Et quand ce n'est pas le cas, on le fait braire, comme le président de Toulon/rugby, jamais à court d'idées pour faire le buzz et amener du monde : ainsi la photo ci-dessous, diffusée sur écran géant lors d'un match délocalisé au Stade Vélodrome de Marseille, une semaine avant le OM-PSG d'il y a dix jours ! Ce prési facétieux avait fait plus provoc encore, voici deux ans et sur le même canevas, lors de la Journée de la Femme : l'écran géant montrait avant le match Dominique Strauss-Kahn souhaitant "Bonne fête à toutes"...
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Et quand ce n'est pas le cas, on le fait braire, comme le président de Toulon/rugby, jamais à court d'idées pour faire le buzz et amener du monde : ainsi la photo ci-dessous, diffusée sur écran géant lors d'un match délocalisé au Stade Vélodrome de Marseille, une semaine avant le OM-PSG d'il y a dix jours ! Ce prési facétieux avait fait plus provoc encore, voici deux ans et sur le même canevas, lors de la Journée de la Femme : l'écran géant montrait avant le match Dominique Strauss-Kahn souhaitant "Bonne fête à toutes"... L'allusion à Zlatan Ibrahimovic faisait évidemment référence à son pétage de plombs tonitruant lors d'une rentrée aux vestiaires le 15 mars dernier, suite à la défaite du PSG à Bordeaux : furieux contre l'arbitrage, Ibra avait hurlé que ce pays de merde ne méritait pas le PSG ! Du coup, Patrick Kanner s'était cru obligé de la jouer Aux armes, citoyens ! et d'exiger des excuses à la France, terre d'accueil. Patrick qui ? Personne ne connaissait ce type, on sait désormais que c'est le ministre des Sports ! Jolie Pub, sacré démago. Vivrait-on une époque (de m...) où tout serait prétexte à s'offusquer, porter plainte, exiger réparation ? Faut pas zlataner bobonne. D'abord, Ibra n'a pas débarqué à Calais à la nage et par la Manche : la France ne l'a pas accueilli, c'est lui qui a consenti à y exercer ses talents. Et y palper du blé d'ailleurs qatari, pas français. Ensuite et surtout, le mot merde avec tous ses dérivés, toutes les expressions où il niche, est sur toutes nos lèvres à nos moindres coups de sang : il nous colle à la langue, y'avait pas de quoi en faire un fromage. Deuxième froissée, la commission d'arbitrage : Le Suédois vient pour ce pétage de prendre quatre matches : car il a aussi gueulé - hélas en présence de ces caméras (de m...) qui s'insinuent partout comme des virus/people - qu'en 15 ans de carrière, il n'avait jamais vu pareil fucking asshole ! Cette fois je ne vous traduis pas, me faudrait trop de points de suspension. Certes, mieux vaut parvenir à toujours la boucler face aux arbitres, mais pareille gueulante est banale, un peu comme un fait de match : la rogne sur l'arbitrage fait le football comme l'oignon fait la sauce ! A croire que ça fait recette, et ça durera tant que les Lois permettront de juger noir ou blanc des actions similaires ; mais je ne développerai pas aujourd'hui, j'ai déjà beaucoup développé... Par contre, le Suédois a débuté sa diatribe en braillant au referee ces mots passés inaperçus, mais qui m'ont chatouillé la durite sans toutefois la péter : Réveille-toi, on ne joue pas en amateurs ! Ça sous-entend quoi, ça ? Qu'un club amateur, parce qu'il n'atteint pas pareils enjeux pognonneux, peut se taper l'arbitrage d'un fucking asshole ? Ou que l'asshole du top se muerait en saint arbitre omniscient s'il sifflait chez les petits ? C'est là qu'Ibra brait comme un baudet : car s'il y a bien un truc unissant le top et la base de la pyramide footeuse, c'est la régularité du ressentiment envers l'arbitrage en cas de pépin ! J'ai même une question : pourquoi les meilleurs footballeurs doivent-ils être arbitrés par les (soi-disant) meilleurs arbitres ? Dans la société, sont-ce les moins bons flics qui traquent les moins bons citoyens ? T'as pensé à ça, Ibra ? Drôle de gars et grand joueur, qui manquera ce soir en quart/aller contre Barcelone suite à son exclusion en huitième. Et là, il s'en était allé sans broncher alors que l'exclusion était discutable : bizarre, comme si les arbitres hexagonaux étaient davantage engueulables... Grand joueur et gros ego, j'y repense en me rappelant justement ces longues images de liesse lors de cette qualif du PSG à Chelsea, à dix sans Zlatan : à la télé, tout le clan parisien s'embrasse, effusions, youpee, youpee, bisous, bisous...mais pas d'image d'Ibra depuis longtemps rhabillé, et qui ne gambade pas sur la pelouse comme ses potes ! Mais sont-ce ses potes ou seulement ses sous-fifres, leur exploit sans lui le laisse-t-il indifférent, leur exploit est-il d'abord son échec ? Pour tenter de piger, faudrait peut-être lire Moi Zlatan Ibrahimovic par David Lagerkrantz, le bouquin est paru en Livre de Poche, pas cher, plus cher que Sport/Foot Mag, mais pas cher du tout. Une chose y est sûre : Ibra ne se prend pas pour de la merde. BERNARD JEUNEJEANLa rogne sur l'arbitrage fait le football comme l'oignon fait la sauce.