Selon les cotations du Top Foot que nous publions après chaque match de cham- pionnat, Daniel Zitka est le meilleur gardien du premier tour. Ce n'est pas étonnant... ceci étant écrit sans ôter un chouïa de mérite à Silvio Proto (blessé cette saison). Car le Tchèque a tout de même une sacrée expérience derrière lui, disputant deux saisons d'enfer à Lokeren au début des années 2000 et ne déméritant pas à Anderlecht depuis 2002. En engageant Proto, Anderlecht allait devoir trancher entre deux gardiens du même niveau et c'est toujours un n£ud gordien. Mais laissez Zitka jouer et vous en aurez pour votre argent.
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Selon les cotations du Top Foot que nous publions après chaque match de cham- pionnat, Daniel Zitka est le meilleur gardien du premier tour. Ce n'est pas étonnant... ceci étant écrit sans ôter un chouïa de mérite à Silvio Proto (blessé cette saison). Car le Tchèque a tout de même une sacrée expérience derrière lui, disputant deux saisons d'enfer à Lokeren au début des années 2000 et ne déméritant pas à Anderlecht depuis 2002. En engageant Proto, Anderlecht allait devoir trancher entre deux gardiens du même niveau et c'est toujours un n£ud gordien. Mais laissez Zitka jouer et vous en aurez pour votre argent. La deuxième place de Logan Bailly est également totalement méritée, vu la présence qu'il dégage (surtout dans les airs) et son efficacité hallucinante dans la relance à la main. Un vrai laser. Derrière eux s'alignent les meilleurs remparts de la D1 parmi lesquels on note que Frédéric Herpoel est resté un roc pour La Gantoise, Michaël Cordier est devenu un espoir de la D1 et qu' Olivier Renard prouve qu'il est plus solide que beaucoup le pensaient en début de saison. C'est clair, le Standarman n'a pas encore donné sa pleine mesure car chez les gardiens, plus que pour tout autre poste, la confiance joue un rôle immense. Idem pour Patrice Luzi, le Corse arrivé en cours de saison à Charleroi, qui a eu des pépins physiques et a dû - comme son collègue liégeois - succéder à un monument du club. Selon la théorie des dominos, Mark Volders a également saisi sa chance à Mouscron. Un tel classement peut paraître surprenant (voyez la très mauvaise place de l'international Stijn Stijnen), mais n'oubliez jamais que le Top Foot est basé sur des cotes livrées week-end après week-end par nos journalistes dans tous les stades du pays et pas sur des réputations. Dans le courant de janvier, nous établirons et commenterons de la même manière les autres compartiments du jeu : les défenseurs le 10, les médians le 17 et les attaquants le 24. Cette semaine, nous enquêtons sur l'exode des footballeurs belges vers les Pays-Bas : on y compte 75 pros en D1 et D2 et au moins autant de jeunes dans les grands clubs. On sait que Timmy Simons pète le feu à Eindhoven mais il y en a des tas d'autres Belges qui marchent aux Pays-Bas et pas seulement des Flamands. Certains sont même en passe de passer des rangs des équipes de jeunes au noyau A. Les raisons qui poussent nos compatriotes à partir là-bas sont multiples : meilleurs contrats, encouragements, styles de jeu, installations, correction des dirigeants. Chez nous - où tous les clubs en ont assez de faire de la formation pour l'étranger -, on parle quand même d'une révolution qui pourrait empêcher tant de Belges de partir. Si, pour l'instant, les étrangers sont toujours taxés beaucoup moins que les nationaux en Belgique, on parle de plafonner dorénavant les taxes sur les contrats en Belgique à 33 % pour tous. Cela veut dire que la concurrence serait plus loyale pour nos garçons et qu'ils ne devraient plus nécessairement émigrer pour pouvoir jouer. Chez les Diables Rouges, quelques implants hollandais apportent progressivement la preuve qu'on pratique là-bas un meilleur football qu'ici. Ce n'est qu'un élément d'analyse car René Vandereycken joue avec trop de défenseurs pour estimer l'apport exact des Belges de Hollande. Et c'est tout le foot belge qui souffre des comparaisons car notre culture est de plus en plus défensive. On axe plus sur le physique et la tactique que sur la technique et l'offensive. Comme le dit très justement Willy Reynders (le DT de Genk), la victoire de la Grèce à l'Euro 2004 a malheureusement apporté de l'eau au moulin des coaches hyper prudents et ce n'est pas ça qui va faire progresser nos clubs. Les Hollandais, eux, continuent à attaquer. par John Baete