E denHazard est le fils aîné de Thierry et Carine (tous deux ex-footballeurs et aujourd'hui professeurs d'éducation physique) dans une famille de quatre garçons. Le 18 décembre, lui et sa compagne Natacha, originaire d'Ecaussinnes et qu'il connaît depuis l'école primaire, sont devenus les parents d'un petit Yanis : encore un garçon, né comme son papa à La Louvière. Pour la première fois, à l'occasion du 20e anniversaire d'Eden qu'il fêtera vendredi, ses trois frères témoignent, en lui disant tout le bien qu'ils pensent de lui mais aussi, parfois, ce qui les a énervés.
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E denHazard est le fils aîné de Thierry et Carine (tous deux ex-footballeurs et aujourd'hui professeurs d'éducation physique) dans une famille de quatre garçons. Le 18 décembre, lui et sa compagne Natacha, originaire d'Ecaussinnes et qu'il connaît depuis l'école primaire, sont devenus les parents d'un petit Yanis : encore un garçon, né comme son papa à La Louvière. Pour la première fois, à l'occasion du 20e anniversaire d'Eden qu'il fêtera vendredi, ses trois frères témoignent, en lui disant tout le bien qu'ils pensent de lui mais aussi, parfois, ce qui les a énervés. Thorgan a 17 ans, est international U19 et joue avec la CFA de Lens où il frappe à la porte de l'équipe Première. " D'abord, je voudrais remercier Eden pour tout le plaisir qu'il m'a procuré. Dans la vie de tous les jours, avec ses conseils et ses petites attentions, mais aussi au niveau footballistique. C'est un plaisir de le regarder jouer, de le voir réaliser des arabesques dont lui seul est capable, de le voir conduire le LOSC vers la victoire. Et c'est un Lensois qui le dit ! Ce qui m'impressionne le plus, c'est lorsque tout le stade de Villeneuve d'Ascq se lève comme un seul homme pour l'applaudir, après une belle prestation. J'en ai la chair de poule. Pour un petit Belge, être apprécié à ce point par les Français, c'est quelque chose. J'essaie d'aller le voir jouer chaque fois que c'est possible. Si je serai présent le 29 janvier, dans les tribunes du Stadium Nord, lors du derby Lille-Lens ? J'espère être sur le terrain, ce jour-là ! Ce sera sans doute difficile, mais qui sait ? Affronter Eden sur une même pelouse, dans un match officiel de Ligue 1, ce serait l'un des plus beaux jours de ma vie. Entre Lille et Lens, la rivalité est féroce, mais Eden est d'abord mon frère et je le soutiens. J'admire sa vitesse, sa technique. Ce qui m'énerve chez lui, c'est lorsqu'il fait semblant de défendre ( sic). D'une certaine manière, je comprends les remarques de GeorgesLeekens, mais la manière utilisée pour le dire n'était peut-être pas la plus appropriée. Aux yeux de certains, Eden a pu passer pour un fainéant, ce qu'il n'est pas. Il est exact qu'il préfère jouer que s'entraîner sans ballon, et qu'il privilégie les actions offensives, mais il travaille pour corriger ses carences. Et il y parvient régulièrement. Lors du dernier match contre Saint-Etienne, il a récupéré des ballons dans son camp. Une anecdote ? Cela n'a rien à voir avec le football, plutôt avec la vie de famille. Je me souviens qu'un jour, juste avant de partir en vacances, on jouait dans le jardin, à s'asperger d'eau. La bataille s'est poursuivie à l'intérieur, et le sol était tellement mouillé qu'Eden a glissé, s'abîmant le genou. Cela avait beaucoup énervé Papa. Aujourd'hui, voilà Eden papa à son tour. Certains trouvent que c'est trop tôt et se permettent de juger. C'est précoce par rapport à la moyenne, mais moi, je trouve que 19-20 ans, c'est un bon âge. Eden est déjà très mature, et cette paternité va encore accroître son sens des responsabilités. "Kylian a 15 ans et joue avec les U16 de l'AFC Tubize. " Je voudrais souhaiter un bon anniversaire à Eden. Et lui dire que je l'admire vraiment. Je ne le lui ai pas dit souvent, parce que c'est tellement naturel entre frères, mais qu'il sache que c'est la vérité. Je l'admire pour son talent footballistique, mais aussi pour son comportement dans la vie de tous les jours. Comme sa faculté d'aller vers les gens, de leur parler spontanément, de faire le premier pas. Une faculté que je n'ai pas, je reste plus sur ma réserve. Je regrette qu'Eden et moi ayons finalement passé trop peu de temps ensemble. A 14 ans, il est parti au centre de formation de Lille. J'en avais 10 et il arrivait souvent qu'on ne se voyait qu'une fois par semaine, lorsqu'il rentrait à la maison pour le week-end. Je lui souhaite d'aller le plus haut possible dans le football, et pourquoi pas, de remporter un jour le Ballond'Or. Ce serait la consécration. Il a déjà réussi beaucoup de choses et sa progression n'est pas terminée. Où se situe sa limite ? Au niveau des clubs, j'espère qu'il jouera un jour chez un grand d'Espagne : le Real Madrid ou le FC Barcelone, peu importe. Mais pas tout de suite : seulement à la fin de sa carrière, pour la terminer en beauté. Avant cela, il devra passer par une étape intermédiaire. Un club comme Arsenal, où l'on joue bien au football, lui conviendrait parfaitement. Quand ? Là est toute la question. Je le sens hésitant entre l'idée d'aller voir plus haut et celle de continuer à grandir avec Lille, dont il pourrait devenir la figure emblématique et avec qui il pourrait peut-être jouer la Ligue des Champions la saison prochaine. Il aimerait aussi pouvoir connaître le Grand Stade, jouer dans une enceinte digne des grands clubs plutôt que dans le glacial Villeneuve d'Ascq, mais aura-t-il la patience d'attendre 2012 ? Je pense que ce sera difficile. Ce qui m'énerve chez lui ? Il a parfois tendance à trop vouloir faire le malin. Il sait qu'il est très fort, et parfois on se charrie un peu, mais il ne perd rien pour attendre : dans quelques années, je serai plus fort que lui ! Si je suis sérieux ? Bah... on peut bien rigoler, de temps en temps. Des petites bagarres entre frères, il y en a eu, bien sûr. Je me souviens qu'un jour, Eden m'agaçait à table avec des gamineries. J'étais tellement agacé que j'ai pris un couteau et je le lui ai planté dans le bras. Pas bien fort heureusement, je l'ai juste un peu piqué. Je ne sais pas s'il s'en souvient, mais je m'en excuse. Eden était resté très calme. " Ethan a 7 ans et n'est pas encore affilié à un club. " Pour l'instant, je me contente de jouer dans le jardin. Au début, je n'étais pas très branché sur le foot, mais quand on a un grand frère comme Eden, on est forcément obligé de suivre. Alors, je m'y suis mis. Il m'a donné le goût au football. Je dois reconnaître qu'il est très fort. Ce que je préfère chez lui, c'est lorsqu'il se met à dribbler tous ses opposants. Il n'y a que lui pour faire cela.... " MichaëlMarcou, ancien entraîneur de jeunes du Stade Brainois, a longtemps été voisin des Hazard avant de déménager au nord de Bruxelles. Mais il est resté en contact permanent avec la famille et il lui est même arrivé régulièrement de jouer le baby-sitter. " Je me souviens d'un tournoi de jeunes du Standard auquel Eden a participé, pendant les vacances de Pâques, avec le Stade Brainois. Il a été élu meilleur joueur de l'épreuve deux années d'affilée, alors qu'il y avait près de 3.000 participants. La première année, il avait reçu son prix des mains de RosalieMpenza, la maman de Mbo et d' Emile. L'année suivante, il a dû réaliser un parcours technique, ballon au pied. Il a pulvérisé tous les records, au niveau du temps de parcours. Cette année-là, le Stade Brainois était en demi-finale et j'étais convaincu qu'on allait atteindre une deuxième fois la finale, comme 12 mois plus tôt. Le match s'est joué aux tirs au but. Eden était le dernier à tirer, et s'il marquait, on disputait l'apothéose. Son papa Thierry et moi étions tellement convaincus de sa réussite que nous avions déjà pris notre sac pour nous rendre sur le terrain où était prévue la finale. Alors que nous avions le dos tourné, nous avons entendu un grand Oooh ! Eden avait raté... Cette mésaventure lui est restée longtemps en tête, même si aujourd'hui il l'a complètement oubliée : l'an passé, en quart de finale de la Coupe de la Ligue à Toulouse, il a tenté (et réussi) une Panenka. Lorsqu'il voyait un grand joueur réaliser un geste technique à la télévision, il voulait à tout prix l'imiter et ça prenait le temps qu'il fallait. Il allait dans le jardin avec un ballon et recommençait le geste aussi longtemps qu'il ne l'avait pas réussi. Un soir, un grand match passait à la télévision, mais comme l'heure était tardive, il n'était autorisé à regarder que la première mi-temps. Il s'est efforcé de regarder la deuxième depuis sa chambre, à travers le trou de la serrure, mais lorsque son père a voulu voir s'il dormait, il s'est pris la clinche dans la figure. Eden était en admiration devant tous les grands joueurs, mais celui qui a le plus bercé son enfance était ZinédineZidane. C'est pour cela qu'il a été autant touché lorsque Zizou a déclaré, lors de la remise de son premier trophée d'Espoir de Ligue 1, qu'il le prendrait bien au Real. Le ballon était le seul jouet qui intéressait vraiment Eden. Lorsque je faisais le baby-sitter, tout se passait bien à partir du moment où il y avait un ballon dans le coin. Eden avait parfois du mal à comprendre que le football était un jeu d'extérieur. Les chaises devenaient des cônes, autour desquelles il fallait tourner. Et tout ce qui tombait à terre devenait un ballon : une peluche ou un autre objet, il se mettait à jongler avec. Thorgan, son cadet de deux ans, est assez différent mais il a le même virus. On utilisait même le ballon pour étudier : deux ballons plus trois ballons, cela faisait cinq ballons. C'est de cette manière qu'ils ont appris à calculer. Le ballon était aussi une source de motivation pour les devoirs scolaires : lorsqu'ils étaient réussis, les deux frères étaient autorisés à jouer. Cela marchait toujours. Eden s'est toujours montré très attentionné vis-à-vis de ses petits frères. Avec Thorgan, il n'y a que deux ans de différence. Kylian s'est lui aussi très rapidement orienté vers le football. Ethan, le petit dernier, n'est en revanche pas du tout branché ballon rond. Il s'y met un peu, mais sans plus. Le fait d'avoir constamment veillé sur ses petits frères va sans doute aider Eden à éduquer son propre fils, Yanis. Pour l'instant, il s'en occupe très bien. Eden n'a pas changé. Malgré la dimension médiatique qu'il a prise, il est resté tel que je le connaissais il y a plusieurs années : toujours ouvert, sociable. Sauf qu'il a chassé sa timidité : il y a un an, lorsque des gens l'abordaient pour un autographe, il ne savait pas très bien comment réagir. Aujourd'hui, il gère cela comme un vrai professionnel qu'il est devenu. Les remarques de GeorgesLeekens ? Elles l'ont sans doute touché au départ, mais cela fait déjà partie du passé. Pour tout cela, Eden a une carapace. " En Belgique, Eden Hazard est souvent comparé à EnzoScifo. Ils ont beaucoup de points communs, à commencer par le fait qu'ils ont vu le jour dans le même hôpital à La Louvière. Ils ont aussi été des talents précoces, ont brillé en France et sont tous les deux amoureux du ballon, même si Scifo est davantage distributeur et Hazard davantage attaquant. Enfin, ils ont en commun de ne pas toujours avoir été sur la même longueur d'ondes qu'un certain Leekens, qu'ils ont tous les deux eu comme sélectionneur. Enzo Scifo : " Le conseil que j'aimerais donner à Eden ? De travailler encore et encore, de se remettre sans cesse en question, mais aussi de continuer à prendre du plaisir, car l'entraînement ne doit pas devenir une corvée. A 20 ans, le football n'est plus un jeu mais est un métier. Cela, je crois qu'il l'a déjà compris. Il doit gagner en constance, essayer de maintenir le cap en toutes circonstances, car il doit savoir que lorsqu'une équipe traverse une période de moindre conjoncture, ce sont les joueurs dont on attend le plus qui sont les premiers visés. Il est fini, le temps où on lui pardonnera tout parce qu'il est jeune. Lorsque les critiques surgiront, Eden devra être solide mentalement, afin de pouvoir se ressaisir. Je crois qu'à son âge, j'étais déjà plus discipliné. Au départ, j'ai aussi connu une période où j'avais tendance à vouloir m'appuyer un peu trop sur mon talent. C'est le propre de beaucoup de joueurs qui sont un peu plus doués que les autres. Mais j'ai rapidement compris le message de mes entraîneurs et je me suis mis à travailler comme un fou, même si tout le monde ne s'en est pas toujours rendu compte. Alors, Eden : ne néglige aucun effort. Sache que, parmi tous les joueurs talentueux qui peuplent la planète, c'est le travail qui permet aux grands de devenir des très grands. Eden peut-il encore progresser à Lille ? Sans doute, oui. Ce n'est pas un club de deuxième zone, c'est le champion d'automne en France. Le jour où il aura l'impression d'évoluer avec trop de facilité, où il pourra se permettre de lever le pied tout en restant décisif, il devra aller voir plus haut, quitte à opter pour un club où il ne sera peut-être pas titulaire d'emblée mais où il devra travailler pour le devenir. Ce qui sous-entendra une réelle progression. Doit-on demander à ce type de joueur de défendre ? Peut-être pas totalement, mais il faut au moins en faire un minimum : avoir le réflexe de fournir un effort en perte de balle, de courir cinq ou dix mètres pour se repositionner, car cela aidera l'équipe. Or, un grand joueur n'est important que s'il est utile à l'équipe. C'est vrai qu'Eden est peut-être plus apprécié en France qu'en Belgique, et pas uniquement pour une question de visibilité. Les cultures footballistiques des deux pays sont différentes, et je suis bien placé pour en parler. En France, on apprécie beaucoup les joueurs techniques. Ce n'est pas un hasard si des gens comme ArsèneWenger, AiméJacquet ou GuyRoux ont déjà dit tout le bien qu'ils pensaient d'Eden. En Belgique, on apprécie de plus en plus les joueurs techniques également, mais à un moment donné, on attend aussi d'eux qu'ils courent, qu'ils mouillent leur maillot, comme tout le monde. Or, les joueurs qui possèdent une technique au-dessus de la moyenne sont souvent des hommes un peu à part, des artistes qui procurent du plaisir aux gens grâce à leur créativité. Si un amateur de peinture assistait à un match de football, il comparerait sans doute Eden à PabloPicasso. " Georges Leekens : " D'abord, je tiens à féliciter Eden pour sa paternité. Je lui ai d'ailleurs envoyé un message dès que j'ai appris la nouvelle. Ensuite, ce que j'ai envie de lui dire, c'est que je n'ai pas l'habitude de perdre mon temps avec des joueurs qui n'en valent pas la peine. Donc, si je m'occupe de lui, c'est que j'estime qu'il en vaut la peine. Eden a beaucoup de qualités, beaucoup de talent et il mérite qu'on lui fasse confiance. Mais il a encore besoin d'être guidé. Je ne m'y suis pas pris de la bonne manière ? C'est vous qui le dites. Je constate qu'après la petite mise au point qu'on a eue, il a livré une très bonne prestation en Russie, dans des circonstances difficiles. C'est comme cela que j'aimerais toujours le voir, et dans ce cas-là, il deviendra très important pour l'équipe. Je dis bien pour l'équipe, car chez les Diables Rouges comme en club, l'équipe est toujours plus importante que l'individu. Son coach RudiGarcia a pris sa défense après qu'il se soit assis sur le banc contre l'Autriche et en tribune au Kazakhstan ? Que je sache, je n'ai pas été le premier à le placer sur le banc. En début de saison, Eden n'a pas toujours été titulaire à Lille non plus. Il a traversé une période plus difficile : c'est normal. A 20 ans, il dispose encore d'une marge de progression. Je puis prêt à l'aider à progresser. Après, tout dépendra de lui. Doit-il être soumis au même travail que des joueurs plus besogneux ? Pour moi, oui. Tout le monde est placé sur un pied d'égalité. Croyez-vous qu'à Barcelone, XaviHernandez, AndrésIniesta et LionelMessi ne travaillent pas ? Je ne demande pas à Eden de tacler. Toutefois, dans le football moderne, le jeu sans ballon est au moins aussi important que le jeu avec ballon. C'est dans ce domaine-là qu'il doit progresser. Il doit aussi devenir plus efficace. Il a l'impression qu'on le considère comme un fainéant ? Si je ne me trompe pas, c'est lui-même qui a déclaré qu'il préférait jouer que s'entraîner. Quand je demande qu'on sprinte, même sans ballon, il doit le faire à 100 %. Pas à 50 %. Alors, oui : Eden peut réussir une belle carrière. Le ballon est dans son camp. "Français comme son nom ne l'indique pas, Jean- MichelVanDamme fut jadis l'adjoint de GeorgesHeylens comme entraîneur du LOSC, avant de devenir le directeur du centre de formation. Aujourd'hui, ses prérogatives ont été étendues : il s'occupe aussi du noyau pro et est un peu considéré comme le bras droit du président MichelSeydoux. Il a connu Eden à son arrivée à Lille à 14 ans : " Le staff de recruteurs dont j'avais la responsabilité m'avait fait part d'un grand talent, et m'ont demandé de jeter un coup d'£il. Des gamins extrêmement doués avec un ballon au pied, j'en avais déjà croisé des masses. Mais un gamin qui avait en plus une telle force mentale, c'était rare, pour ne pas dire exceptionnel. Eden avait aussi une capacité d'analyse au-dessus de la moyenne. J'ai rencontré ses parents, avec la promesse de lui offrir un contrat lorsqu'il aurait l'âge requis. Pendant un an, il a vécu seul au collège, à l'écart des autres joueurs du centre de formation, qu'il a intégré par la suite. Eden était encore un garçon très frêle, à 14 ans. Aujourd'hui, il est devenu très costaud, physiquement et musculairement. Cela signifie qu'il a bossé, bossé, bossé. Certes, il n'a jamais été un fana du travail. Les courses autour du terrain, cela n'a jamais été son truc. Mais il n'a pas eu le choix : à l'entraînement, à Lille, on travaille pour atteindre des objectifs. Et lorsqu'on ne les atteint pas, on recommence. Donc, Eden a souvent dû recommencer. C'est un garçon qu'il faut savoir écouter, qui a une vision de la vie et avec qui il faut communiquer. Parfois, il a eu besoin d'un bon coup de pied au c... Mais aujourd'hui, il est adulte et même père de famille, cela va encore plus le responsabiliser. Footballistiquement, ce qu'il sait déjà faire pour un garçon de son âge est impressionnant. Il y a longtemps qu'on n'avait plus vu un footballeur d'une telle qualité en France. Parmi les joueurs capables de faire la différence en Ligue 1, il y a actuellement LisandroLopez et lui. Peut-il être élu Joueur de l'Année après avoir été à deux reprises Espoir de l'Année ? Selon moi, c'est encore trop tôt. Il doit encore progresser dans certains domaines, dont la régularité. S'il reste en France, il le deviendra. Mais restera-t-il ? Je crains que la Ligue 1 ne devienne trop petite pour lui. " PAR DANIEL DEVOS" Dans le foot moderne, le jeu sans ballon est au moins aussi important que le jeu avec ballon. C'est dans ce domaine-là qu'il doit progresser. "(Georges Leekens)" Je crains que la Ligue 1 ne devienne trop petite pour lui. "(Van Damme, directeur du centre de formation de Lille)