Cela a été annoncé en fin de semaine passée, 24 heures avant la clôture du championnat. Gérard Houllier, en place depuis deux saisons à la tête de l'Olympique Lyonnais et qui restait sur deux titres de champion de France, a décidé de se retirer.
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Cela a été annoncé en fin de semaine passée, 24 heures avant la clôture du championnat. Gérard Houllier, en place depuis deux saisons à la tête de l'Olympique Lyonnais et qui restait sur deux titres de champion de France, a décidé de se retirer. " Il s'agissait de repartir sur un projet de trois ans ", a annoncé Houllier, élu meilleur entraîneur de l'année, " et je ne me voyais pas m'engager pour trois ans après avoir vécu deux saisons exceptionnelles. Si je pars pour des raisons personnelles, ce n'est pas à cause de ma santé - NDLA : Houllier avait connu des problèmes cardiaques lorsqu'il officiait à Liverpool. Car à Lyon, j'ai même trouvé une source de jouvence (...). Je ne pars pas non plus à cause de Bernard Lacombe. Il a pu y avoir des tensions mais elles sont normales dans un club où les gens ne sont pas obligatoirement d'accord tous les jours. J'ai éprouvé le besoin de faire un break. Les trois ans à venir vont être importants pour le club qui a besoin d'une dynamique et d'un souffle nouveaux ". Cette décision peut paraître surprenante mais elle ne l'est pas vraiment, tant la position d'Houllier fut fragilisée après l'élimination en huitièmes de finale de Ligue des Champions. La Coupe d'Europe était le moteur de Houllier et l'objectif prioritaire du club. Cet échec a été durement ressenti à tous les étages (direction et joueurs). Pourtant, Houllier a toujours été défendu par le président Jean-Michel Aulas qui était d'ailleurs à ses côtés lors de l'annonce de son départ et n'a pas manqué de rendre hommage à l'entraîneur qui avait conquis les 5e et 6e titres d'affilée. Cependant, un vestiaire de plus en plus désuni, des relations tendues avec le directeur sportif Lacombe (qui jouit d'une énorme influence) et une lassitude générale ont eu raison de la foi d'Houllier. Fatigué par le rythme infernal du travail d'entraîneur au quotidien dans un grand club, Houllier a annoncé qu'il allait faire un break de trois mois et qu'il ne prendrait pas en charge un autre club français. Deux solutions s'offrent donc lui : repartir à l'étranger ou occuper le poste de directeur technique national à la Fédération française. On semble s'orienter dans cette voie. Nul doute que Raymond Domenech, avec lequel il a connu quelques altercations cette saison, appréciera son arrivée à la FFF... TOULOUSE est le miraculé de la dernière journée. Largués pour la Ligue des Champions, les hommes d' Elie Baup ont finalement décroché le dernier ticket grâce à une semaine faste. Jeudi, ils ont récupéré sur tapis vert les trois points de la victoire contre Nantes (0-0). Le match avait été interrompu à dix minutes de la fin suite à un envahissement de terrain. Samedi, ils ont battu un concurrent direct, Bordeaux (3-1) et bénéficié de circonstances favorables pour terminer 3e du championnat. RENNES a tenu sa place en Ligue des Champions jusqu'à la 93e minute de son match contre Lille, moment choisi par les Nordistes pour égaliser (Titulaire, Kevin Mirallas a été remplacé à la 64e par Youla). Les Bretons terminent 4e et vont en UEFA. Les deux autres tickets européens vont à Bordeaux (vainqueur de la Coupe de la Ligue) et Sochaux (vainqueur de la Coupe de France). Lens, encore troisième au matin de la dernière journée, termine finalement 5e et va en Intertoto. TROYES, Sedan et Nantes descendent en Ligue 2. CAEN rejoint Strasbourg et Metz dans le clan des promus en Ligue 1. GRéGORY PUJOL (ex-Anderlecht) quitte Sedan pour Valenciennes où il a signé un contrat de deux ans. PAULETA termine meilleur buteur avec 15 buts. C'est la troisième fois que cela lui arrive en France. FLORENT MALOUDA a été élu meilleur joueur de Ligue 1. Teddy Richert (Sochaux), meilleur gardien et Samir Nasri (Marseille) meilleur jeune. STéPHANE VANDE VELDE