Samedi, vous avez été battus par Mons. Est-ce partiellement dû au fait qu'après votre défaite à Genk, vous avez fait une croix sur les PO1 ?

Hein Vanhaezebrouck : Non, c'est dû à un concours de circonstances. Comme lors de nos autres défaites à domicile, contre Charleroi, Zulte Waregem et Lokeren, nous n'avons pas exploité nos occasions de but tout en commettant des erreurs en défense. Plusieurs joueurs ne sont peut-être pas dans leur meilleure forme actuellement. Par exemple, Thomas Matton a disputé son premier match complet contre Mons. Et une fois sec, le terrain était encore en plus mauvais état que mouillé. Il n'était donc pas aisé d'y développer un foot...

Hein Vanhaezebrouck : Non, c'est dû à un concours de circonstances. Comme lors de nos autres défaites à domicile, contre Charleroi, Zulte Waregem et Lokeren, nous n'avons pas exploité nos occasions de but tout en commettant des erreurs en défense. Plusieurs joueurs ne sont peut-être pas dans leur meilleure forme actuellement. Par exemple, Thomas Matton a disputé son premier match complet contre Mons. Et une fois sec, le terrain était encore en plus mauvais état que mouillé. Il n'était donc pas aisé d'y développer un football rapide. Cela nous a désavantagés, puisque nous procédons par combinaisons. La Coupe est différente du championnat. Je ne décèle pas beaucoup de favoris au palmarès des dernières années. Sur trente journées, on peut déterminer qu'une équipe est beaucoup plus forte qu'une autre mais la Coupe se joue en une ou deux manches. Selon moi, nous partons à égalité. C'est une formation de qualité qui participe toujours au jeu, quel que soit son adversaire, mais qui ne parvient pas à sortir d'un cercle vicieux. Son histoire peut arriver à tous les clubs, à l'exception de six. Il reste peu de petits poucets dans un championnat à seize et la nouvelle formule des PO3 est périlleuse. Aucun club de Division Un n'est encore parvenu à se maintenir par ce biais parce qu'on dispute cinq matches de PO3, puis il faut encore en jouer six dans un tour final comportant trois clubs de D2. Mentalement, c'est très ardu. Nous marquons difficilement à domicile aussi, faute de véritables killers. Heureusement, nous concédons peu de buts. C'est notre point fort et c'est la base sur laquelle nous allons tenter de nous qualifier pour la finale. Je trouve déplacé de communiquer à ce sujet car je suis toujours au service de Courtrai. Je dois me concentrer sur mon travail et tenter d'obtenir le maximum pour la direction et les supporters. Je ne trouve pas évident pour un entraîneur de jouer sa carte personnelle et d'en parler à la presse. J'essaie de toute façon de rester très discret à ce propos. L'expérience m'a appris à ne pas trop y attacher d'importance, à laisser les choses se décanter. Trop en parler met les gens mal à l'aise. D'un autre côté, il est important d'être clair vis-à-vis du groupe. Le Bayern est un exemple : il dit qu'il achève la saison avec Jupp Heynckes, qui accomplit de l'excellent ouvrage, mais que la saison suivante, il travaillera avec un autre entraîneur. C'est comme ça qu'on clarifie une situation. Non. (Rires) Je suis très mauvais en pronostics. Si vous me demandiez qui va s'adjuger le prochain Tour des Flandres, je vous répondrais la même chose. Š CHRISTIAN VANDENABEELE