Si le Pays de Galles, l'Écosse, l'Irlande du Nord et l'Angleterre conservent des équipes nationales alors qu'ils font partie du Royaume-Uni, c'est pour des raisons historiques. Lorsque la Football Association a été fondée, en 1863, ses limites géographiques n'étaient pas claires. Les fédérations écossaise (1873), galloise (1876) et irlandaise (1880 puis séparation entre le Nord et le Sud en 1923) suivirent assez rapidement.
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Si le Pays de Galles, l'Écosse, l'Irlande du Nord et l'Angleterre conservent des équipes nationales alors qu'ils font partie du Royaume-Uni, c'est pour des raisons historiques. Lorsque la Football Association a été fondée, en 1863, ses limites géographiques n'étaient pas claires. Les fédérations écossaise (1873), galloise (1876) et irlandaise (1880 puis séparation entre le Nord et le Sud en 1923) suivirent assez rapidement. En 1886, afin de pouvoir organiser des matches entre elles et codifier le jeu, les Britanniques fondèrent l'International Football Association Board, dont elles furent toutes membres. En 1904, les pays non anglo-saxons fondèrent la FIFA qui, plus tard, rejoignit le Board (l'organisme qui édicte toujours les lois du jeu aujourd'hui), où elle ne compte que 50 % des voix (4), les autres étant dévolues aux quatre fédérations britanniques. Au cours des dernières années, des voix ont réclamé la mise en place d'une équipe nationale britannique, telle qu'il en existait une au niveau olympique jusqu'en 1974, moment où on ne fit plus la distinction entre amateurs et professionnels et où le comité olympique britannique décida de ne plus inscrire d'équipe amateur. Le thème fut ressorti en urgence avant les Jeux olympiques de Londres. Pour déterminer les participants aux Jeux olympiques, l'UEFA prend en compte les résultats à l'Euro U21. Les home nations y prennent part chacune de leur côté tandis que le CIO n'accepte qu'une équipe britannique. En d'autres termes : aucune home nation ne peut aller aux Jeux. C'est ainsi que, par le passé l'Écosse (2 fois) et l'Angleterre (1 fois) ont dû céder leur place. En 2012, lorsque les Britanniques ont organisé les Jeux et qu'ils avaient dès lors droit à une place, on fit une exception. Malgré les garanties apportées par Sepp Blatter, les fédérations nord-irlandaise et écossaise, craignant de perdre leur statut à la FIFA, refusèrent de céder leurs joueurs à une équipe britannique. Celle-ci fut donc composée de 13 Anglais et 5 Gallois. Hormis les Irlandais, tous les Britanniques ont un passeport identique. C'est donc leur lieu de naissance et la filiation qui déterminent le pays qu'ils représentent. Aujourd'hui, avec la mobilité, ils peuvent pratiquement choisir à la carte. Gareth Bale, né a Cardiff, a une grand-mère anglaise. Il aurait donc pu jouer pour l'Angleterre car on ne tient pas seulement compte de l'origine des parents mais aussi de celle des grands-parents. La frontière est encore plus ténue pour les joueurs nés sur l'Ile de Man (comme Graeme Le Saux ou Matt Le Tissier par le passé). Eux, ils ont le choix. Tout comme les Britanniques nés sur le continent ou dans les anciennes colonies. Pour des raisons géographiques, les règles sont aussi très flexibles au niveau du championnat. Berwick Rangers est un club anglais évoluant en Écosse. Pareil pour New Saints, qui joue au Pays de Galles. Derry City, club du championnat de République d'Irlande, se situe en Irlande du Nord. C'est également pour des raisons historiques que des clubs gallois comme Cardiff City ou Swansea peuvent évoluer dans le championnat anglais, contrairement au Celtic ou aux Rangers. Jusque dans les années 90, les relations entre le nord et le sud du Pays de Galles étaient très tendues. Les clubs gallois affrontaient dès lors des clubs anglais de leur région. La Premier League galloise n'a été fondée qu'en 1992 mais six clubs, dont Cardiff City et Swansea, ont préféré rester en Angleterre.