MERCREDI 2 AVRIL 2014 8H32

Je suis très superstitieux. Je porte le numéro deux, mon chiffre porte-bonheur. L'heure du réveil doit donc se terminer par ce chiffre aussi. Je prépare un shake de flocons d'avoine et de poudre que je savoure ensuite sur ma terrasse.
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Je suis très superstitieux. Je porte le numéro deux, mon chiffre porte-bonheur. L'heure du réveil doit donc se terminer par ce chiffre aussi. Je prépare un shake de flocons d'avoine et de poudre que je savoure ensuite sur ma terrasse. Arrivée au club. Le jour du match, nous sommes obligés de déjeuner ensemble. Notre assiette est composée très sainement et ce repas commun est bon pour l'ambiance. Nous parlons du match de Ligue des Champions entre Barcelone et l'Atletico Madrid et des nouvelles voitures F1. Début de la troisième séance vidéo sur l'adversaire de ce soir. Notre coach relève des détails très intéressants. Ces séances nous ont déjà beaucoup aidés cette saison. Nous visionnons trois heures, réparties en trois séances, avant de nous adonner à un léger entraînement. Vite chez le kiné pour un massage du dos. C'est mon point faible et nous effectuons des exercices de prévention quotidiens. Il fixe un pack de glace sur mon genou pour prévenir les inflammations. Les courses ! Les gens me dévisagent. Je dénote, avec la poche de glace et le bas de contention. C'est l'heure d'un rituel : j'opte toujours pour des pâtes sèches avec une escalope de poulet le jour des matches. Après le repas, je me glisse au lit, dans mon appartement, pour une sieste de deux heures, histoire d'être bien frais pour entamer le match. Lever. Ma fiancée revient du travail mais elle sait qu'aujourd'hui, je ne serai pas très disert car je me concentre sur mon match. Je mets la radio à fond pendant que je me douche. Comme toujours, Ruben Van Hirtum et moi sommes les premiers à arriver au hall. Notre kiné appose du tape ici et là pour prévenir tout bobo. Ultime briefing du coach. Nous passons en revue toutes les consignes tactiques et il nous adresse quelques mots de motivation. Début de l'échauffement officiel. Début des échanges. Le Schiervelde est bien rempli. Nous remarquons que nos supporters croient vraiment en un nouveau titre. Fin du match. Je réponds aux journalistes tout en buvant un shake de récupération puis - moins agréable, je prends un bain glacé. C'est très efficace contre les raideurs musculaires. Ensuite, nous allons saluer les VIP, les supporters et mes parents, qui ont roulé deux heures d'Averbode pour venir me supporter. Retour à la maison. S'endormir tout de suite après un match est difficile car je le rejoue deux ou trois fois dans ma tête. PAR FRÉDÉRIC VANHEULE