Si Tom Boonen et Philippe Gilbert entament dimanche leur saison au Qatar par le contre-la-montre, la gagnante du trophée La Flandrienne, Grace Verbeke, fait l'impasse sur la course à travers le désert. Le Tour féminin du Qatar, qui dure trois jours, débute vendredi en ouverture de la course masculine et inaugure la saison internationale féminine. " Il y a trop peu de kilomètres de course pour un voyage aussi long ", juge Grace Verbeke.
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Si Tom Boonen et Philippe Gilbert entament dimanche leur saison au Qatar par le contre-la-montre, la gagnante du trophée La Flandrienne, Grace Verbeke, fait l'impasse sur la course à travers le désert. Le Tour féminin du Qatar, qui dure trois jours, débute vendredi en ouverture de la course masculine et inaugure la saison internationale féminine. " Il y a trop peu de kilomètres de course pour un voyage aussi long ", juge Grace Verbeke. La Flandrienne de 25 ans est la figure de proue du cyclisme belge. Elle a terminé neuvième du Mondial de Mendrisio en automne et elle occupe la treizième place au classement mondial, emmené par la Néerlandaise Marianne Vos. Cet hiver, Grace Verbeke aurait pu rejoindre la prestigieuse HTC-Columbia mais elle est restée fidèle au Lotto Ladies Team, qui lui permet de tirer sa carte personnelle. " Grace a effectué un grand pas en avant en 2009 ", explique Ludwig Willems, l'ancien équipier de Johan Museeuw, entraîneur fédéral des élites féminines depuis six ans. " Elle émarge à l'élite mondiale. Elle devient une locomotive pour les autres, qui constatent que l'entraînement permet aussi aux dames belges de faire partie du top. " Jusqu'à l'année dernière, l'intéressée a combiné le cyclisme et son travail d'animatrice dans un centre de soins. Elle mène désormais une vie de sportive pro, un luxe dont la plupart de ses collègues ne peut que rêver. " Après l'ère Heidi Van De Vijver, le cyclisme féminin a connu un creux ", poursuit Willems. Dans les années 90, Van De Vijver a rivalisé avec Leontien van Moorsel et Jeannie Longo. Peu de coureuses pouvaient se permettre de participer à des épreuves étrangères alors que ces contacts internationaux sont indispensables pour progresser. " Willems est convaincu que le cyclisme féminin est en train de revivre en Belgique. " La Ligue vélocipédique nous a donné un nouvel élan. Nous établissons des programmes internationaux pour nos jeunes talents. Ce ne sont pas des grands tours comme le Giro ou le Tour de l'Aude mais des courses à étapes plus brèves, qui leur permettent de progresser petit à petit. Nos équipes se tournent également vers les courses internationales. " Une génération prometteuse pointe du nez. Lieselot Decroix (22 ans) entame sa deuxième saison chez Cervélo, une des meilleures formations féminines. " Elle a sciemment opté pour une équipe internationale bien structurée mais elle a encore besoin de temps pour atteindre le sommet de son art. " Willems espère aussi de belles performances dans les années à venir de Jessie Daams (19 ans), Jolien D'hoore (19 ans) et de Kelly Druyts (20 ans), un trio de Topsport Vlaanderen-Thompson. " Elles combinent la route et la piste et doivent donc encore effectuer un choix mais toutes ont d'excellentes raisons d'aborder l'avenir avec assurance. "