Robert Budzinski, qui a entamé sa carrière de joueur au RC Lens, a poursuivi la totalité de sa carrière professionnelle à Nantes. Il y a disputé plus de 370 matches. International à 22 reprises, il a dû jeter l'éponge à cause de blessures à répétition. Il a disputé le match d'ouverture de la Coupe du Monde 1966 contre l'Angleterre à Wembley (2-0).
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Robert Budzinski, qui a entamé sa carrière de joueur au RC Lens, a poursuivi la totalité de sa carrière professionnelle à Nantes. Il y a disputé plus de 370 matches. International à 22 reprises, il a dû jeter l'éponge à cause de blessures à répétition. Il a disputé le match d'ouverture de la Coupe du Monde 1966 contre l'Angleterre à Wembley (2-0). Son club est reconnu comme un des meilleurs centres de formation des jeunes en France. Pourtant, en tant que manager sportif, il regrette que les produits de son école soient enrôlés si tôt par des clubs étrangers qui ne leur offrent guère l'occasion de jouer en équipe fanion. Il cite trois exemples: trois jeunes qui ont conquis la saison passée le titre mondial en -17 ans, à la Trinité et Tobago, et qui auraient été en mesure d'entamer leur carrière professionnelle à Nantes cette saison. Nantes a dû les laisser partir. Les clubs français, à l'exception du PSG, de Monaco et de Marseille, ne tirent pas suffisamment de revenus des droits de retransmission et du sponsoring. En plus, le fisc français ponctionne 55% du salaire des joueurs. Sans oublier que le football français est mal géré, d'après Budzinski, à cause de l'ignorance et de l'excès d'égoïsme de certains dirigeants. Le ministère du Sport ne fait rien pour le football. "Madame Buffet en sait long sur la problématique du dopage mais elle laisse les clubs de football en plan", explique Bud. Les problèmes de Manchester sont d'un autre ordre. Nul ne s'étonnera d'apprendre qu'ils sont liés aux salaires monstrueux versés aux joueurs. Pour l'instant, les chaînes fournissent ces mannes mais cela durera-t-il? Michael Edilson connaît bien notre pays: il le visite souvent pour affaires. C'est lui qui est à la base de la collaboration de United avec l'Antwerp. "Actuellement, les 100 millions de livres (150 millions d'euros) que nous touchons des TV sont intégralement versés aux joueurs. Si cette somme diminue, ils devront également consentir des sacrifices. Peu d'autres clubs sont en mesure de les payer davantage".Manchester a profité de son entrée en bourse. En quelques années, son action est passée d'environ 20 euros (1991) à 700 euros, en mars 2000. Mais rien n'est plus instable que les actions boursières d'un club de football. Une défaite, la vente d'un joueur, le départ d'un entraîneur peuvent signifier une perte sèche. Le cours de l'action a chuté de 30 points quand Alex Ferguson a annoncé son départ. Lorsqu'il est revenu sur sa décision, il a remonté. Ce mardi, Manchester United était coté à 135 livres ou 218 euros au FTSE... Mick Michels,