" Un dossier très difficile, pour ne pas dire extrêmement compliqué ". C'est en ces termes que le manager du RSCA, Herman Van Holsbeeck parle du cas posé par le gardien louviérois Silvio Proto. A priori, pourtant, tout semble clair comme de l'eau de roche : une clause, dans le bail du joueur, stipule effectivement que si celui-ci quitte le Tivoli avant l'échéance de son contrat, le 30 juin 2006, une somme de 625.000 euros doit être déboursée par le club acquéreur en échange de ses services. Ce montant, joint à la commission de la personne chargée de la défense des intérêts du portier, ainsi que...

" Un dossier très difficile, pour ne pas dire extrêmement compliqué ". C'est en ces termes que le manager du RSCA, Herman Van Holsbeeck parle du cas posé par le gardien louviérois Silvio Proto. A priori, pourtant, tout semble clair comme de l'eau de roche : une clause, dans le bail du joueur, stipule effectivement que si celui-ci quitte le Tivoli avant l'échéance de son contrat, le 30 juin 2006, une somme de 625.000 euros doit être déboursée par le club acquéreur en échange de ses services. Ce montant, joint à la commission de la personne chargée de la défense des intérêts du portier, ainsi que le salaire de ce dernier chez son nouvel employeur constituent en quelque sorte le trident financier de l'affaire. Alors, pourquoi tant de complications ? " L'un des problèmes relève de l'histoire ancienne ", observe l'homme fort du Sporting. " Il y a trois ans, l'intéressé, courtisé par le club italien de Vicenza, a voulu utiliser la fameuse loi du 24 février 1978 pour rompre unilatéralement le contrat qui le liait encore aux Loups. En définitive, il a repris le chemin du Tivoli, à d'autres conditions. La Louvière, par l'entremise de son président, Filippo Gaone, n'était cependant pas demeuré en reste et s'était adressée à un avocat afin d'établir une indemnité de rupture basée à la fois sur le salaire restant dû ainsi que sur les années consacrées à la formation du joueur. Ce montant se chiffrait à l'époque à 115.000 euros, à majorer des intérêts. Selon moi, cette affaire n'a jamais été classée, quoique Silvio Proto ait paraphé à l'époque un nouvel engagement. Et pour les dirigeants louviérois, si leur gardien quitte le club avant l'échéance prévue, cette somme vient se greffer sur les 625.000 euros demandés. Mais qui doit la payer ? Le club intéressé ? Le joueur ? Nous-mêmes étions disposés à acquitter 750.000 euros. Le transfert n'a toutefois pas pu être finalisé faute d'accord quant aux prétentions salariales du joueur ". A ce stade, difficile d'en savoir plus. Au Sporting, on parle d'un contrat aux normes anderlechtoises pour un coming man. Ce qui nous amène à quelque 200.000 euros par an. Un montant non négligeable pour un jeunot de 22 ans mais loin des 700 à 800.000 euros perçus par les vedettes locales. De quoi échauder le keeper louviérois qui, dans le même temps, s'est vu proposer un pont d'or par le Spartak Moscou. Est-ce à dire que Silvio Proto ne rejoindra pas le RSCA cette saison ? " Nous avons fait une offre définitive et nous n'y changerons pas le moindre iota ", précise Van Holsbeeck. " Proto sait donc à quoi s'en tenir : c'est à prendre ou à laisser, point final. Nous ne reviendrons pas à la charge. Mais si le gardien louviérois est prêt à rediscuter avec nous, c'est sûr que nous lui prêterons une oreille attentive. Si rien ne se dégage cette semaine, nous activerons toutefois d'autres pistes. Comme celles d'un gardien brésilien que notre cellule de scouting a repéré dans le cadre des opérations de visionnage de l'attaquant des Corinthians, Jô. Longtemps, les meilleurs Cariocas étaient des joueurs de champ. Ces dernières années, avec Dida et Gomes, entre autres, chacun a pu se rendre compte qu'ils disposent de derniers remparts fiables ".