Toutes les voix de la presse belge ont condamné Dick Advocaat. Sauf une : Carl Huybrechts. Le chroniqueur de Studio 1 La tribune préfère flinguer le comportement des journalistes.
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Toutes les voix de la presse belge ont condamné Dick Advocaat. Sauf une : Carl Huybrechts. Le chroniqueur de Studio 1 La tribune préfère flinguer le comportement des journalistes. Pourquoi défendez-vous Advocaat ? Je n'ai pas pris sa défense. J'ai attaqué tous les journalistes, aussi bien les Wallons que les Flamands, qui s'en sont pris à Advocaat. Ce sont les premiers à se battre pour obtenir une bière ou un paquet de frites gratuits ! Quoi ? Tous auraient agi comme Advocaat ! Moi le premier. N'importe quel journaliste de la RTBF contacté par TF1 partirait si on lui promettait un meilleur salaire et une plus grande exposition. Combien gagne un fonctionnaire du service public à 50 ans ? 3.000 euros net par mois ? Donnez-lui-en 6.000 et il va courir à pied jusqu'à Paris. Or, ici, on parle d'un montant de cinq à six millions d'euros par an ! Mais la déception de la presse est normale : elle est proportionnelle aux fausses promesses d'Advocaat !Il n'est pas question de promesse ! Mais d'un contrat ! Quand un employé signe un contrat en Belgique, il peut le casser si on lui propose une meilleure situation. Cela se passe chaque jour dans le monde économique. Et je n'entends personne se plaindre ! Tous les couples qui ont divorcé après avoir promis de s'aimer à l'hôtel de ville sont-ils des gens honteux ? Advocaat n'était même pas marié à l'Union belge. En résumé, l'argent peut tout acheter...Oui, l'argent a joué. Mais si Advocaat est parti, c'est aussi à cause des conditions de travail. Il a compris comment fonctionnait l'Union belge. Le défi belge était plus séduisant, mais les structures étaient meilleures en Russie. Point. Vos paroles sont lourdes. Peut-être suis-je en faute. Mais je veux faire contrepoids à ce qui a été dit. La réponse aux critiques médiatiques ne doit pas toujours venir des victimes. Mais aussi de la presse elle-même. Les journalistes sont frustrés. Comme c'est un Hollandais, le jugement est vite trouvé : il choisit toujours la voie de l'argent ! " Van kleine generaal tot grote deserteur ! " Imaginons le cas contraire. Eric Gerets annonce qu'il va entraîner le Ghana. L'Union belge l'appelle et lui propose un bien meilleur salaire. Gerets envoie balader le Ghana. Lirait-on les mêmes commentaires dans nos journaux ? Non, car nous serions dans le camp des vainqueurs. La plupart des journalistes manquent à leurs devoirs de vérité et d'objectivité. Aujourd'hui, tout ce qui les intéresse se passe en dehors du terrain : le nombre de maîtresses d'un joueur, etc. C'est le règne de la rumeur.