1 Qu'est-ce que le match à six points de samedi dernier a changé pour vous dans la lutte contre la relégation ?
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1 Qu'est-ce que le match à six points de samedi dernier a changé pour vous dans la lutte contre la relégation ? Beaucoup de choses, surtout au niveau mental. Ce groupe avait besoin d'un bon résultat. Maintenant, on peut aller de l'avant. Le déclic s'est produit lors du match contre Gand. Nous étions frustrés car nous méritions mieux mais ça a soudé le groupe. Samedi, à Mouscron, on formait un bloc sur le terrain, on a tous travaillé les uns pour les autres. Ce n'était pas du tout le cas lors des trois premières rencontres. C'était déjà mieux contre Gand et j'espère que, désormais, nous sommes lancés. 2 Qu'est-ce qui vous inciterait à parier sur le maintien d'Eupen ? On a suffisamment de qualités pour ça. Il faut juste que la mayonnaise prenne, qu'on trouve l'équilibre sur le terrain. Ça n'a rien à voir avec l'entraîneur. Depuis le premier jour, le courant passe bien entre les joueurs et Claude Makelele. La saison dernière, après son arrivée, on a pris beaucoup moins de buts et son message est passé. Cette saison, avec Luis Garcia et Danijel Milicevic, nous avons des joueurs capables de faire la différence sur le plan offensif également mais il faut qu'ils reçoivent des ballons exploitables. 3 Qu'est-ce qui vous a surpris lors des derniers matches de championnat par rapport aux rencontres de préparation ? La préparation s'était bien passée, tant sur le terrain qu'en dehors, et je pensais qu'on poserait davantage de difficultés à nos adversaires. On a beaucoup misé sur la cohésion du groupe car ça nous avait fait défaut la saison dernière. Le stage en Allemagne, le tout premier auquel je participais depuis mon arrivée à Eupen, avait permis de changer les choses. Tout le monde semblait convaincu que le collectif passait avant les ambitions individuelles mais sur le terrain, on a tout de suite vu que nous n'étions pas encore suffisamment bons. Perdre à Bruges, ce n'était pas illogique, mais les défaites contre Charleroi et à Zulte Waregem nous ont fait mal. Encaisser seize buts en quatre matches, c'est tout simplement catastrophique. Peut-être nous sommes nous laissé griser par quelques bons résultats en préparation alors que tout dépend toujours de la période à laquelle on affronte certains clubs. On a battu l'Olympiacos mais cette équipe venait de reprendre les entraînements. Je ne pense pas qu'on battrait encore les Grecs, qui viennent de s'engager en compétition européenne. 4 Eupen est-il plus fort ou moins fort que la saison dernière ?Certainement pas moins fort. Il faut juste laisser aux nombreux nouveaux le temps de s'adapter. Le plus facile, pour prendre un bon départ, c'est d'entamer la préparation avec un groupe inchangé ou au complet, comme ce fut le cas lors de notre première saison en D1. C'était ce qui nous avait permis d'assurer notre maintien relativement rapidement. Cette saison, en préparation, je nous trouvais bons en défense et je craignais qu'on ne se crée pas suffisamment d'occasions. Mais en championnat, on a beaucoup encaissé et aussi beaucoup marqué. 5 Que faites-vous encore à Eupen ? Vous visiez un transfert dans un grand club belge et Sassuolo s'intéressait à vous également. Est-il vrai que vous avez failli vous retrouver en Italie ? Il s'en est vraiment fallu de peu. Les Italiens étaient très intéressés mais cela ne s'est pas fait pour des raisons bien précises. Au cours des dernières semaines, j'avais décidé de ne pas me laisser contaminer par la transférite. Je sais que j'étais sur les listes de pratiquement tous les grands clubs belges mais il y a une différence entre être sur la liste et être une priorité. Je ne sais pas si le montant demandé par Eupen était trop élevé pour un club belge ou si ces clubs n'étaient tout simplement pas convaincus. Si c'est le cas, c'est à moi d'ôter leurs doutes cette saison.