Avec 5 buts chacun lors des récentes qualifs pour les Championnat d'Europe, l'équilibre semble parfait. La réalité est tout autre. Car longtemps, Eden Hazard a souffert de la prédominance dans le jeu de King Kevin De Bruyne dont l'influence grandissante ces dernières années sur le jeu des Diables réduisait involontairement celle de son partenaire.
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Avec 5 buts chacun lors des récentes qualifs pour les Championnat d'Europe, l'équilibre semble parfait. La réalité est tout autre. Car longtemps, Eden Hazard a souffert de la prédominance dans le jeu de King Kevin De Bruyne dont l'influence grandissante ces dernières années sur le jeu des Diables réduisait involontairement celle de son partenaire. Tous deux sont pourtant des accélérateurs de BPM : Eden par ses dribbles, ses mouvements qui joue parfois la partition trop vite pour ses équipiers, quand De Bruyne rythme la musique par la verticalité de ses passes. Un duo sur papier complémentaire. Sauf que dans les faits, De Bruyne aspire le jeu vers la droite, et emmène l'attaquant de pointe dans son mouvement centrifuge. Face à l'Italie, le duo ne s'est jamais trouvé en première période. La faute notamment à un De Bruyne totalement hors-forme. Une passe de KDB pour Eden en première mi-temps. Un peu mieux en seconde (5 ballons d'Hazard vers KDB- 3 de KDB vers Hazard). Un duo qui n'en est pas un, qui se cherche. Incompréhensible pour deux joueurs qui ont quasiment grandi ensemble chez les Diables. " Est-ce que seulement il travaille à l'entraînement leurs automatismes ? ", se demande MarcDegryse. On peut en douter. Malgré son air de ne pas y toucher, Hazard sait ce qu'il veut et est bien décidé à l'avoir. MarcWilmots a compris, peu de temps après sa prise de fonction en mai 2012, qu'il vaut mieux être avec lui, que contre lui. Il y a cinq ans, le 3 juin 2011, c'est pourtant Wilmots, bien plus que Leekens, qui était monté dans les tours lors du burgergate, remettant un Hazard d'à peine 20 ans à sa place et poussant pour une sanction exemplaire. Les temps ont bien changé. Wilmots a tourné le bouton. Et quand Hazard le tacle indirectement en partant des lacunes tactiques après être sorti fâché après l'élimination face à l'Argentine, Wilmots tente de noyer toute tentative de polémique. Wilmots joue même les avocats d'Hazard quand il lui reproche de ne pas assez défendre. " Je demande d'Eden qu'il défende davantage au niveau de son jeu de position. Mais Eden doit d'abord être décisif offensivement. " Et si le jeu a longtemps penché du côté de De Bruyne, le brassard, le numéro 10, et toute la médiatisation sont portés par le joueur de Chelsea. Même au niveau du caractère, les différences sont tangibles : Hazard, c'est décontraction, blagues en coin et sourire espiègle au menu alors que De Bruyne reste souvent sur la réserve lors de retrouvailles groupées. Mais là où nos deux fenomenos se rejoignent, c'est dans le money-time. Une facette plus visible chez De Bruyne, éternel insatisfait alors que notre numéro 10 a longtemps traîné une réputation un brin je m'enfoutiste. Pas question non plus de guerre d'égos entre nos deux stars. " En dehors du terrain, on s'entend super bien. Mais on peut faire mieux sur le terrain, c'est sûr ", reconnaît Hazard. " Tous les deux, ce n'est pas toujours facile de se trouver. Il va à gauche, puis à droite, puis de nouveau à gauche, puis à droite. " Tout ça reste très brouillon. On en a eu une nouvelle preuve lundi soir.