Henry part de la ligne médiane et crucifie le gardien adverse : rien de nouveau

Pour moi, le résultat le plus marquant de la cinquième journée du premier tour est le fabuleux 1-5 réussi par Arsenal sur le terrain de l'Inter Milan. Le score est étonnant, mais la manière employée par les Anglais aussi. Thierry Henry a fait ce qu'il a voulu. Comment cela est-il possible ? Il marque la plupart de ses buts de la même manière, depuis longtemps. C'est souvent sur une contre-attaque. Il s'empare du ballon à proximité de la ligne médiane, démarre comme un bolide, déboule jusqu'au rectangle en éliminant au besoin un ou deux adversaires, se retrouve en position de frappe, et marque. Il l'a déjà fait des dizaines de fois, mais on le laisse le plus souvent faire son show. Je suis vraiment étonné qu'on n'ait pas encore trouvé la parade pour l'arrêter. En regardant Inter-Arsenal, j'ai eu l'impression que ce match avait déjà eu lieu, tellement les actions de Thierry Henry étaient prévisibles. Il est bizarre qu'aucun entraîneur, à ce niveau, n'ait encore déniché le truc pour stopper Henry. Ce n'est quand même pas le seul attaquant qui aille très vite, en Europe. Aruna Dindane aussi a une fameuse pointe de vitesse, mais chez nous, pas mal de coaches trouvent des solutions pour l'empêcher de jouer. C'est apparemment impossible au plus haut niveau européen : étonnant.

Deux équipes belges à 90 minutes de la qualification : une première

Les résultats réussis la semaine dernière par Anderlecht contre Lyon et par Bruges sur le terrain du Celta Vigo méritent que l'on hurle - Cocorico. Nos deux clubs vont disputer un match décisif lors de la toute dernière journée : cela ne nous était encore jamais arrivé. Malgré cela, je n'entends pas de grands discours glorifiant notre football. Bruges et Anderlecht le méritent, quand même. Cette Ligue des Champions a permis au foot belge d'accéder à un nouveau palier. On va peut-être arrêter de dire que son niveau régresse d'année en année. De croire que tout est toujours mieux ailleurs.

Paradoxalement, Bruges, qui souffre beaucoup en championnat, est plus susceptible qu'Anderlecht d'accéder au deuxième tour. Anderlecht éprouve énormément de difficultés à bien gérer un match en déplacement. A Munich, ce ne sera pas rien. Par contre, Bruges n'a jamais été ridicule sur son terrain, malgré son nul contre Vigo et sa défaite contre Milan, et je le vois bien réussir un résultat favorable contre l'Ajax. Je pars en tout cas d'ores et déjà du principe que, quoi qu'il arrive lors de la dernière journée, on ne pourra rien reprocher à nos deux équipes.

Aruna Dindane absent ? Et alors ?

On ne peut pas tirer de conclusions après un seul match, mais Anderlecht a prouvé contre Lyon qu'il pouvait parfaitement digérer l'absence d'Aruna. Quand une star n'est pas là, un autre grand peut en profiter pour se révéler. Vous avez vu le match d'Ivica Mornar ? C'était vraiment du costaud. Surtout venant d'un gars qui n'était considéré que comme le quatrième attaquant du noyau en début de saison et était pour ainsi dire persona non grata au Sporting. Chapeau. Le tout, maintenant, est de savoir si Anderlecht pourra répéter les mêmes performances sur plusieurs matches en étant privé d'Aruna. On en saura plus pendant la Coupe d'Afrique des Nations.

C'est jeune, c'est belge, c'est bon

La campagne d'Anderlecht doit aussi nous rassurer sur deux points précis : la formation et le recrutement. La formation avec Vincent Kompany. C'est jeune, c'est formé en Belgique et c'est tout bon. Si Kompany avait été formé en France, on s'extasierait une fois de plus sur les centres de formation de nos voisins. Mais non, c'est à Anderlecht qu'il a été éduqué. Je constate toutefois qu'on le souligne à peine. Je le répète : c'est soi-disant toujours mieux ailleurs. Le recrutement est aussi une spécialité belge. Prenez Christian Wilhelmsson : personne ne le connaissait avant qu'il ne débarque chez nous. Mais il s'est très vite hissé à un niveau européen. Et il y a des tas d'exemples comme le sien. A Anderlecht, à Bruges et ailleurs. Attirer des étrangers inconnus et en faire de très bons joueurs reste une spécialité de nos clubs.

Pour moi, le résultat le plus marquant de la cinquième journée du premier tour est le fabuleux 1-5 réussi par Arsenal sur le terrain de l'Inter Milan. Le score est étonnant, mais la manière employée par les Anglais aussi. Thierry Henry a fait ce qu'il a voulu. Comment cela est-il possible ? Il marque la plupart de ses buts de la même manière, depuis longtemps. C'est souvent sur une contre-attaque. Il s'empare du ballon à proximité de la ligne médiane, démarre comme un bolide, déboule jusqu'au rectangle en éliminant au besoin un ou deux adversaires, se retrouve en position de frappe, et marque. Il l'a déjà fait des dizaines de fois, mais on le laisse le plus souvent faire son show. Je suis vraiment étonné qu'on n'ait pas encore trouvé la parade pour l'arrêter. En regardant Inter-Arsenal, j'ai eu l'impression que ce match avait déjà eu lieu, tellement les actions de Thierry Henry étaient prévisibles. Il est bizarre qu'aucun entraîneur, à ce niveau, n'ait encore déniché le truc pour stopper Henry. Ce n'est quand même pas le seul attaquant qui aille très vite, en Europe. Aruna Dindane aussi a une fameuse pointe de vitesse, mais chez nous, pas mal de coaches trouvent des solutions pour l'empêcher de jouer. C'est apparemment impossible au plus haut niveau européen : étonnant. Les résultats réussis la semaine dernière par Anderlecht contre Lyon et par Bruges sur le terrain du Celta Vigo méritent que l'on hurle - Cocorico. Nos deux clubs vont disputer un match décisif lors de la toute dernière journée : cela ne nous était encore jamais arrivé. Malgré cela, je n'entends pas de grands discours glorifiant notre football. Bruges et Anderlecht le méritent, quand même. Cette Ligue des Champions a permis au foot belge d'accéder à un nouveau palier. On va peut-être arrêter de dire que son niveau régresse d'année en année. De croire que tout est toujours mieux ailleurs. Paradoxalement, Bruges, qui souffre beaucoup en championnat, est plus susceptible qu'Anderlecht d'accéder au deuxième tour. Anderlecht éprouve énormément de difficultés à bien gérer un match en déplacement. A Munich, ce ne sera pas rien. Par contre, Bruges n'a jamais été ridicule sur son terrain, malgré son nul contre Vigo et sa défaite contre Milan, et je le vois bien réussir un résultat favorable contre l'Ajax. Je pars en tout cas d'ores et déjà du principe que, quoi qu'il arrive lors de la dernière journée, on ne pourra rien reprocher à nos deux équipes. On ne peut pas tirer de conclusions après un seul match, mais Anderlecht a prouvé contre Lyon qu'il pouvait parfaitement digérer l'absence d'Aruna. Quand une star n'est pas là, un autre grand peut en profiter pour se révéler. Vous avez vu le match d'Ivica Mornar ? C'était vraiment du costaud. Surtout venant d'un gars qui n'était considéré que comme le quatrième attaquant du noyau en début de saison et était pour ainsi dire persona non grata au Sporting. Chapeau. Le tout, maintenant, est de savoir si Anderlecht pourra répéter les mêmes performances sur plusieurs matches en étant privé d'Aruna. On en saura plus pendant la Coupe d'Afrique des Nations. La campagne d'Anderlecht doit aussi nous rassurer sur deux points précis : la formation et le recrutement. La formation avec Vincent Kompany. C'est jeune, c'est formé en Belgique et c'est tout bon. Si Kompany avait été formé en France, on s'extasierait une fois de plus sur les centres de formation de nos voisins. Mais non, c'est à Anderlecht qu'il a été éduqué. Je constate toutefois qu'on le souligne à peine. Je le répète : c'est soi-disant toujours mieux ailleurs. Le recrutement est aussi une spécialité belge. Prenez Christian Wilhelmsson : personne ne le connaissait avant qu'il ne débarque chez nous. Mais il s'est très vite hissé à un niveau européen. Et il y a des tas d'exemples comme le sien. A Anderlecht, à Bruges et ailleurs. Attirer des étrangers inconnus et en faire de très bons joueurs reste une spécialité de nos clubs.