A l'image de son prédécesseur Michel Verschueren, Herman Van Holsbeek monte au front à chaque situation de crise. Sorte de porte-parole d'un Sporting d'Anderlecht régulièrement sous les feux des projecteurs, son manager est quasiment l'unique représentant médiatique de la cause des Mauves.
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A l'image de son prédécesseur Michel Verschueren, Herman Van Holsbeek monte au front à chaque situation de crise. Sorte de porte-parole d'un Sporting d'Anderlecht régulièrement sous les feux des projecteurs, son manager est quasiment l'unique représentant médiatique de la cause des Mauves. On a beaucoup stigmatisé les problèmes de communication au Sporting. Comprenez-vous ces critiques ?Oui, je les comprends, même s'il faut relativiser. Quand ailleurs, on se sépare de son entraîneur adjoint ça fait quatre lignes dans les journaux. Ici, lors du départ de Glen De Boeck, ça faisait les gros titres. Mais vous conviendrez qu'au niveau de sa communication, le club pourrait évoluer ?Oui, certainement. Et on y pense. On nous demande de nous professionnaliser et le secteur communication devra l'être également. Je ne sais pas si pour la presse, c'est spécialement une bonne nouvelle, puisqu'avec un spécialiste à sa tête, tout serait régulé, organisé. On pointe souvent le Bayern Munich, comme exemple mais vous croyez que là-bas, la presse obtient une interview d'Ottmar Hitzfeld facilement ? Vous êtes de toutes les émissions télé, radio ; on lit régulièrement vos déclarations dans la presse. Ce rôle vous pèse- t-il ?Ça fait partie intégrante du job. En nombre de personnes qu'il emploie, le Sporting représente une simple PME et pourtant, c'est assurément la société la plus médiatique de Belgique. Quand le mot crise est prononcé, il est normal que je défende ses intérêts. J'essuie les coups comme un punching-ball. Au fil des ans, avez-vous le sentiment que la presse est devenue plus vicieuse ?C'est évident ! C'est dû en grande partie à la concurrence qui s'est accentuée entre les journaux. Après le match face à Genk, on s'est un peu énervé sur une certaine presse suite à des problèmes de déontologie. Mais on ne peut pas se plaindre en comparaison avec l'étranger. Là, on vise l'aspect privé. Dernièrement, The Sun parlait des 40 maîtresses de José Mourinho après son éviction de Chelsea. Heureusement, ici ça n'arrive pas. On parle beaucoup des futurs droits télé actuellement. Vous avez émis l'hypothèse que vous pourriez négocier individuellement.Oui, c'est le seul dossier où les grands clubs ont un peu de puissance à la Ligue Pro car dans ce cadre, la décision doit être prise à l'unanimité. Dans les autres sujets, avec la majorité des deux tiers, on est toujours perdant. Si les petits clubs ne veulent pas d'une réforme de la compétition, on négociera individuellement. Il faut que les choses bougent. THOMAS BRICMONT