Nos parties intimes sont intiment liées à nos histoires de foot, l'actualité se charge sans cesse de nous le rappeler. A Liège et suite au titre, en haut de la côte du Sart Tilman, le nouveau slogan d'une agence de pub locale communique aux automobilistes, sur bâche géante et via deux vers remplis de poésie : "ANDERLECHT CHAMPION ? AH OUAIS MES 2 COYONS !" Inutile de traduire, vous aurez compris qu'en foot, la couille a le vent en poupe. Et ça ne date pas d'hier, nos bibelots sont depuis des décennies l'objet des convoitises adverses, lors de nos duels pour la possession du ballon : récemment dans Sud Presse, Albert Van Zuylen, 92 ans et le plus ancien joueur vivant des Rouches, racontait que son unique exclusion fut jadis due à son poing, spontaném...

Nos parties intimes sont intiment liées à nos histoires de foot, l'actualité se charge sans cesse de nous le rappeler. A Liège et suite au titre, en haut de la côte du Sart Tilman, le nouveau slogan d'une agence de pub locale communique aux automobilistes, sur bâche géante et via deux vers remplis de poésie : "ANDERLECHT CHAMPION ? AH OUAIS MES 2 COYONS !" Inutile de traduire, vous aurez compris qu'en foot, la couille a le vent en poupe. Et ça ne date pas d'hier, nos bibelots sont depuis des décennies l'objet des convoitises adverses, lors de nos duels pour la possession du ballon : récemment dans Sud Presse, Albert Van Zuylen, 92 ans et le plus ancien joueur vivant des Rouches, racontait que son unique exclusion fut jadis due à son poing, spontanément parti dans le faciès d'un opposant venu lui pincer les roupettes sans autorisation préalable... Tout qui prend place dans un mur pour contrer un coup franc est envahi, au moins l'espace d'un instant, d'une pensée émue pour ses gonades en péril. (Et c'est vrai que les accidents arrivent, je cesse un instant de rire pour compatir à l'accident récent de Bekim Kastrati, l'attaquant albanais du Fortuna Düsseldorf, qui a dû être amputé d'un testicule, à la suite d'un contact malheureux avec Daniel Van Buyten, lors d'un match amical durant la trêve hivernale.) Par ailleurs, tout qui a fréquenté un vestiaire et son coach sait que la couille est partie prenante de la harangue footeuse traditionnelle : les gars, il s'agit de montrer qu'on en a ! Ce qui me rappelle, un jour à Téléfoot, cette réflexion d' Achille Emana le Toulousain, qui connaît mal la genèse de la puberté : "On n'a pas eu de couilles en première mi-temps, on a joué comme des gamins !". Si vous croisez Emana un jour où vous visitez la Ville Rose, n'hésitez donc pas à l'informer de ma part qu'un gamin, quoique petit, possède de petites couilles. Sur www.dailymotion.com, une rubrique de foot nous repasse en images toutes les lamentableries dont nous sommes capables dans l'exercice de notre sport favori : successions d'agressions, de gnons et bagarres généralisées, elle est intitulée "Quand le foot part en couille" et me conduit à me demander si je ne devrais pas plutôt me passionner pour la broderie ou le tissage. Tissage me conduisant à vous révéler que l'expression "partir en couille" serait une déviance, selon certains linguistes, de l'expression plus chaste "partir en quenouille". Ceci pour votre info et pour briller dans les buvettes... Mais le footeux de chez nous le plus accro aux histoires de bijoux de famille, c'est incontestablement Mogi Bayat. Déjà l'an dernier si ma mémoire est bonne, à l'époque du bye-bye à Jacky Mathijssen, quand on lui avait demandé pourquoi Charleroi avait choisi Philippe Vande Walle plutôt que Dante Brogno, Mogi avait répondu tout sourire que le premier avait peut-être "de plus grosses couilles" que le second. Second qui a dû avoir drôlement les boules en entendant ça... Porté sur les balloches autant que les ballons, Mogi Bayat vient aussi de ramasser, de la part du Comité Sportif, une amende de 25.000 euro pour avoir traité de "couille molle" l'arbitre de Charleroi-GBA, qui eut la dent dure dans son rapport. Wouaw ! 25.000 euro pour un seul rouston, ça fait cher la paire, encore heureux que le referee ne se soit pas senti injurié au pluriel ! Cette amende en suivait une autre, également de 25.000 euro, récoltée par Mogi à Malines, accusé qu'il fut d'avoir jeté un billet de 5 euro en direction de l'arbitre. Et le neveu d'Abbas vient de s'en choper une troisième, mais de 10.000 euro seulement, pour avoir dit, à propos du referee de Charleroi-Saint-Trond "Encore un arbitre que nous allons récuser !" Moralité pour nos portefeuilles : vaut mieux menacer un arbitre de le récuser que de l'accuser d'avoir une valseuse un rien indolente. Moralité pour le portefeuille de Mogi Bayat (j'espère le sien, pas celui du Sporting !) : ça fait 60.000 euro d'amendes en peu de temps, c'est pas en continuant comme ça qu'il va se faire des couilles en or. par bernard jeunejean