Caterine Ibargüen, la championne olympique colombienne, a reconnu avoir été distraite par la Coupe du monde de football. C'est que, comme tous les Sud-Américains, elle est dingue de football. " Je suis supporter de l'Atlético Nacional, l'équipe de Medellin. Quand je suis en Colombie, j'essaie de suivre ses matches à la TV. Et quand je suis à l'étranger, je cherche ses résultats. Je suis souvent invitée aux matches mais ce n'est pas évident, étant donné que je m'entraîne au Porto Rico ", a-t-elle raconté la veille de la finale du Mondial.
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Caterine Ibargüen, la championne olympique colombienne, a reconnu avoir été distraite par la Coupe du monde de football. C'est que, comme tous les Sud-Américains, elle est dingue de football. " Je suis supporter de l'Atlético Nacional, l'équipe de Medellin. Quand je suis en Colombie, j'essaie de suivre ses matches à la TV. Et quand je suis à l'étranger, je cherche ses résultats. Je suis souvent invitée aux matches mais ce n'est pas évident, étant donné que je m'entraîne au Porto Rico ", a-t-elle raconté la veille de la finale du Mondial. " Je connais plusieurs joueurs, comme David Ospina, qui a entamé sa carrière dans le but du Nacional, et Juan Cuadrado, également originaire de Medellin. Je regrette que nous ayons été éliminés aussi vite mais d'un autre côté, ça m'a permis de me concentrer sur mon sport ", a-t-elle déclaré après le meeting de Rabat, où elle a établi la meilleure performance mondiale de l'année avec un bond à 14,96 mètres. " Je doute que ça ait fait l'actualité au pays. Même après l'élimination des Cafeteros, le football continue à dominer ", sourit-elle. De fait, ses compatriotes ne s'intéressent aux autres sports que tous les quatre ans, comme en 2016, quand son pays a gagné trois médailles d'or aux Jeux de Rio, du jamais vu. A Sydney 2000, l'haltérophile Maria Isabel Urrutia avait rapporté la première médaille d'or olympique et à Londres 2012, Mariana Pajon avait foncé vers la première place en BMX mais à Rio, la Colombie a baigné dans le luxe : l'or pour Ibargüen, après l'argent à Londres, pour Pajon et l'haltérophile Oscar Figueroa. " Je veux reconduire mon titre à Tokyo ", a déclaré Ibargüen, qui aura alors 36 ans. Elle a remporté son premier titre mondial en 2013, à 29 ans, et l'a défendu avec succès deux ans plus tard. A Londres, l'année dernière, elle a dû se contenter d'une deuxième place, la Vénézuélienne Yulimar Rojas ayant sauté à 14,91 mètres, deux centimètres plus loin qu'elle. Elle a, depuis longtemps, remisé son grand rêve : battre le record du monde (15,50 mètres) de l'Ukrainienne Inessa Kravets, établi en 1995, mais ses résultats actuels la confortent dans ses ambitions olympiques. Elle reste invaincue en Diamond League et a obtenu à Rabat sa quatrième victoire d'affilée cette saison. " Je suis loin d'être usée ", affirme-t-elle. " 14,96, c'est bien mais je veux franchir le cap des 15 mètres. Je n'y suis plus parvenu depuis les Jeux de Londres (15,17) mais au Maroc, j'ai senti, pour la première fois depuis longtemps, que j'avais la distance dans les jambes. " A l'issue de sa tournée européenne, la Colombienne est rentrée au pays. Début août, elle doit défendre son titre aux Central American & Caribbean Games. " Si je franchis les 15 mètres à ce moment, peut-être les journaux s'intéresseront-ils moins au football. Un petit moment, au moins. "