facile de lui faire des reproches, mais il tenait le bon bout car il n'y avait pas d'énorme pression devant le but de Daniel Zitka. Rien n'annonçait une égalisation et on l'aurait encensé si les Allemands n'avaient pas marqué.n Propos recueillis par Pierre Bilic